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CHAPITRE PREMIER

Les recherches de iaboratoire.

Les premiers chercheurs qui expérimentèrent sur le bacille de Klebs Lœffler remarquèrent que, malgré la sensibilité extrême de l'espèce à la toxine certains cobayes résistaient à l'injection pratiquée pour le titrage de la valeur des toxines et devenaient immuns.

Le même phénomène se reproduisait aussi en clinique, ou la diphtérie immunise la plupart des sujets contre une récidive.

Aussi, tandis que la sérothérapie antidiphtérique poursuivait sa carrière glorieuse, de nombreux savants cherchaient à donner à l’homme une immunité qui, pour ne pas être d'emprunt, n’en serait que plus solide.

Un premier fait important à établir est l’inutilité des vaccins microbiens. Une seule expérience s'élève contre ce fait bien établi, celle de Petruschky, lequel en 1912 vaccina une dizaine de personnes avec des bacilles diphtériques tués, et n’en vit aucune contracter la diphtérie. L'absence de démonstration de la réceptivité des sujets et de tout renseignement sur les variations du pouvoir antitoxique du sérum, le peu d’étendue et de durée de cette épreuve nous dispensent d'en tenir compte, en présence des contre-épreuves suivantes :

En 1915, Park et Zingher pratiquent, au même moment et dans le même milieu, 2 séries de vaccinations :

Six mille par le mélange toxine-antitoxine : aucun sujet ne contracte la diphtèrie :

Deux cent dix par des vaccins microbiens tués : 18 diphtéries, 30 porteurs de germes.

En 1925, Pico injecte des vaccins bactériens à des lapins : aucun ne présente par la suite le moindre pouvoir antitoxique dans son sérum.

L'homme est susceptible de se créer une immunité active contre la diphtérie sans conctracter la maladie.

Une expérience de Dzerygowsky, réalisée en 1902 le montre : il se fit de nombreuses inoculations de très petites doses de toxine et put constater l’apparition d'un pouvoir antitoxique dans son sérum.

Mais cette méthode extrêmement intéressante par les espoirs qu’elle autorisait, n’avait aucune portée pratique, en raison de la lenteur d’action à laquelle obligeait l’extrème toxicité de la toxine diphtérique.

Cette toxicité n’est pourtant pas irréductible. Presque dès le début de la sérothérapie, on avait été frappé par la mortalité élevée du cheptel employé à la préparation du vaccin et on avait cherché à la réduire en traitant la toxine employée de diverses façons : addition de Lugol (Bebring, 1892), chauffage ou même (Babès, 1895) addition d’antitoxine : c'est cette dernière méthode qui devait triompher en 1905 entre les mains de Park.

Cette réussite provoque un vif intérêt, En 1908, Théobald Smith répète cette expérience avec succès chez le cobaye, animal très sensible à la toxine diphtérique, et ayant constaté l'apparition d’un fort pouvoir antitoxique dans son sérum croit pouvoir conseiller l’essai chez l’homme de ce vaccin.

Il ressort d’ailleurs de ces travaux un fait intéressant

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