VI, 71; XV
" IV, 38; XV, 16; xvn, 18.
' XV, 20; XVI, 2, 20 sq.
* VI, 71; XIII, 10, 18, 21 sq.
1» XII, 7, 24 sq.
" I, Sd; VI, 63.
et le juge souverain des hommes au dernier jour ^, Ce qui est vrai, c'est que. la relation synoptique offre un beaucoup plus grand nombre d'instructions pratiques, ayant trait à la venue prochaine du royaume, à la nécessité de s'y préparer, aux conditions requises pour y être admis, et aux diverses vertus que le Sauveur exige de ses disciples. Les entretiens du Christ johannique portent, au contraire, plus constamment sur sa personne, son rapport avec le Père, son rôle vis-à-vis du monde, les relations que ses disciples doivent avoir avec lui.
D'autre part, il est assez étonnant que, dans notre Évangile, des discours tenus à des époques notablement séparées paraissent se référer les uns aux autres. Ainsi, à la fête de la Dédicace, Jésus reprend quelques traits de l'allégorie du Bon Pasteur prononcée à la solennité précédente. « Vous, dit-il aux Juifs, vous ii(^ croyez pas, parce qu(> vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix, et je les connais et elles me suivent. Je leur donne une vie éternelle, et elles ne périront pas à jamais, et personne ne les ravira de ma main ^. » Au début de ses entretiens durant la fête des Tabernacles ^, il fait de même allusion à la guérison du paralytique, opérée longtemps auparavant *.
Entre le discours adressé à Nicodème, certaines déclarations de la fête des Tabernacles, et le discours qui clôt le chapitre xii, se remarque encore une analogie assez étroite : de part et d'autre, on retrouve l'idée du Clirist lumière ^, ayant reçu sa doctrine du Père ^, haï du monde ', exhaussé de ter-
' Jean, V, 21-'29; vi, 39, 40, 5S.
^ X, 26-28; cf. x, 7 sq.
' III, 19; VIII, 12; xii, 46.
" m, 11-12; VII, 16; xii, 44, 49, 50.