VACCINE ET MALADIES INFECTIEUSES
Vaccine et pneumonie. — Amiral, cilé par Longet, obtint la guérison d’une pneumonie grave par la vaccination.
Vaccine et rougeole. — La vaccination modifie et exagère les caractères de l’exanthème, mais elle prévient les complications et diminue peut-être la durée de la maladie.
Vaccine et lèpre. — Rake, médecin de l’asile des Lépreux, de la Trinidad, « a vacciné des lépreux et a constaté que la maladie lépreuse s’arrêtait dans son évolution » ( Bulletin Médical, 1891).
Vaccine et tuberculose. — Tyndal a observé, k la suite de plusieurs injections sous-cutanées de vaccine animale (deux gouttes de lymphe animale avec quinze gouttes d’eau distillée et un gramme de glycérine), que les bacilles tuberculeux disparaissent des crachats, et que l’expectoration devenait franchement muqueuse. La fièvre diminue, l’expectoration est meilleure, les sueurs nocturnes disparaissent, ainsi que les douleurs musculaires et la diarrhée ; les symptômes locaux s’améliorent ( Bulletin médical, 1891). Et d’ailleurs, dans le Traité de médecine publié sous la direction des professeurs Charcot et Mouchard, le Dr Guinon écrit qu’on a attribué a la vaccine un rôle curateur a l’égard de la tuberculose pulmonaire.
W inogradofT, ayant remarqué qu’une variole
intercurrente avait produit chez une tuberculeuse une amélioration de l’état des poumons, essaya de traiter quelques malades par les inoculations cutanées abondantes et les injections interstitielles de lymphe vaccinale ; il aurait obtenu de bons résultats.
Dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales , à l'article « Vaccin », le Dr Longet écrit que si la vaccine « peut agir sur l’économie à la façon d’un agent révélateur, en provoquant l’apparition d'état diathésique n’existant encore qu'à l’état latent, de même aussi l’incitation amenée par l’inoculation vaccinale parait susceptible, dans quelques cas, de déterminer au sein de l’économie une action modificatrice donnant lieu à des effets curatifs ».
D’après Longet, on ne saurait donc nier que,' dans cerlainescirconstances.la vaccine exerce une incitation générale sur l’économie, et puisse se comporter à la façon d’un agent thérapeutique.
Nous croyons aussi que dans toutes ces maladies infectieuses, c’est-à-dire microbiennes, il y a lieu d’invoquer les effets produits par l'antagonisme des microbes qui leur sont propres, et de celui de la vaccine, encore inconnu.
Enfin, la chirurgie, de son côté, a tiré profil de la vaccine pour le traitement des tumeurs érectiles. Mais, ce mode de traitement est souvent infidèle, et peut être avantageusement remplacé par d’autres.