‹ La Vaccinothérapie TyphiqueChapitre 6 sur 33 · CL ODES · texte numérisé non relu

CL ODES

cier ici M. Besredka de la libéralité avec laquelle il a mis à notre disposition la quantité d’ampoules qui nous était nécessaire. |

En même temps que ces travaux se poursuivaient en France, les auteurs étrangers continuaient leurs recherches sur la vaccinothérapie. |

C'est tout d’abord Petrowitch qui pendant la guerre des Balkans traite à l’hôpital d'Uskub ses malades par les vaccins chauffés et apporte la plus forte des statistiques actuelles.

C’est ensuite Gray qui arrive avec 126 cas et Vatters qui depuis 1907 à traité 158 malades. Celui-ci fait un historique de la question et rapporte un tableau de 100 auteurs ayant employé la méthode.

Avant lui d’ailleurs M. Netter avait recueilli les observations de 40 auteurs qui s'étaient eux aussi servi de la vaccinothérapie. |

Réunissant ces différentes statistiques et quelques autres cas que nous avons pu retrouver, nous voyons qu’actuellement, à la fin de 1913, c’est-à-dire vingt ans après les premières expériences de Fraenkel, la bactériothérapie typhique a pris un essor considérable.

La méthode a été employée par 146 auteurs différents et le nombre des cas traités n’atteint pas moins de 2.294 cas.

Cette statistique n’a d’ailleurs pas la prétention d’être complète, et nous savons qu’actuellement de nouveaux cas sont en traitement dans les hôpitaux de Paris: à

Montpellier, en Amérique et en Russie ou à l’hôpital

AC: Français de Saint-Pétersbourg on Prépare une thèse sur la question.

Malgré tout nous croyons que le chiffre des cas recueilli Par nous est assez fort pour pouvoir juger la méthode ;et ce sont les résultats obtenus que nous allons maintenant envisager.

LES VACCINS ANTITYPHIQUES

Lorsque nous avons voulu traiter nos typhiques par la vaccinothérapie il nous a fallu tout d’abord choisir un vaccin parmi les différents vaccins qui ont été employés jusqu'ici. Nous n’avions pas en effet assez de cas pour expérimenter en même temps plusieurs types de vaccin.

Ceux-ci d’ailleurs sont extrêmement nombreux à tel point que Besredka dans une revue générale récente en signale au moins une vingtaine. En réalité ils sont très voisins les uns des autres ne différant que par leur mode de préparation et ont surtout été étudiés lorsque la vaccination antityphique préventive a pris une si grande extension.

Nous allons étudier les principaux types de ces vaccins, en recherchant leurs avantages et leurs inconvénients, et sans vouloir faire une revue complète des différentes méthodes, nous nous bornerons à décrire les plus connus et les plus employés.

Le but de la méthode consiste à injecter dans l’orga-

nisme une substance favorisant la production d’une

Det

abondante quantité d'anticorps, et augmentant le pouvoir bactériolytique de l'organisme.

Or ce sont les cadavres microbiens qui jouent le plus grand rôle dans la production de ces anticorps.

Il s'agit done de produire d’une part localement un foyer de substances bactériotropiques qui vont se déverser dans la circulation, en cherchant d’autre part à provoquer une réaction générale aussi faible que possible. Le but cherché est donc le même que l’on ait à traiter un sujet préventivement ou curativement., Au début des vaccinations préventives on chercha tout d’abord à moculer les VACCINS CONSTITUÉS PAR DES BACILLES VIVANTS.

C’est ainsi que Castellani inocula des cultures de bacille vivant mais atténué par le séjour d’une heure au bain-marie à 50.

Cette méthode a été employée dans la vaccinothérapie curative par Pescarolo et Quadrone,

Plus récemment Nicolle, Conor et Conseil ont repris la préparation des vaccins vivants. Leur culture est seulement chauffée à #6 et ils conseillent l’inoculation intraveineuse Thiroloix l'ayant essayé dans un cas de fièvre typhoïde obtint des phénomènes réactionnels très violents, et malgré la guérison consécutive : M. Netter dans la discussion qui suivit condamne absolument cetie méthode.

D'ailleurs, au point de vue préventif, il est certain que c’est là un vaccin très actif, celui qui possède le pouvoir vaccinatif le plus grand et confère limmunité la plus durable. Mais cette méthode a été rapidement

abandonnée, car elle expose les sujets à contracter une

opte affection grave, et peut transformer les vaccinés en porteurs de bacille.

En cas de vaccination curative ces objections n’existent plus et malgré cela on ne doit pas considérer le bacille vivant comme le vaccin de choix : Ge que l’on cherche ce n’est pas à obtenir une immunité durable mais lente à se produire mais bien à provoquer le plus rapidement possible des réactions de défense de l’organisme.

Il faut donc mieux avoir recours à des bacilles déjà préparés, tués ou en état de moindre résistance, à des débris microbiens qui dès leur introduction dans le tissu cellulaire vont mettre en liberté leurs endotoxines et ainsi donner naissance à une production en masse d'anticorps.

Les vaccins constitués par des BACILLES TUÉS PAR LA . GHALEUR Ont été les premiers en date; ce sont eux qui ont été de beaucoup les plus employés.

Nous prendrons comme type de ceux-ci le vaccin de Wright modifié par Leishman.

La culture sur bouillon est stérilisée à 53° pendant une heure ; et on y ajoute des traces de lysol.

Chaque centimètre cube de ce vaccin contient mille millions de bacilles. C’est le vaccin couramment employé en Angleterre.

En Allemagne, le procédé de Pfeiffer Kolle se rapproche de beaucoup du précédent. Les cultures sur gélose sont chauffées à 60, pendant deux heures et additionnés d'acide phénique. Ce vaccin aurait sur celui de Wright

l'avantage d’être d’un dosage plus facile et de stérilité

AArLE.

plus sûre. Le vaccin de Russel aux États-Unis, celui de Shiga au Japon se rapprochent beaucoup des précédents : les cultures sont aussi tuées par la chaleur vers 56°.

En France,le professeur Chantemesse se sert lui aussi de vaccins tués par la chaleur.

Il emploie une culture sur gélose de dix-huit à vingtquatre heures qu’il émulsionne dans l’eau physiologique et chauffe à 56° pendant quarante-cinq minutes. Il ajoute 2, 5 °/.. de crésol. |

Chaque centimètre cube de ce vaccin contient 1. 200 millions de bacilles. C’est le vaccin du Laboratoire d’Hygiène de la Faculté de Médecine qu'il dilue à 60 millions pour les vaccinations curatives.

Ces vaccins stérilisés par la chaleur ont donné de bons résultats entre les mains des divers expérimentateurs : mais d’une part il faut chauffer suffisamment pour avoir des cultures stériles, et le chauffage à 53° ne donne peut-être pas une sûreté absolue. D'autre part, . on peut se demander si dans le chauffage à 60°,la chaleur n’enlève pas une partie de l’antigène. On sait que d’après les travaux publiés dans le Report of the Antity phoid Committee en 1913 les cultures typhiques deviennent complètement inefficaces à partir de 65°.

Enfin la petite quantité d’antiseptique ajoutée serait pour bien des auteurs la cause de réactions locales vives.

C’est alors que Renaud essaya de tuer les bacilles non plus par la chaleur, mais en les exposant aux PAeRe ultra-violets. C’est le vaccin irradié,

Dans un deuxième groupe de vaccins, on chercha à

es à

tuer les bacilles par des SUBSTANCES ANTISEPTIQUES.

Semple et Matson stérilisent avec 5 centimètres cubes d’acide phénique. Mais là aussi il y a des inconvénients, l’antiseptique ajouté finit à la longue par altérer le vaccin, et là comme dans le cas précédent, l'injection est douloureuse,

M. Reynès de Marseille stérilise l’Eberth par une solution icdo-iodurée qu’il neutralise ensuite par l’hyposulfite de soude.

Mais le type de ces vaccins stérilisés par des antisepliques est le vaccin de Vincent, qui stérilise ses cultures à l’aide de l’éther, antiseptique volatil dont on se débarrasse complètement par évaporation après qu'il a agi sur le bacille.

Les cultures sont faites sur gélose en boîte de Roux, laissées dix-huit heures à l’étuve à 37°. Puis elles sont émulsionnées dans 200 centimètres cubes d’eau physiologique. On ajoute de l’éther que l’on mélange à l’émulsion pendant huit à dix heures ; puis on décante l'éther, on évapore ce qui reste dans le vide et on obtient ainsi un vaccin stérile et non chauffé ne contenant plus aucun antiseptique et dosé à 400 millions de bacilles par centimètres cubes. De plus il mélange diverses races d'Eberth et même des paratyphiques, obtenant ainsi un vaccin polyvalent. C’est Le vaccin que l’on délivre actuellement au laboratoire du Val-de-Grâce.

Mais à côté de son vaccin bacillaire, Vincent prépare aussi des autolysats polyvalents stérilisés par l’éther suivant la mème technique.

Déjà autrefois Richardson, Wassermann, Shiga, Con-

Ze Poe FRERE radi, Macfadyen et Rowlan avaient donné comme vaccins des filtrats de culture d’Eberth.

Vincent, après avoir émulsionné ses cultures, les centrifuge et ne recueillant que le liquide clair qui surnage, . l’additionne d’éther. C’est avec ses autolysats qu'il a fait ses vaccinations curatives,; mais il ne semble pas qu'ils donnent de meilleurs résultats que les vaccins bacillaires, et comme ceux-ci sont d’une préparation beaucoup moins longue et beaucoup plus facile, c’est à ceux-là que se limite actuellement le laboratoire du Val-de-Grâce.

Les résultats obtenus avec ces vaccins sont très beaux et les réactions locales et générales insignifiantes le plus souvent. C’est la méthode actuellement employée dans l'armée.

Ces deux sortes de vaccins, vaccins chauffés et vaccins traités par l’éther ont donc chacun leurs partisans, et il est fort difficile de choisir entre eux.

D'ailleurs comme le fait remarquer le professeur Chantemesse, il n’y a en réalité qu’un seul vaccin quel que soit son mode de préparation : c’est la toxine typhique, et les vaccins chauffés, aussi bien que les vaccins stérilisés par les antiseptiques ont fait leur preuve dans les vaccinations préventives. Mais, lorsqu'il s’agit de vaccination curative, un autre problème se pose : il s’agit de provoquer les phénomènes de défense le plus rapidement possible,

Or par ces méthodes d’après Ollé, on n'obtient guère l’immunité avant:sept à dix jours.

De plus, comme l’a montré Netter, lorsqu'on injecte

dans l’organisme des corps bactériens ceux-ci, jouant rôle d’antigène fixent les anticorps libres qui, présents à ce moment dans l'organisme, étaient chargés du rôle de défense. Dans un deuxième temps, la destruction des antigènes va renforcer beaucoup les produits de défense, mais ce but ne serait pas atteint les premiers jours.

Il y aurait donc au début diminution du pouvoir défensif du sérum, et c’est là l'explication de la phase négative dont il semble qu’on ait exagéré d’ailleurs l’importance.

Or la sérothérapie typhique qui agit en apportant à l’organisme non plus des substances capables de provoquer la formation d’antitoxines mais en introduisant des antitoxines toutes formées n’a aucun de ces inconvénients.

Dès son introduction, le sérum antityphique doué d’un pouvoir bactéricide considérable va détruire une ‘grande quantité de bacilles typhiques. |

Mais c’est justement l'excellence et la rapidité d’action de cette méthode qui en fait le danger, en détruisant brutalement un si grand nombre de bacilles, il se trouve tout d'un coup versé dans la circulation une masse énorme de poisons provenant de cette destruction.

On conçoit donc les difficultés extrèmes, presque l’impossibilité qu’il y avait à doser l’action thérapeutique que l’on voulait obtenir, puisqu'elle dépendait non pas tant de la dose injectée que de la destruction plus ou moins rapide des bacilles et de la résistance plus ou moins grande de l’organisme.

Résumant donc ces différentes données nous voyons

RE : 22 que les avantages et les inconvénients de ces méthodes sont opposés. La vaccinothérapie agit sûrement, mais lentement, enfin elle présente l'inconvénient d'affaiblir les ressources de l’organisme les jours qui suivent l’injection.

La sérothérapie agit au contraire brusquement, brutalement, et son action est éphémère.

On s’est alors demandé si on ne pouvait pas combiner les deux méthodes, et ainsi obtenir un vaccin réunissant les avantages des deux procédés, tandis que les inconvénients de ceux-ci se détruiraient.

Nous ne ferons quesignaler les méthodes qui consistèrent à injecter simultanément du sérum et du vaccin.

Pétruschky, J. Lévy, Sclavo, puis récemment Thiroloix suivirent cette technique.

Les résultats furent médiocres, probablement par suite de l’excès de sérum existant dans les mélanges injectés : L'expérience montra que l’immunité était aussi courte que si l’on injectait le vaccin seul.

Dans la vaccinothérapie cette méthode semble avoir d’ailleurs tous les inconvénients de la sérothérapie.

C’est alors que Besredka prépara en 1902 ses vAGcINs SENSIBILISÉS :

Prenant une culture d’Eberth sur gélose de vingtquatre heures à 37°, il lémulsionne dans l’eau physiologique et la met au contact avec du sérum antityphique pendant vingt-quatre heures. Or on sait que tout microbe mis au contact de son anticorps fixe ce dernier, ét cela à l’exclusion de toute autre substance

contenue dans le sérum. Et les microbes, ayant ainsi

nes frappé lanticorps ne l’abandonnent plus quelles que, soient les manipulations qu’on leur fasse subir ensuite. De plus en mème temps qu'ils fixent l’anticorps, ils s’immobilisent et s’agglutinent.

Ces bacilles agglutinés sont décantés, lavés à l’eau physiologique plusieurs fois de suite et centrifugés, de manière à faire disparaître les dernières traces de sérum antityphique. Ils sont alors repris dans l’eau physiologique pour constituer un vaccin contenant 1 milliard de bacilles par centimètre cube.

Ce vaccin ainsi préparé est un vaccin constitué par des bacilles vivants, ainsi que l’a montré l’ensemencement ; d’où le gros reproche fait à la méthode d'introduire dans l’organisme des cultures virulentes.

Cette question, comme nous l’avons déjà dit, devient secondaire en cas d'injection curative. Elle a d’ailleurs été réfutée par Metchnikoff et Besredka qui ayant étudié plus de 900 personnes vaccinées préventivement n’ont jamais retrouvé dans leurs selles, leurs urines ou le sang la moindre trace de bacille d’Eberth. Il ne semble donc pas que cette méthode puisse faire des sujets traités des porteurs de bacille. C’est un virus-vaccin à développement restreint qui agit sur place sans jamais se généraliser.

D'autre part l’immunité obtenue serait beaucoup plus prompte que par les autres méthodes; c’est une immunité durable qui se développerait d’après Paladino- Blandini en vingt-quatre heures; et de plus comme les microbes injectés sont saturés de sensibilisatrices, il

n’est pas à craindre qu’ils se combinent et détruisent

les substances protecirices préformées dans l'organisme, La phase négative n’est done plus à redouter.

Quant au reproche que fait Vincent; les bacilles préparés ne produiraient pas de réactions de l’organisme assez vives ; il semble que ce soit bien plutôt un avantage, puisqu’il faut, en cas d'infection éviter une réponse réactionnelle trop brutale.

Il nous à donc semblé qu’au moins théoriquement, c'était bien la méthode de choix; c’est celle que nous avons employée dans nos essais de traitement de la fièvre typhoïde par les vaccins. dé

Un autre problème qui a été fort discuté lui aussi c’est de savoir à quelle race de bacille il fallait s’adresser pour fabriquér le meilleur vaccin.

Wright et Leishman recommandent de prendre une culture de bacilles peu virulents au début de leurs recherches ; puis ils utilisent ensuite des races microbiennes ayant acquis une grande virulence par passage à travers plusieurs cobayes.

Bassenge et Mayer recommandent eux aussi des races très virulentes.

Wassermann fait passer cette propriété au second plan, et choisit pour préparer ses vaccins des bacilles dôués de propriétés de liaison particulièrement développées.

IL appelle ainsi le pouvoir, variable suivant les races, qu'ont les microbes d’absorber une plus ou moins Brande quantité de substances bactéricides contenues

dans un sérum antityphique mélangé à elles.

Gauchery

C'est cette donnée de la puissance variable qu’auraient les différentes races bacillaires dans la production des anticorps qui a fait naître l’idée de la préparation des vaccins polyvalents.

Wassermann mélange des Hs d'échantillons différents.

Vincent pour préparer ses autolysats et ses vaccins stérilisés par l’éther mélange sept à huit races de bacille d’Eberth auxquels il ajoute des paratyphiques A et B. , Lumière et Chevrotier préparent des vaccins polyvalents antityphiques, antiparatyphiques et anticôliques qu'ils stérilisent eux aussi par l’éther.

Ces vaccins polyvalents ont d’ailleurs été assez discutés. Bassenge et Mayer les considèrent comme inférieurs aux vaccins monovalents.Chantemesse condamne l’adjonction des paratyphiques car il craint que la réaction de défense contre les para ne se fasse aux dépens de celle qui devrait s’attaquer aux typhiques vrais.

D'autre part, si on obtient une immunité complète contre les deux microbes, il a peur qu’on demande ainsi à l’organisme un effort trop considérable qui pourrait s'accompagner de graves inconvénients.

D'ailleurs si l’emploi des vaccins polyvalents compiexes peut se soutenir en cas de vaccination préventive, où on ne sait encore contre quel microbe l’organisme aura à se défendre, on n’en voit plus du tout l'utilité en cas de bactériothérapie curative, où on a à aider les réactions de défense contre un bacille bien déterminé,

Et dans ce cas si l’on craint des différences trop mar-

quées entre les diverses races de bacilles typhiques, la meilleure méthode serait de faire un vaccin avec le microbe même qui a infecté l'organisme.

C'est la méthode qu’ont employé Pollock, Thiroloix, Josué, Smallmann, Wilson, Sappington et Chazal. Ils pratiquent une hémo-culture ; repiquent les colonies sur gélose, les stérilisent par la chaleur, les émulsionnent et les numèrent et ainsi constituent un auto-vaccin qu'ils injectent au malade.

Mais cette méthode demande un certain nombre de manipulations délicates qui rendraient son emploi difficile dans les endroits où il n’y a pas un laboratoire bien installé ; ce serait presque en limiter son emploi dans les hôpitaux.

De plus elle a le grave inconvénient de retarder le traitement qui, ainsi que nous le verrons, doit être institué le plus précocement possible.

Enfin les auto-vaccins entre les mains des mêmes expérimentateurs n’ont pas semblé donner de meilleurs résultats que les autres méthodes.

Nous pouvons donc conclure de tout ceci que les différentes races de bacille typhique sont tout au moins pour une même région toujours identiques, et présentent mêmes propriétés vaccinales. Les auto-vaccins préparés par hémoculture et les vaccins polyvalents ne présentent ‘pas sur les stocks vaccins monovalents d’avantages appréciables ; et si les vaccins chauffés, les vaccins stérilisés par l’éther peuvent donner dans la vaccinothérapie d’excellents résultats, il nous semble

qu’on doive donner la préférence aux vaccins sensibili-

PA EE sés qui auraient pour eux leur rapidité d’action, et leur imprégnation d’anticorps quirend impossible leur combinaison avec les anticorps de défense qui existent dans

l'organisme,

Page 1