Y.— INTÉRÊT SOCIAL DE LA POMME DE TERRE
La pomme de terre représente une part importante de notre alimentation. Suivant une statistique du Professeur Ricwer, le Parisien moyen consommait en moyenne, en __ 1934, 300 à 400 g. de pomme de terre par jour. Man-
DELSTAMM, en admettant que 50 % de la production française de pomme de terre est consommée directement par l’homme, arrive à une moyenne annuelle de 186 kg. par personne, soit 510 g. par jour. En période de restrictions alimentaires ou dans les milieux pauvres, il est probable que ces chiffres sont inférieurs à la réalité.
Si la valeur alimentaire et la teneur en vitamines de la pomme de terre sont précieuses, le fait qu'ils ’agit d’un légume s’accommodant fort bien de terrains pauvres, de bon rendement, d’un prix de revient peu élevé, lui confère, en période de disette ou d’isolement, un très grand intérêt. Le tableau suivant (Fleish, Wiener Klinick Wochenschrift, n°5 34-35, 1847) est fort instructif à ce sujet. Il indique la production en millions de calories par hectare, des aliments usuels suivants :
Œufs et volaille .. : 0,9 NE RTS @ | Por Es es 3 Later se se BLESSE MAO 7 Pommes de terre 10 Colis eee S 10 Betterave ...... nl te
si un hectare de pommes de irre représente Ë valeur calorique très supérieure à celle apportée par la même surface de terrain réservée à la production d’aliments tels que les œufs et la volaille, le veau, le porc et le lait; nettement supérieure à celle apportée par un hectare de blé et égale à celle du colza. Seule la betterave la dépasse largement. É
On voit donc l'intérêt qu’il y a en France, en cas d’iso-” lement, à consacrer la plus grande partie possible des terres à la culture de la betterave, pour le sucre, du colza. pour les matières grasses; et on pourrait sans doute diseuter s’il n’y aurait pas intérêt à augmenter la surface réservée à la pomme de terre au détriment de celle du blé. Sans doute, le pain est plus riche en protides (57 %),en glucides (53 %), sa valeur calorique est plus grande (250 calories pour 100 g.) que la pomme de terre; mais d’un autre côté, le blé est d’un moins bon ee il demande un sol plus riche, il nécessite plus de Hi que la pomme de terre. Certes, la culture du blé dans les terres riches, à grand ou à bon rendement, et celle de la pomme de terre dans les terrains pauvres, siliceux et sableux, où elle est pratiquement la seule culture industrielle possible, ne se discutent pas. Nous pensons seulement que ce problème pourrait surtout se poser dans les terres à rendement en blé moyen ou faible et où la pomme de terre serait d’un meilleur rapport.
Un autre point de vue, également très intéressant, surtout de nos jours, est celui du prix de ces divers aliments. D’après les renseignements fournis par l’Institut National de la Statistique, v voici les prix moyens d’achat par le consommateur, à Paris, à la date du 2 novembre 1948, de ces divers produits (en francs) :
| ut pièce — moyenne ...
Veau 1L'ke Bt Porc, Like | D Lait. 1 Dre Là | | 50 MPa: lé Es) Pomme de terre, 1 kg.
BP ltile. 41 htre 27 . 500 Dre. elNke 2 : 400
Ainsi, nous avons pu calculer que les prix de 100 calo-
ries de ces divers aliments sont les suivants : Marché Marché officiel parallèle