FONTAINE ET TOMBEAU DES SULTANS A EYOUB. CL. SEBAH ET JOAILLIER
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bonbons à grignoter, aux grésillements de la friture où cuisent des poissons en se recroquevillant, au cliquetis des vendeurs d'eau faisant tinter leurs verres et sonner leurs sonnettes, répond, par les gazouillements de ses oiseaux et le bruissement de ses feuilles, le jardin des morts, qui ne sont pas tristes, ainsi associés encore au mouvement de leurs successeurs terrestres. Des grilles ouvragées, aux fers forgés et dorés, s'ouvrent, à travers un mur, sur une poussée exubérante d'herbes fleuries et d'arbres désordonnés qu'entretient et féconde la sève des disparus. Les monuments aux toits de bois surplombants sont étincelants de blancheur et de lumière. L'or, qui y dessine des arabesques, contribue à leur donner ua air d'élégance coquette, à évoquer l'idée de notre xviii« siècle. Nous avons là des turqueries de Lancret ou de Liotard, des pantomimes de Watteau, surtout des frottis légers de Fragonard, avec leurs larges masses d'arbres si voluptueuses, si complaisamment inclinées sur l'amour et les jeux des vivants, sur la mélancolie souriante des départs.
En Orient, le mot cimetière, que l'on rencontrera souvent dans ces pages, prend une sonorité toute différente de celle qu'il a pour nous. Ce n'est plus, aux limites de la ville, à l'écart, le lieu douloureux où les longues pluies d'hiver tombent sur les pierres envahies de mousse, où la bise de janvier glace le cœur; c'est le beau parc, dont les ombres lumineuses ne font que mieux ressortir la joyeuse clarté du soleil toujours présent. Chez nous, aux terreurs de la danse macabre, on n'a trouvé, pour réponse, que le bas épicuréisme de la Renaissance, où l'on semblait avoir besoin d'ivresse pour oublier.
A Orcagna ne répondent que les gros rires bedonnants de Pantagruel ou de Falstaff. La jouissance même de la vie prend des airs de protestation, de réaction, de défi. La volupté n'est pas un abandon, mais un combat. La sensualité la plus exaspérée aime à se compliquer par une affre de péché. La débauche s'associe à une terreur angoissée de ce qui doit en faire le terme. Nous nous reconnaissons plus ou moins dans les raffinements malsains de tel ou tel styliste, cherchant frénétiquement à se fuir lui-même, à fuir l'approche de la déchéance et de la vieillesse sous les fards, les déguisements, les masques, au moyen desquels il espère ne plus reconnaître dans les miroirs la transparence croissante du squelette à travers sa peau ridée. En Orient, on vit et l'on meurt bien plus naturellement, sans tant se débattre contre le destin et sans transformer les jours terrestres en convulsions d'une lente agonie. Pour les Grecs, la mort était une envolée dans la flamme ; pour les Hindous, c'est un départ ailé dans le ventre des vautours sacrés : pour les musulmans, c'est un passage dans le jardin délicieux, peuplé des houris de Mohamed. Là où repose le corps, il ne reste qu'un souvenir. Et ce souvenir est plus vivant ailleurs, dépouillé des images funèbres, par lesquelles nous nous plaisons à l'enlaidir. Chaque cimetière turc est un prétexte à superbes arbres, à grandes herbes folles, à fontaines, à kiosques couronnés d'auvents, à grillages de bronze orfèvre ou de fer forgé...
Et, dans ces rues où la mort et la vie font si bon ménage, on peut regarder sans se lasser le grouillement pittoresque des costumes, les échappées par une porte ouverte sur quelque cour de
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mosquée où picorent les pigeons. Sur toute la longueur, si l'on est venu un vendredi, jour de pèlerinage et de fête, ce sont des boutiques en plein vent, dont chacune est disposée à souhait pour « former motif ». Là, sur une haute estrade (pourquoi, si ce n'est parce que cela fait bien?...) dans l'intérieur même du logis obscur, sont des marchands de fromage. Les restaurateurs ont de hautes broches verticales couvertes de viandes qui tournent devant le feu à la devanture. Des reflets luisent sur des pots de faïence bariolés, sur des jouets d'enfant rudimentaires, peinturlurés, pour le goût des Orientaux, des couleurs les plus voyantes. Entre les Turcs à turban et les jolis enfants aux yeux noirs habillés d'orange ou de rose, passent des marchands de raki, qui constamment font tinter leurs verres, des aveugles menés par des fillettes roses ou jaunes qui tendent leur main racornie, des vendeurs de bonbons ou de pistaches avec leur marchandise sur une petite table qu'ils portent devant eux par des bretelles, des femmes turques enveloppées d'un voile blanc, chaussées de pantoufles et couvertes de l'inévitable ombrelle, des négresses bronzées, des mendiants aux invraisemblables loques...
La Grande Mosquée d'Eyoub a longtemps été considérée comme trop sainte pour que les chiens de chrétiens pussent être autorisés à y pénétrer. Elle fut construite par Mohammed le Conquérant en l'honneur du porte-étendard du Prophète, Eyoub, tué pendant un siège de Constantinople par les Arabes et dont le tombeau fut retrouvé là, grâce à une vision. On y conserve l'épée du Prophète que doit ceindre le Sultan à son avènement.
Du dehors, c'est un monument de marbre blanc couvert de coupoles que précède une cour avec de grands cyprès et un énorme platane, où l'on peut jeter un coup d'oeil en passant. Plus loin, sont les turbés, les chapelles funéraires des grands dignitaires, des Cheik-oul-Islam. bordant des sortes de rues pavées, aux murs blancs qu'égayent partout la verdure et les fleurs (V. pi. 15 et 16). La plus jolie, qui se dirige droit vers la colline boisée et qui a pour fond toute cette verdure, est bordée de murailles en marbre blanc percées d'ouvertures cintrées et grillagées formant une série d'arcades avec des chapelles en saillie, dont les degrés et les balustrades de marbre, les belles grilles artistement ouvrées, les panneaux décorés d'écritures arabes, les toits en auvent et les coupoles d'une plantation élégante, ofïrent de jolis contrastes d'ombres portées et de clartés.
Montant plus haut, on arrive dans le grand cimetière, qui domine, sur sa rive occidentale, tout le fond de la Corne d"Or dans la direction des Eaux Douces d'Europe (V. pi. 17). Les morts sont si bien ici qu'on leur envierait leur demeure; et j'ai passé des heures bien douces, assis là sous les cyprès, parmi les pierres penchées en tous sens, peintes et ourlées de dessins ou de lettres d'or, un album sur les genoux, à regarder, à essayer de rendre et de fixer les aspects de Constantinople lointaine, de la Grande Muraille, toute rose d'ici dans la verdure claire avec les tons des premiers Corot d'Italie. Les fortes valeurs des cyprès s'enlèvent en sombre sur des fonds clairs, vaporeux, indiqués de quelques coups de pinceau dans la lumière; et, aux premiers plans, c'est la plus amusante variété de marbres
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penchés en tous sens, assez dégradés pour donner des jeux d'ombre, assez colorés pour fournir la matière de quelques notes bleues, vert pâle ou jaune d'or, mais sans violence et sans heurt, le tout harmonisé dans cette jolie gamme de tons que prennent les choses usées, patinées par le temps, affranchies de la raideur trop neuve qu'elles ont au sortir du ciseau humain...
A Eyoub, on ne manque généralement pas daller voir la cérémonie des derviches tourneurs de Bakarié, à moins qu'on n'ait déjà assisté, dans un cadre moins propice, à la cérémonie semblable des derviches de Péra. Ici, le décor est fort joli. Les fenêtres ouvertes de la salle laissent voir l'eau de la Corne d'Or qui clapote sous une légère brise et les caïques qui glissent silencieusement vers les Eaux Douces. Tandis que chante la musique légère des fifres et des tambourins sur un rythme de galoubet, tandis que tournent élégamment les derviches aux longues robes, aux bonnets persans, il y a, dans ce mouvement muet du dehors, dans cette fuite des barques ensoleillées qui traversent un moment le cadre de la fenêtre, un effet de décor artificiel, une impression de théâtre, qui complètent bien le dépaysement causé par le contact de ces âmes asiatiques, dans une de leurs manifestations les plus particulières, les plus étrangères à nos âmes occidentales : l'adoration de Dieu par la danse, la recherche mystique du bonheur dans l'évanouissement de la personnalité, dans le vertige.
Les derviches tourneurs ont été jadis merveilleusement décrits par Théophile Gautier; et l'on n'oserait pas en recommencer la description après lui. Je donnerai seulement ici quelques notes ra-
pides. Mais ce qu'il faudrait, pour rendre le caractère gracieux et doucement poétique de la scène, ce serait une jolie musique provençale de fifres et de tambourins jouant un continuel mouvement de danse, avec des cadences et des accents marqués faisant alterner les instruments graves et les instruments clairs, tandis que, les bras en croix, sur le parquet bien ciré, dans la coquette salle ronde, les derviches tournent sur eux-mêmes avec un sourire extatique...
D'abord deux entrées de derviches. L'un après l'autre, ils arrivent et, sur un pas de maître à danser, saluent le mihrab; ils ont tous des robes de couleurs différentes, des bonnets persans aux tons jaunes et les pieds nus.
Leur salut fait, ils vont s'accroupir sur un rang dans un coin de la salle; tout autour, il y a une large galerie où la foule est entassée. Le chef est assis devant le mihrab, l'air ennuyé et mauvais, face à tous les autres derviches, et, au-dessus, dans une tribune, on chante, on joue du fifre, puis du tambourin. Les derviches se mettent en marche tout autour de la salle en mesure. Chaque fois que l'un d'eux arrive devant le mihrab, il fait un demitour, salue le chef gravement, les bras ramenés avec le manteau sur la poitrine, tourne de nouveau et continue. Cette cérémonie, qui se passe sur un petit air grêle de flageolet, rythmé par des coups plus sonores de gong, avec de brusques passages d'un octave à l'autre, est absolument comique. On dirait un pas de ballet du Bourgeois gentilhomme et le fait est qu'avec leur haut bonnet et leur grande robe, ces derviches, qui exécutent de si profonds saluts, ressemblent assez à des médecins
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Tempo rubafo
en prefi8ant
QDELQLES PHRASES MUSICALVS DES DERVICHES TOURNEURS.
de Molière ju à des mamamouchis. Comme toujours, au début d'une cérémonie religieuse à laquelle on ne s'associe pas par une communauté de piété, on commence par être frappé du côté étrange ou même risible qu'elle présente. Un, deux, trois, cinq tours semblables, et il y a bien une vingtaine de derviches, cela fait au moins cent saluts...
Ils retirent alors leur pelisse et apparaissent en blanc ; le tambourin joue toujours. Ils font le tour de la salle ; en arrivant devant le mihrab, chacun d'eux se met à tourner sur lai-même en suivant le rythme de la danse, tandis qu'un supérieur, errant au milieu d'eux, semble exercer sa surveillance.
Bientôt tous tournent à la fois, pas très vite, d'un mouvement ordinaire de valse, quelques-uns les bras en croix, d'autres les bras levé? au-dessus de la tête. La musique est gracieuse; ils valsent avec élégance sans se rencontrer jamais, quelques minutes, puis font le tour de la salle à la file pour reprendre haleine; et, arrivés devant le mihrab, recommencent à tourner... Comme les derviches hurleurs de Scutari, que nous visiterons plus tard, ceux-là cherchent Dieu dans le vertige...
Has-keui et 1 Ok-Meidan. — D'Eyoub, une jolie traversée en caïque sur la Corne d'Or mène à Has-keui. Là c'est une impression originale. On tombe dans un quartier juif; et, comme les Juifs de Salonique, comme beaucoup des Juifs de Turquie, ce sont ici des Juifs espagnols, rattachés par un lien plus ou moins direct à des ancêtres chassés d'Espagne par Philippe II. Il en résulte que, dans les rues, on entend, de tous côtés, la langue du Cid et de Cervantes débitée par des individus au nez crochu, au sourire insinuant, au geste peureux, par
Lft Turquie que l'on voit.
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de grosses femmes sans âge, ou par de ravissants enfants habillés de longues robes rouges ou oranges comme de petits mages. Ce ne sont que rues étroites, à maisons de bois, où, quand la richesse existe, elle se dissimule.
Au-dessus est le plateau de l'Ok-Meidan, avec ses colonnes blanches indiquant les points qu'ont atteints jadis les flèches des sultans s'exerçant à tirer à l'arc et celles des plus fameux archers. Sur l'herbe rare et jaune poussent de grands pins noirs aux formes solidement dessinées et carrées, entre lesquels on aperçoit au loin, sur le ciel déjà rose, les coupoles et les minarets de Stamboul. Des bandes de chameaux broutent entre les pierres tombées des cimetières (V. pi. 18). La première fois que j'y suis venu, quelques enfants juifs s'étaient groupés autour de moi, prenant des attitudes pour que je fisse leurs portraits. Et ces attitudes étaient, comme il arrive si souvent aux Orientaux, comme c'est surtout le cas ordinaire pour les enfants aux mouvements souples, aux grâces de jeunes animaux robustes, très noblement élégantes. Ils étaient charmants, ces jeunes garçons, éclairés par le soleil du soir sur ce décor de féerie que terminaient les profils de Stamboul aux coupoles flanquées de minarets, avec leur robe de dessous rose recouverte d'une sorte de dalmatique rouge et la note également rouge de leur fez. Ils parlaient avec la même facilité le français, l'espagnol, le grec, le turc et ils avaient sept à huit ans.
De l'Ok*Meidan le retour en caïque à Péra est délicieux, comme une promenade sur le grand Canal ou sur la Giudecca. C'est un canal un peu plus large seulement et plus abandonné à la na-
ture, où les deux rives, au lieu des palais de briques aux fenêtres de dentelle, portent des champs déserts, des cyprès et des échafaudages de maisons basses aux toits de tuiles. Le soir, on y voit le soleil descendre tout jaune au fond de la Corne d'Or et les barques qui passent sur l'eau sont noires, comme dans le décor pareillement orienté de la Giudecca, tandis que le soleil, avant de disparaître, illumine un ciel d'or pareil à la coupole d'une mosaïque byzantine... On glisse ainsi doucement en se rapprochant du port, où, peu à peu, l'on est entouré par le mouvement d'autres barques de plus en plus nombreuses, animant ce grand lac qu'encadrent les collines aux maisons blanches, brunes et roses.
Mais l'on peut aussi profiter de l'occasion pour aller voir l'ancien quartier des Arméniens, partie de Constantinople qu'il est le plus nécessaire de visiter après avoir lu les poétiques digressions de Loti sur la bonhomie aimable des Turcs, si chers au non moins aimable Kaiser Wilhelm. On voit là une ville entière dont toute la population a été massacrée ou déportée comme au temps d'Alaric ou de Gengiskan : une ville en ruines, dans laquelle il ne reste plus personne que des Juifs venus prendre possession à vil prix des maisons désertes.
Relisons ici les récits d'un témoin. Ce n'est pas inutile pour pouvoir répondre aux turcophiles, qui, par haine de la croix, regrettent l'attitude si nette prise par la politique française en 1912 contre le Croissant. Il s'agit d'événements qui se sont passés, non il y a plusieurs siècles, mais le 26 août 1896 et celui qui les raconte est un officier français embarqué à bord du Sidon.
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« ... Les Turcs massacraient tous les Arméniens qui se trouvaient sur leur passage. A la hauteur du pont de Stamboul, il y avait une foule énorme, et les soldats qui circulaient m'empêchèrent d'approcher. Des Turcs, armés de matraques énormes en bois de hêtre, parcouraient des groupes en tous sens. Tout à coup je vis un rassemblement se produire près du poste, à l'entrée du pont, et aussitôt se lever les bâtons. Ce furent alors des cris de terreur, d'épouvante et d'angoisse. Un pauvre diable tombe assommé. J'en vois traîner un autre, tout couvert de sang et auquel, au passage, chacun donne un coup de talon sur la tête. Et, tandis que les scènes de ce genre se multiplient, la troupe est immobile, baïonnette au canon. Elle semble indifférente à ce qui se passe. Les officiers de police ne s'occupent même pas de ce qui vient d'arriver. Cependant, aux coups sourds des matraques, est venu s'ajouter le bruit d'une fusillade ininterrompue.
« Je rentre à bord où tout le monde est consigné. Quelques personnes afîolées sont venues y demander asile. De la dunette où nous sommes rassemblés, mes camarades et moi, nous pouvons suivre les péripéties de la tuerie. Dans une petite ruelle de Galata, nous voyons, descendant d'une masure en planches, quelques hommes, une femme et un enfant. A leur costume, je les reconnais pour des Arméniens... Tous disparaissent dans la foule... Sur leur passage, une bagarre se produit, un homme parvient à se dégager et s'échappe en courant du côté du bord. Il a sans doute l'idée de se réfugier à l'abri du pavillon français. Mais les Turcs le poursuivent avec acharnement, et il n'a
pas fait vingt pas qu'il reçoit des coups de matraque. Le mallieureux néanmoins ne tombe que quelques pas plus loin, à une vingtaine de mètres du bord! Les Turcs alors s'acharnent sur lui, la tête est littéralement brisée, et le sang coule sur les plaies béantes. Puis les Turcs qui passent frappent le cadavre à coups de talons de botte... »
Il faut vraiment avoir de la compassion de reste pour s'apitoyer sur le peuple dont le Gouvernement a organisé sciemment, ouvertement, ces horreurs. Les massacres de Chio qui soulevèrent d'indignation toute l'Europe pensante de 1824, sont déjà bien vieux. Les massacres d'Arménie, en 1896, se sont passés bien loin de nous. Mais il s'agit là d'un événement contemporain, qui a eu lieu sous les yeux de toute une population européenne plus inquiète qu'étonnée : ces choses-là rentrant dans la catégorie' de celles auxquelles il était logique de s'attendre sous le sultan rouge. Ne connaîtrait-on rien de cette histoire qu'on éprouverait encore une singulière impression en se promenant, dix ans après le crime, dans cette ville systématiquement dévastée, parmi ces ruines aux portes enfoncées, aux fenêtres brisées, parmi ces déserts où parfois tout a été rasé jusqu'aux fondations, et sur lesquels personne n'a osé reconstruire encore.
Le Bosphore et les environs de Constantinoplk ScuTARi — Les Iles des Princes, etc.
C'est dans les courses en mer sur le Bosphore et sur la Corne d'Or qu'on apprécie peut-être le mieux le régal offert aux yeux par Constantinople, de même que, pour connaître et aimer Venise, il faut
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CHAMEAUX DAXS LE CIMETIFIUC DE L OK-MEIDAN. CL, L. DE LAUNAV.