VACCINE ROUGE
Quoique le pronostic de la vaccine généralisée soit le plus souvent favorable, Longuet et • d’Espinc ont cité deux cas de mort. Lacour a observé un cas de vaccine généralisée mortel Il chez un eczémateux.
Gaucher a rapporté également une observation de vaccine généralisée suivie de mort chez un ! enfant qui succomba le onzième jour avec des phénomènes d’asphyxie.
Un pansement occlusif des piqûres et l’insertion vaccinale faite aussi loin que possible des régions atteintes d'affections cutanées mettront à l’abri d’une vaccine généralisée par autoinoculation.
Enfin, le Dr Stocquarl a décrit une éruption vaccinale particulière qu'il a désignée sous le nom d 'éruption vaccinale par migration : il ne se formait pas de pustule au point d'inoculation, et, à la suite d’une fièvre légère, des lioutms de vaccin apparaissaient dans d’autres régions.
Vaccine rouge. — Des médecins anililaires français (Munschina, Dauvé et Lame, etc.) ont décrit une éruption post- vaccinale, à caractères particuliers et ne conférant pas l’immunité; ils l'ont désignée sous le nom de vaccine rouge. ! Cette éruption n'a été observée qu’à la suite des revaccinations. Elle se présente sous la forme de J vésico-pustule de coloration, rouge, variant du
58 MODIFICATIONS DE l/ÉVOLUTlON VACCINALE
« rose clair » au « rouge vif », parfois même la couleur « lie de-vin». Il n’existe pas d’auréole périphérique. Si on pique la vési co-pustule rouge, il s’en écoule une sérosité visqueuse ayant la coloratipn du sang. L'examen bactériologique , de cette sérosité a été l'objet des recherches de Maljean (iSqii), Anlony (1894), Cortïte (189.5), Goumy et Cozelte (1897), e*c » (ln' ont montré qu’elle était exemple de germes nocifs et qu'elle contenait très peu de micro-organismes : le microcoque porcelaine y est constant.
La vaccine rouge siège toujours à la région de l’inoculation ; elle apparaît dans les quinze jours de la vaccination et semble suivre une évolution analogue à celle de la vaccine normale. Arrivée h son complet développement, elle présente une légère saillie acuminée au centre de la vésicopustule, d'un blanc jaunâtre, qui se recouvre bientôt d’une croûte peu épaisse, moins suppurative que celle de la pustule normale. La cicatrice qui en résulte est beaucoup moins accusée et moins persistante que celle de la pustule franche.
Vaccine hémorrhagique. — La vaccine hémorrhagique devrait être décrite pin tôt dans les complications de la vaccine, mais nous préférons la placer ici afin de mieux montrer les anomalies de l’éruption vaccinale.
Elle présente diverses variétés. L'éruption
VACCINE HEMORRHAGIQUE
5 fl
«eut se montrer, d’après MM. Bergeron et Dan- ! liez, sous la forme de taches purpuriques très mes, ressemblant à fies piqûres de puces, c’est lors le purpura a vaccina. Au moment de 'évolution des boulons de vaccin, les pustules eviennent noires et de nombreuses pétéchies pparaissent sur le corps et de préférence aux ras, au cou et a la face, c'est la vaccine pétéi huile de Grégory. Si les taches deviennent dus grandes, on dit la vaccine ecchymotique.
; iufin, de larges lâches ecchymotiques se pro- ; misent parfois aux points d’inoculation du accin, et en d’autres régions du corps, avec des bénomènes généraux très rapidement graves, ne fièvre très prononcée, des épistaxis, de l'hématurie, tous symptômes indiquant une altéraon profonde du sang et se trouvant* peut-être : ms la dépendance d’un état constitutionnel mrticulier et latent, l’hémophylie. Celte derrière forme de vaccine est dite vaccine hémor- I hagique ou purpura hœmorrhagica a vaccina.
Elle peut exceptionnellement amener la mort «n cas du Dr Burlureaux) tandis que les deux remières formes sont bénignes.