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A New-York, à la suite des vaccinations en grande série entreprises par Park, la mortalité par diphtérie tombe de 21 pour 400.000 en 1915-1919 à 14.5 en 1920-1923, alors qu’à côté, à Fall Rivers, elle se maintient à 28.
Enfin il y a quelques observations de diphtérie chez les vaccinés (Park, Rohmer, Meyer) : il s’agit toujours de cas benins, pour lesquels on peut se passer de sérothérapie malgré la forte virulence du bacille et des contaminations massives.
Pourtant nous ne devons pas quitter la vaccination antidiphtérique par les mélanges T.A. sans signaler qu'ils ont donné lieu à plusieurs accidents graves : à Dallas, 40 réactions graves et 5 décès par myocardite, à Boston, 42 réactions graves sur 54 enfants vaccinés.
On a invoqué des vaccins mal préparés, ou encore des vaccins dissociés à la longue. Cependant les auteurs américains, Park, Bauzhaît et Granwald, Kirkbride et Dow n'ont jamais vu augmenter la toxicité du mélange T.A. sous aucune influence. En revanche, Ramon a montré la possibilité de dissocier dans certaines conditions le complexe T.A. par l’action de l'acide acétique et de la chaleur, et de neutraliser la toxine en récupérant l’antitoxine.
Néanmoins ces insuccès dangereux ont rappelé l’attention sur les mélanges surneutralisés, dont Opitz, puis Lœwenstein avaient montré le pouvoir immunisants chez les animaux.
Kassowitz, puis Bieber, avec seulement 0 ce. 2 du mélange de Lœwvenstein obtient la négativation de 92 % des réactions de Schick positives. Les vaccins se
montrent atoxiques, inoffensifs, très stables, mais ils donnent une immunisation très lente.
En 1922, Renault et P.-P. Lévy emploient un mélange de toxine et d'antitoxine formé de 1 centimètre cube de toxine diluée contenant 50 unités toxiques et de 0 cc. 5 de sérum dilué à 50 unités antitoxiques. Ils injectent trois fois cette dose, de huit jours en huit jours, en ayant soin de faire le mélange extemporanément. Les injections peuvent déterminer de l'élévation de température, parfois des nausées et des vomissements, mais pas de réaction locale.
L'examen des sujets montre que pendant quinze jours grâce à l’action du sérum il y a une immunisation passive, qui disparait ensuite, puis l’immunisation active se rencontre du deuxième au quatrième mois dans la moitié des cas, du quatrième au sixième dans 90 % des cas.
Cette méthode est sans danger, sûre, mais lente et compliquée.