‹ La Valeur Alimentaire De La Pomme De TerreChapitre 6 sur 12 · ha. en 1904 1.548.000 ha. en · texte numérisé non relu

ha. en 1904 1.548.000 ha. en

En 1930-1939, la moyenne était de 1.400.000 ha. correspondant à 3 % du territoire français, avec une production moyenne de 140.000.000 de quintauxe

EAN

ae)

FE NA ie

NE MSA Le de Ed dé | : S ARRET) ES A Re 3 ci “ En YA s \ , “

UMR ce 6570 :000 ha.

Allemagne. ........, 3.048.000 ha.

PGI DER PO 2x 22-196%000% ha:

Anpletérres Mu. | 239.000 ha.

Pays-Das- Ke. 148.000 ha.

En même temps, le rendement à l’hectare n’a cessé d'augmenter, étant donné l’amélioration des techniques.

Cette ascension de la culture fut interrompue par la guerre. De 1941 à 1945, la surface moyenne ensemencée en France a considérablement diminué : elle-atteint à 2m peine 800.000 ha. pour une production de 70 millions de

quintaux (non compris la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut- Rhin), ce qui représente une aduron de 50 % par

rapport à la moyenne de 1930-1939. À ce sujet, M. Par- mentier, chef de bureau à la direction de la Production: agricole au Ministère de l’Agriculture, nous a indiqué : que cette baisse de la production de la pomme de terre en France pendant la guerre était ‘due essentiellement à trois raisons : diminution de là main-d'œuvre, diminution

des moyens mécaniques (notamment des tracteurs),

diminution des engrais mis à la’ disposition des agricul- teurs. Par ailleurs ces chiffres ne sont qu’approximatifs, et plutôt inférieurs à la réalité. Une autre source de production de la pomme de terre n'entre pas dans ces)statistiques : la culture familiale qui a pris un très grand développement pendant la guerre. M. Parmentier nous a indiqué les chiffres suivants concernant cette produc-

tion familiale

Années Surfaces ensemencées Récolte

1945... 252.000 ha. 20.160.000 q.

1946..,: * 959.000 ha. 25.200.000 q.

1947... 240.000 ha. 25.600.000 q.

Ces quelques chiffres permettent de se rendre compte que la production familiale de la pomme de terre est

loin d’être négligeable.

su

Le

Ce ts développement de la culture de la pomme.de

terre s’explique par plusieurs raisons. Certes, cette culture est peu rémunératrice et la préparation des terres demande beaucoup de travail. D'autre part, en France tout au moins, de nombreuses opérations se font encore à la main : à la nain, on en fait la plantation, à Ia main, sinon l’arrachage, du moins le ramassage, et ce sont là des opérations longues. Les efforts des agriculteurs

doivent tendre vers ce but : diminuer de plus en plus la

part de la main-d'œuvre dans tous les travaux que réclame la culture de la pomme de terre en développant les moyens mécaniques d’arrachage et de ramassage,

en poussant la sélection de la pomme de terre en vue

d’obtenir des tubercules bien réguliers, pouvant être utilisés dans des planteuses mécaniques. Cette mécanisation de la culture est d’ailleurs en voie de réalisation. Mais la pomme de terre a le grand avantage de pouvoir se développer dans tous les terrains, si bien que c’est surtout dans les pays pauvres qu’on la cultive. D’autre part,

comme pour tous les tubercules, le rendement à l’hectare

est grand.

Les terres à pomme de terre sont très nombreuses. Une condition essentielle si l’on veut de hauts rendements est que le terrain soit susceptible d'acquérir à une grande profondeur un ameublissement aussi complet que possible. En effet, le développement qu’'atteint l’appareil foliacé est énorme et M. Riscer a trouvé que la transpiration moyenne par heure et par dm? de la surface foliacée est de 0,09 er. d’eau. Pour subvenir à un tel besoin d’eau les quantités de pluie tombées pendant la durée -de la végétation de la pomme de terre sont presque dans tous les cas tout à fait insuffiantes. Il faut done que cette plante trouve emmagasinée dans le sol et le sous-sol

une ample provision d'humidité : de là l’utilité de toutes |

les façons aratoires et préparations du sol destinées à assurer l’emmagasinement de réserves d'humidité.

La fertilité naturelle du terrain exerce bien entendu une influence considérable sur les récoltes; mais il ne faut pas croire que sa pauvreté soit une raison d’exclusion, et c’est là un fait très important, répétons-le. Sur

sér cost

ver: #7 / de

Page 1