‹ La Vaccination Contre Le Typhus Exanthématique: Par la Méthode de P. Durand et P. Giroud (Développement des Rickettsies dans le Poumon du Lapin)Chapitre 25 sur 55 · D) LE TEST DE SÉRO-PROTECTION CUTANÉE | LOCALE, DE P. GIROUD · texte numérisé non relu

D) LE TEST DE SÉRO-PROTECTION CUTANÉE | LOCALE, DE P. GIROUD

P. Giroud (1938) ayant constaté la possibilité de dosage des virus typhiques dans la peau, a pro- ‘posé ‘d'apprécier par cette méthode Je pouvoir virulicide d’un sérum de convalescent ou de sujet im-

..munisé, P. Giroud estine en'effet (go) que les anti- :c6nps des fièvres'exanthématiques sont mal décelés -ipar ‘la réaétiôn de Weil:Félix, trop peu - spécifique ; que. :la : méthote de. séro-protection g générale du €obaye: est. décevante. en raison de sa variabilité et du $ grand. nombre. d! antmaux, qu ‘elle : né icessite ; “enfin, ‘que:les méthodes de recherche des anticorps. par l'in-

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dex opsonique et la fixation du complément sont infidèles et difficiles à pratiquer (gr).

L’exactitude et la précision du test de P. Giroud ont été confirmées ensuite par M. Baltazard et par Paul Durand.

On utilise le cobaye à poil blane, ou mieux le lapin à poil foncé non entrecroisé, à derme épais, à peau uniorme. Il faut un animal neuf, épilé à la main plusieurs jours avant, ou qui vient d'être tondu à la tondeuse électrique (92).

| Le matériel virulent employé est soit la vaginale d’un .cobaye infecté de virus contenant des Rickettsies, prélevée au 6° jour de l'infection par passage

“vaginale-péritoine et finement broyée, soit des membranes d'œuf infecté, soit mieux encore le broyat de poumon de souris ou de lapin, infectés

par voie respiratoire et sacrifiés hypothermiques.

Les injections-se font intradermiques à la dose de 1/10 ec. chez le cobaye ou de 2/10 cc. chez le Japin, et sont pratiquées à la région paravertébrale ou au flanc, assez distantes les unes des autres. D’un côté on injecte une-émulsion à taux variable de poumon-en sérum équin ou humain normal dilué à 1/5 dans de l’eau physiologique, de façon à pouvoir apprécier la quantité de poumon de souris nécessaire pour déterminer une réaction d'importance moyenne. De l’autre côté, on injecte une émulsion à taux variable de poumon dans une quantité fixe du sérum à étudier. DA PRE

La lecture de la réaction doit être faite du 4° au

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7° jour ; selon la quantité de Rickettsies employée

et le pouvoir neutralisant du sérum, elle est totale- . ment ou partiellement empêchée. P. Giroud a révélé

par sa technique la présence d'anticorps du virus historique pendant la crise ; et jusqu'à 23 ans après

chez un malade gravement atteint. Dans le typhus

murin, il a de même décelé leur présence depuis le

9° jour de l'infection et jusqu’à 4 ans après, et de

même chez des convalescents de fièvre boutonneuse.

Il a pu de même les mettre en évidence à la suite

d'un typhus murin bénin, et chez une aide de labo-

ratoire qui avait dù présenter une maladie inappa-

rente, étant en contact permanent avec le virus de-

puis plus de 8 ans, sans avoir jamais présenté de” signe clinique de maladie.

Ce test de séro-protection cutanée, si sensible et précis, a été pratiqué avec le sérum de 12 sujets vaccinés 59 ou 80 jours auparavant par 3 injections à une semaine d'intervalle, correspondant respectivement à 7/100, 12/100 et 18/100 de poumon de souris. Chez 11 de ces sujets, le test de séro-protection cutanée montre la neutralisation totale ou subtotale du virus. Vis-à-vis du virus murin, le sérum des vaccinés par l'antigène virus-historique tué donne des résultats moins nets.

P. Giroud (1938) (93) a cherché à expliquer pourquoi chez l’un des r2 sujets vaccinés, la réaction du lapin à l'injection du mélange virus-sérum était plus intense que celle produite par l'injection témoin, celle réaction paradoxale ayant été aussi

ra

observée chez les sujets vaccinés par des suspensions de Rickettsies phéniquées (vaccin de Weigl). Il pense que celle-ci pourrait être due à la persistance de l’antigène dans le sérum, persistance qui permettrait de supposer que l’immunité conférée par un antigène

tué s'apparente au phénomène de prémunition. Cette

réaction paradoxale s’expliquerait encore par une sensibilisation passive, comparable à la sensibilité locale obtenue par injection à un sujet normal du sérum de sujets hÿpersensibilisés aux protéines.

L'injection d’antigène tué produirait donc tantôt des substances neutralisantes, tantôt au contraire des substances sensibilisantes, ou bien entraînerait la persistance d’un reliquat d’antigène.

Nous venons d'étudier ici les bases expérimentales de la vaccination contre lés fièvres exanthéma-

tiques par la méthode de P. Durand et P. Giroud.

Il nous reste encore à étudier l’application pratique de ces données, l’un de ces auteurs continuant à employer le poumon de souris qu'il considère comme plus riche en Rickettsies, l’autre s’attachant à obtenir une production plus importante par l’utilisation du poumon de lapin.

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Le Vacein contre le Typhus Exanthématique préparé à Paide du poumon dé souris

Cette méthode de vaccination mise au point par P. Durand et P. Giroud (1940) est exposée en détail dans les thèses de Roche (1940) (94) et de Royer (1942) (95). Aussi ne nous étendrons-nous pas longuement à son sujet. -

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