SUPÉRIORITÉ DU VACCIN ANIMAL
Dans les premières années où l'on pratiqua la vaccination antivariolique, on inocula toujours le vaccin humain, la vaccination de bras à bras, c’est-à-dire la vaccination jennérienne fut la seule employée. Mais bientôt on craignit la dégénérescence du vaccin humanisé.
Jenner lui-même avait des appréhensions à ce sujet.
Aikin, en 1801, Brisset, en 1818, affirmèrent la dégénérescence du vaccin jennérien, après avoir remarqué que le vaccin de génisse produisait de plus belles pustules. En Allemagne, en Prusse, en Bavière, dans le Wurtemberg, en Norvège, on admit aussi bientôt cet affaiblissement du vaccin humain.