Hasdeu. Originele Craiovei
2. « Câ pâdurea mio tâia, — pâlânguta mio faceâ, » Diction, geogr. Dep. Teleorman, p. 367.
3. Vasilescu. Die forstwirthschaftlichen Verhâltnisse Rumâniens.
absente de ces vastes plaines, où les maisons isolées sont à peu près entièrement inconnues. De gros villages, comptant en moyenne 1,000 habitants et plus, se groupent au bord des vallées. On en trouve encore presque entièrement formés de hordei. C'est dans les départements de Teleorman et de "Vlasca qu'on a la plus forte proportion de ces curieuses Habitations souterraines, creusées dans le limon, et recouvertes d'une sorte de butte de branchages au toit incliné (v. chap. XYI). Les maisons les plus confortables ont les murs en pisé et sont couvertes de roseaux.
Même distribution de la population, mêmes types d'habitations sur la Basse Terrasse d'Arges. L'aspect général du pays ne diffère pas sensiblement. Les belles vallées d'Arges et Dâmbovifa sont bordées de gros villages. Le plateau limoneux, assez élevé, qui s'étend entre l'Arges et le Danube, est à peu près désert; c'est presque déjà le Bâràgan. Dans l'ensemble, c'est une région bien peuplée (54 habitants par kilomètre carré), assez analogue à notre haute terrasse d'Arges, continuation de cette zone, si bien arrosée, si riche et si fréquentée, qui traverse diagonalement la Valachie, en suivant la ligne de plus grande pente du sol, par laquelle les eaux ont toujours été tentées de s'écouler de préférence.
Il suffit de passer l'Arges pour entrer dans un r>ays complètement différent. Le Bârdgan est le type le plus parfait de ces régions déshéritées, qui caractérisent les parties basses et situées à l'E. de la terrasse diluviale. Toutes les conditions physiques étaient réunies pour faire, du plateau compris entre la Jalomi^a et le Danube, une véritable steppe. Nulle part la nappe de loess et de graviers diluviaux n'est aussi épaisse. Le sondage de Mârculesti n'a rencontré l'argile plastique qu'à 72 mètres de profondeur, soit à 37 mètres au-dessous du niveau de la mer Noire l. Sur ce sol poreux, les précipitations atmosphériques ne laissent tomber qu'une couche d'eau, dont l'épaisseur est inférieure à 500 m/m, peut-être même à 400 m/m 2. La nappe aquifère s'arrête à 20 mètres au-dessous de la surface du sol ; pour l'amener au jour, il faut des puits coûteux et qui, tout entiers creusés dans le loess, se bouchent rapidement 3. Les arbres ne peuvent enfoncer leurs racines jusqu'à de pareilles profondeurs. Le vent terrible qui se déchaîne sur ces plaines, soulevant, en hiver, des tempêtes