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de la haine qui le poursuit ^, et il en appelle, pour justifier son acte, à la pratique de la circoncision le jour du sabbat 2.
A la suite, l'évangéliste note les diverses impressions qui se manifestent en tel ou tel groupe des auditeurs, ou se font jour successivement dans l'ensemble de la foule. « N'est-ce pas celui que l'on cherche à tuer ? observent quelques-uns des Juifs ; et voici qu'il parle librement. Les chefs ont-ils donc reconnu qu'il était le Christ ? Mais celui-ci, nous savons d'où il est, et le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'où il est ^. » D'autres disent : « Le Christ, quand il viendra, fera-til de plus grands miracles *? » Cependant, « est-ce de Galilée que vient le Christ ? L'Écriture ne dit-elle pas qu'il vient de Bethléem ^? » Et encore : « Où doit-il aller ? A la dispersion des Gentils ^? » Ou bien « veutil se tuer '? » « Nous avons pour père Abraham ^. » « Tu n'es qu'un Samaritain, un possédé du démon ^. » Et « jusqu'à quand nous tiendras-tu en suspens? Si tu es le Christ, dis-le donc ^° ! »
La vivacité de ces réflexions n'a d'égale que l'habileté de Jésus à 'en tirer parti, sans que jamais cependant le Sauveur aille au delà de déclarations mystérieuses et suggestives, réglées sur les dispositions mêmes de son auditoire et d'après l'ordre providentiel de sa manifestation.
Il est clair que, dans ces chapitres, l'évangéliste trace une suite de petits tableaux, sans se préoccuper
• Jean, v, 16-18. Voir t. i, p. 242.
- vif, 21-24.
3 vu, 25-27.