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breux élèves sont tout à fait concluantes quant à la possibilité de la vaccination antidiphtérique, et les résultats aussi satisfaisants que ceux obtenus un peu plus tard en Amérique, et que nous allons maintenant étudier plus en détail.
La première caractéristique des expériences des auteurs américains Park et Zingher est l'emploi constant de la réaction de Schick pour séparer les sujets réceptifs à la diphtérie des réfractaires et pour contrôler les résultats. En effet, le Schick, lorsqu'il est négatif décèle 1/30 d'unité antitoxique par centimètre cube, alors que l’expérience de Behring lui avait montré que 1/100 suffisait pour créer l’immunité.
D'autre part Park et Zingher reconnurent que {a fausse réaction de Schick, réaction précoce, est un signe d’immunisation acquise suffisante. Ces auteurs employèrent d’abord un vaccin hypo-neutralisé, constitué par une toxine très forte stabilisée par un séjour de six mois dans la glacière, diluée de façon que 1 centimètre cube — 3 L +,L + étant la dose qui tue en quatre ou cinq jonrs le cobaye de 250 grammes, et additionnée de 85 % d'unités antitoxiques. Depuis 1924, Zingher
Jo Par centi-
mètre cube, et les résultats sont toujours excellents.
emploie un mélange ne contenant que
Le vaccin ci-dessus est employé à raison de 5 injections de 1 centimètre cube, pratiquées à une semaine d'intervalle. Il y a un peu de rougeur et de tension douloureuse au point d'inoculation, et cette réaction, peu prononcée chez les jeunes est très vive chez les sujets à fausse réaction de Schick et encore plus chez ceux qui
ont présenté un faux Schick puis un vrai. Dans les cas
D (Je
les plus accentués, il y a une poussée fébrile fugace, et exceptionnellement un état de collapsus passager. Enfin, comme on n’injecte que 4/200 de centimètre cube d'anitoxine il n’y a pas à craindre d’anaphylaxie.
La vaccination ne doit d’ailleurs pas être appliquée indistinctement. Park, Zingher, Rohmer, par titrage sur le cobaye, montrent que les nourrissons sont de mauvais producteurs d’antitoxine. Il ne convient pas de les vacciner.
Chez l’enfant de 6 mois à 2 ans, le {Schick est positif dans plus de 80 % des cas : il faut vacciner.
Après 6 ans, la proportion des Schick positifs est de plus en plus faible : on ne vaccinera donc que ceux-ci.
Y a-t-il des contre-indications tirées de l'état du sujet ?
Park et Zingher ne le pensent pas. Pourtant Behring et Rohmer croient devoir éliminer les lymphatiques, les scrofuleux, les tuberculeux, les albuminuriques.
Les résultats pratiques de la vaccination sont d'autant plus intéressants qu’ils ont porté sur un grand nombre de cas : Park et Zingher ont vacciné 52.000 écoliers à New-York, Shrœder 50.000 à Brooklyn en 1920 et qu'ils ont été controlés par de nombreux savants.
O’Brien, Eagleton, Okell, Baxter en Angleterre, Henseval en Belgique, Gürter et en Bokkel Huininck en Hollande, Rohmer, Zillhardt et Lévy en France.
Tous les résultats sont identiques : l’antitoxine du sérum ne commence à augmenter que cinq à dix jours après la première injection. Elle est maximum après un mois si l’on ne fait qu’une seule piqüre.
Si l'on répète les injections sous le contrôle du Schick, comme Park, on trouve :
ON Le
Après 4 injection, 80 % de sujets immunisés.
Après 2 injections, 90 %.
Après 3 injections, 95 %.
Les résultats se maintiennent après six mois (Maus), sept mois (Byard, 96 %), un an (Henseval, 94 %), deux ans (Schræder, 92 %), cinq ans (Schræder). C'est peine si Park a vu réapparaitre 1,5 % de Schick positifs.
Pourtant il faut noter, que, si le Schick devient négatif et le reste solidement, l’examen par la méthode de Rômer montre que l’antitoxine disparaît rapidement : Gürter et T. B. Huinink n’en ont presque jamais retrouvé après un an chez les adultes, ni Rohmer et Lévy chez les nourrissons sauf toutefois chez Les sujets porteurs de germes.
On peut admettre avec Rohmer la distinction d’une immunité humorale liée à la présence d'antitoxine dans le sang, de courte durée, et d’une immunité tissulaire ou cellulaire caractérisée par la faculté de réagir à l'apparition d'anticorps par une production intense d’antitoxine : en effet (Gürter et T. B.Huinink) il suffit d’une nouvelle injection chez un vacciné pour que deux jours après on trouve un fort pouvoir antitoxique dans le sérum. C’est là ce que M. Zœæller devait appeler plus, tard la réactivité acquise.
Au point de vue pratique, les quelques exemples suivants vont démontrer la grande efficacité de la: vaccination :
Bieberrevoiten 1919 1.157 enfants vaccinés en 1913 par Behring, dans une région où la diphtérie est épidémique :
633 sont complètement immunisés, 269 incomplètement et 255 douteux ; 4, 6 % seulement ont eu la diphtérie, au lieu de 15 % chez les non vaccinés.