LE POETE PARLE
« Souvenirs des jours en allés, O cygnes longtemps exilés, Vous revoici qui me troublez.
Vous venez du pays lointain Où las d'un puéril destin J'ai laissé ma belle un matin.
Vous qui planez parmi la nue, Parlez : qu'est-elle devenue Sur la terre là-bas, si nue ?
Dites, est-elle toujours belle Av^ec son âme de dentelle Que déchira ma main cruelle ?
Ou bien sans force sur la grève
Meurt-elle de vivre ce rêve
Que je fis naître et qu'elle achève?
Ah mes cygnes, chantez, chantez !
Mon pauvre amour désenchanté ^lérilc cncor la vérité.