V. — Bourgogne
La hausse est très nette sur toutes les propriétés de qualité normale, mais elle varie suivant la nature et la situation des domaines. On peut estimer la plus-value à 30 ou 40 0/0 pour les bonnes propriétés d’élevage, bien situées et d’exploitation facile; à 20 0/0 pour les propriétés comportant peu de prés et constituées par des terres de qualité moyenne. Les bonnes parcelles de terres ou de prés, détachées, de 1 à 3 hectares, ont souvent gagné plus de 50 0/0.
Dans les communes très morcelées, la hausse est à peine sensible.
Dans le Charolais, où les propriétés se vendaient bien avant la guerre, l’augmentation est de 25 à 30 0/0. Le mouvement de hausse paraît s’arrêter sous l’influence des craintes qu’inspire la situation générale et aussi des difficultés de plus en plus considérables de main-d’œuvre.
Les acquéreurs sont les paysans propriétaires et les fermiers; on trouve aussi quelques rares acquéreurs parmi les commerçants désirant diriger leurs enfants vers l’agriculture Les fermiers absorbent au moins les deux tiers des propriétés à vendre. On admet que les fermiers exploitant des domaines d’une certaine importance ont réalisé des économies s’élevant annuellement au quadruple de leur fermage, sans préjudice de la plus-value du cheptel qui s'est produite de 1914 à 1919.
La propriété paysanne, du fait des transactions immobilières, est en rapide progression.
L’activité des transactions s’est accrue dans de très fortes proportions ; certains affirment qu'elle a triplé.