‹ La Valachie, essai de monographie géographiqueChapitre 108 sur 195 · Cornu Munteanu, op. cit · texte numérisé non relu

Cornu Munteanu, op. cit

□ stni]3K3/S5

Figure 39

Culture des céréales en Valachie :

A Sur 100 hectares de la surface totale, combien sont cultivés en céréales.

B Sur 100 hectares cultivés en céréales, combien sont ensemences en blé.

C Combien en maïs.

1 moins de 10 % — 2, 10 à 20 — 3, 20 à 30 — 4, 30 à 40 — 5, 40 à 50 — 6, 50 à 70 —

7, plus de 70.

Pour les noms des départements et leur part à chaque zone naturelle, voir

figure 38.

Mimténie. Dans le Bârâgan et sur la terrasse du Buzeu, la valeur de la terre était à peu près nulle il y a quelque vingt ans. Tel, qui possédait des mille hectares de friche, s'est trouve d'un coup enrichi, du jour où Ton y a mis la charrue. Des pâturages communaux, achetés à vil pris par un spéculateur avisé, sont devenus d'excellentes terres à blé. Dans toute cette région, on connaît et commence à appliquer les derniers perfectionnements de la culture moderne. A l'époque des moissons, le ronflement des batteuses est, avec le croassement des bandes de corbeaux, le seul bruit qui trouble ces solitudes. Dans le Bârâgan, on a des semeuses mécaniques, des trieuses de grains. On sulfate les semences, on herse, au printemps, les blés d'automne. A peu près partout, même les paysans se servent de charrues à labour profond et de machines à battre, s'associant à plusieurs pour en louer une l.

La culture du blé est encore très répandue en Olténie, jusque dans la région des basses collines de Dolj et d'Amaradia (Ilomanati 49 %, Dolj 43,5 %); le caractère subméditerranéen du climat, avec ses sécheresses précoces, en est la principale raison. Dans les alluvions anciennes consolidées de la terrasse danubienne, les récoltes sont excellentes. Quelques-uns des grands domaines de l'Etat sont établis là ; on y met en pratique les perfectionnements connus dans la basse Munténie. La qualité des grains de l'Olténie paraît supérieure à celle des grains de la Munténie en général.

Il est curieux de voir combien l'opposition est marquée, à tous les points de vue, entre les pays de maïs et les pays de blé. Ici, petite propriété, petite agriculture de procédés assez arriérés, population relativement très dense, établie depuis longtemps dans la région, disséminée en une foule de petits hameaux ; chacun a sa maisonnette, entourée d'un petit champ, où il sème et récolte le maïs, avec un jardinet qui lui donne les oignons, poivrons et autres légumes nécessaires à sa nourriture. Là, de grands domaines où l'on applique les procédés de la culture moderne, une population assez clairsemée, généralement groupée en gros villages, dont bon nombre sont de création récente et peuplés d'étrangers mocani dans le Bârâgan, Bulgares dans le Teleorman et sur la terrasse danubienne d'Olténie ; beaucoup moins de culture maraîchère, une activité tournée presque entièrement vers les travaux des champs qui se rapportent à la culture du blé.

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