L’IDENTITÉ DES ESPRITS
Cependant la question de critique qui se pose au sujet de la doctrine spirite n’est pas épuisée. Estil bien sûr que les esprits n’aient pas dit autre chose que ce qui fait la substance du livre d’Allan Kardec ? et l’on a vu les révélations païennes, et surtout les âmes du purgatoire dire précisément le contraire.
Mais encore est-il bien sûr que les esprits aient dit tout ce que leur attribue cet ouvrage ? Est-il possible que l’esprit de saint Paul , de saint Augustin, de saint Louis, deFénélon, de Bossuet, de Pascal, d’Adolphe Monod, aient parlé comme les fait parler Allan Kardec? Le problème est surtout d’ordre littéraire. Examinons les citations qui nous sont soumises ; nous n’avons que l’embarras du choix.
aj Le problème littéraire
Voici par exemple saint Paul qui semble avoir pris à tâche de contrecarrer toute sa prédication d’autrefois, sans daigner le moins du monde nous prévenir du changement radical.
Graviter vers Tunité divine, tel est le but de l’humanité ; pour y atteindre; trois choses sont nécessaires : la justice, l’amour et la science; trois choses y sont opposées et con- • traires : l’ignorance, la haine et l’injustice. Eh bien! je vous le dis en vérité, vous mentez à ces principes fondamentaux en compromettant l’idée de Dieu par l’exagération de sa sévérité; vous la compromettez doublement en laissant pénétrer dans l’esprit de la créature, qu’il y a en elle plus de clémence, de mansuétude, d’amour et de véritable justice que vous n’en attribuez à l’être infini ; vous détruisez même l’idée de l’enfer en le rendant ridicule et inadmissible à vos croyances, comme l’est à vos cœurs le hideux spectable des bourreaux, des bûchers et des tortures du moyen âge! Quoi donc ! Est-ce quand l’ère des représailles aveugles est à jamais bannie des législations humaines que vous espérez la maintenir dans l’idéal? Oh! croyez moi, croyez moi. Frères en Dieu et en Jésus-Christ, croyez moi, ou résignez-vous à laisser périr entre vos mains tous vos dogmes plutôt que de les laisser varier, ou bien revivifiez-les en les ouvrant aux bienfaisantes (sic) effluves que les Bons y versent en ce moment. L'idée de l’enfer avec ses fournaises ardentes, avec ses chaudières bouillantes, put être tolérée, c’est à dire pardonnable dans un siècle de fer ; mais au dix-neuvième, ce n’est plus qu’un vain fantôme propre tout au plus à effrayer les petits enfants, et auquel les enfants ne croient plus lorsqu’ils sont grands. En persistant dans cette mythologie effrayante, vous engendrez l’incrédulité mère de toute désorganisation sociale; car je tremble en voyant tout un ordre social ébranlé et croulant sur sa base faute de sanction pénale. Hommes de foi ardente et vive, avant garde du jour de la lumière, à l’œuvre donc ! non pour maintenir des fables vieillies et désormais sans crédit, mais pour raviver, revivifier la véritable sanction pénale, sous des formes en
rapport avec vos mœurs, vos sentiments et les lumières de votre époque.
Qu’est ce, en effet, que le coupable? Celui qui, par un écart, par un faux mouvement de l’âme, s’éloigne du but de la création, qui consiste dans le culte harmonieux du beau, du bien, idéalisés par l’archétype humain, par l’Homme-Dieu, par Jésus-Christ.
Qu’est-ce que le châtiment ? La conséquence naturelle, dérivative de ce faux mouvement ; une somme de douleurs nécessaire pour le dégoûter de sa difformité, par Texpérimentation de la souffrance. Le châtiment, c’est l’aiguillon qui excite l’âme, par l’amertume, à se replier sur elle-même, et à revenir au rivage du salut. Le but du châtiment n’est autre que la réhabilitation, l’affranchissement. Vouloir que le châtiment soit éternel, pour une faute qui n’est pas éternelle, c’est lui nier toute raison d’être.
Oh ! je vous le dis en vérité, cessez, cessez de mettre en parallèle, dans leur éternité, le Bien, essence du Créateur, avec le Mal, essence de la créature ; ce serait créer là une pénalité injustifiable. Affirmez, au contraire, l’amortissement graduel des châtiments et des peines par les transmigrations, et vous consacrerez, avec la raison unie au sentiment, l'unité divine (1).
Paul, Apôtre.
Pour la clarté de cette dernière phrase, l’apôtre eût mieux fait de parler grec. Mais peu importe.
Quiconque a lu saint Paul peut attester que l’apôtre a complètement changé d’idées, c’est son droit ; mais pourquoi ne déclare-t-il pas que ses opinions d’autrefois étaient fausses, ce n’est plus son droit
(1) Allan Kardec. Le Livre des Esprits, p. 436,
que de se réclamer de Jésus-Christ pour affirmer que le péché n’est qu’un écart, le châtiment une conséquence naturelle, dérivative de ce mouvement, sans nous avertir au préalable qu’il conçoit aujourd’hui Jésus-Christ, d’une façon diamétralement opposée à sa manière d’autrefois. Le premier mot de. l’apôtre des gentils en cette occurence devait être une condamnation formelle de ses épîtres. Un honnête homme ne craint pas de le dire lorsqu’il renie son œuvre; mais saint Paul, lui, ne craint pas, au contraire, d’entretenir l’équivoque. Voilà un caractère qui a singulièrement dégénéré en même temps que sa pensée philosophique est devenue assez banale et son style légèrement emphatique.
Cette citation est un peu longue, mais à tout seigneur tout honneur. Il est permis de glisser sur les paroles de saint Louis dont nous ne connaissons ni le style, ni la théologie particulière.
Voici maintenant un spécimen de la nouvelle prose de Fénélon :
De toutes les imperfections humaines, la plus difficile à déraciner, c’est l’égoïsme, parce qu’il tient à l’influence de la matière dont l’homme, encore trop voisin de son origine, n’a pu s’affranchir, et cette influence, tout concourt à l'entretenir : ses lois, son organisation sociale, son éducation. L’égoïsme s’affaiblira avec la prédominance de la vie morale sur la vie matérielle, et surtout avec l’intelligence que le spiritisme vous donne de votre état futur réefet non dénaturé
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par les fictions allégoriques ; le spiristisme bien compris, lorsqu’il sera identifié avec les mœurs et les croyances, transformera les habitudes, les usages, les relations sociales. L’égoïsme est fondé sur l’importance de la personnalité ; or, le spiritisme, bien compris, je le répète, fait voir les choses de si haut que le sentiment de la personnalité disparaît en quelque sorte devant Timmensité. En détruisant cette importance, ou tout au moins en la faisant voir pour ce qu’elle est, il combat nécessairement l’égoïsme (1). »
Certes, Fauteur du traité de VEclucation des filles, de Télémaque et des Dialogues des morts, n’a pas gagné en quittant cette terre.
La péroraison d’un sermon de charité de saint Vincent-de-Paul est une de ces pages dont on a dit avec raison qu’un curé de campagne n’en voudrait pas pour son prône :
Aimez-vous les uns les autres, c’est toute la loi; loi divine par laquelle Dieu gouverne les mondes. L’amour est la loi d'attraction pour les êtres vivants et organisés; l’attraction est la loi d’amour pour la matière inorganique.
N’oubliez jamais que l’esprit, quel que soit son degré d’avancement, sa situation comme réincarnation ou erraticité, est toujours placé entre son supérieur qui le guide et le perfectionne, et un inférieur vis-à-vis duquel il a les mêmes devoirs à remplir. Soyez-donc charitables, non seulement de cette charité qui vous porte à tirer de votre bourse l’obole que vous donnez froidement à celui qui ose vous la demander, mais allez au devant des misères cachées. Soyez indulgents pour les travers de vos semblables ; au lieu de mépriser
(1) Allan Kardec, lor. cit., p. 386.
rignorance et le vice, instruisez-les et moralisez-les, soyez doux et bienveillants pour tout ce qui vous est inférieur ; soyez le même à l’égard des êtres les plus infimes de la création, et vous aurez obéi à la loi de Dieu (1).
S. Vincent de Paul.
C’est que saint Vincent-de-Paul n’était peutêtre pas un écrivain de premier ordre, dira-t-on. En tout cas, c’était un grand cœur, et on ne s’en douterait pas à lire ses écrits posthumes.
Une communication du Livre des Médiums débute ainsi :
Lorsque vous voudrez recevoir des communications de bons esprits, il importe de vous préparer à cette faveur par le recueillement, par de saines intentions, et par le désir de faire le bien en vue du progrès général ; car souvenez-vous que l’égoïsme est une cause du retard de tout avancement. Souvenez vous que si Dieu permet à quelques uns d’entre vous de recevoir le souffle de certains de ses enfants qui, par leur conduite, ont su mériter le bonheur de comprendre sa bonté infinie, c’est qu’il veut bien, à notre sollicitation, et en vue de vos bonnes intentions, vous donner les moyens d’avancer dans sa voie ; ainsi donc, médiums ! mettez à profit cette faculté que Dieu veut bien vous accorder (2).
Devinez-vous l’auteur de cette prose honnête et filandreuse? s’écrie Aloys Berthond. Littérateurs, mes frères, je vous le donne en cent. O grand
(1) Allan Kardec, loc. cit. p. 374.
(2) Allan Kardec. Licre dos médiums, 9' édition, p. 479.
Pascal! qu'est devenu ton « esprit » ? Est-ce bien ta signature que je vois au bas de ce discours? J'aime mieux croire qu’elle est apocryphe (1).
Le Christ a dit aux hommes : Aimez-vous les uns les autres. Cette recommandation renferme celle d’employer tous les moyens possibles de leur témoigner de Taffection, sans entrer pour cela dans aucun détail sur la manière d’atteindre ce but. S’il est vrai que rien ne peut détourner le Créateur d’appliquer la justice, dont il est le type, à toutes les actions de l’esprit, il n’en est pas moins vrai que la prière que vous lui adressez pour celui qui vous inspire de l’affection, est pour lui un témoignage de souvenir qui ne peut que contribuer à alléger ses souffrances et le consoler. Dès qu’il témoigne le moindre repentir, et alors seulement^ il est secouru; mais on ne lui laisse jamais ignorer qu’une.âme sympathique s’est occupée de lui, et on lui laisse la douce pensée que son intercession lui a été utile. Il en résulte nécessairement de sa part un sentiment de reconnaissance et d’affection pour celui qui lui a donné cette preuve d’attachement ou de pitié ; par conséquent, l’amour que recommandait le Christ aux hommes n’a fait que s’accroître entre eux; ils ont donc tous deux obéi à la loi d’amour ou d’union de tous les êtres, loi divine, qui doit amener l’unité, but et fin de l’Esprit (2).
Ceci est d’Adolphe Monod. Emile Faguet n’y reconnaîtrait certainement pas cette langne si riche
(1) Aloys Berthond. Le surnaturel chrétien en regard de Vhypnotisme et du spiritisme. Lausanne. Bridel, 1896, p. 57.
(2) Réponse donnée par l’esprit de M. Monod, pasteur protestant de Paris, mort en avril 1856. Allan Kardec, loc. cit.^ p. 283.
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et si belle qu’il a tant admirée, pas plus que nous n’y reconnaissons nous-mème l’auteur de Lucile et le grand orateur protestant.
Mais voici le clou, relevé par Flournoy parmi les élucubrations d’un esprit qui se donnait pour Victor Hugo lui-même, adressées à Hélène Smith :
L'amour, divine essence, insondable mystère.
Ne le repousse point, c’est le ciel sur la terre.
Et encore :
L’amour, la charité seront ta vie entière.
Jouis et fais jouir, mais ne sois jamais fière. (1)
Ce sont des vers de mirlitons.
Sans nous flatter de posséder à un degré quelconque le bon goût et le sens littéraires, il est évident, en face de ces citations, que les spirites, Allan Kardec en tête, en sont totalement dépourvus. En dehors de ces derniei’s vers qui proviennent d’une autre source, qu’il s’agisse de saint Paul, de saint Louis, de Pascal, d’Adolphe Monod, c’est toujours le même patois. On a peine à s’imaginer que des hommes intelligents aient pu croire à l’authenticité de pareils témoignages. En leur présence, M. Lenoir pense qu’il y a des faussaires parmi les soi-disants esprits supérieurs. Il se trompe, des faussaires eussent été plus adroits.
(1) Flournoy, Des Indes à la planète Mai'Sy p. 82.
Vrain-Lucas, qui pendant plusieurs années mystifia un illustre savant, M. Chasles, en lui vendant des lettres de Galilée, de Charles-Quint et de toutes sortes de personnages, s’efforçait au moins d’imiter le style et la tournure de leurs écrits. Les spirites n’y songent même pas. Tout sens critique leur fait absolument défaut et M. Dechambre a raison : « On ne peut voir, dit-il, dans cette doctrine réoélée par des esprits supérieurs, que la paraphrase outrecuidante et le mélange disparate de croyances qui traînent à travers le monde depuis les premiers âges (1). »
b) Ije Problème de critique pure
Cependant le problème de l’identité des esprits n’est pas seulement un problème de critique littéraire. On s’appuie sur des raisons d’ordre intime pour affirmer l’identité des esprits; supposons, par exemple, le cas le plus topique et le plus banal :
On me raconte un fait qui m’est personnel, tout à fait intime, ce qui s’est passé un certain jour entre un membre de ma famille décédé et moi, on me révèle un secret que nous étions seuls à connaître : « Tu vois bien, me dit-on alors, que c’est l’esprit de ce parent mort qui te parle. »
Voilà l’argument capital des spirites, la preuve
(1) D' Gibier, Le SpiriUsme^ p. 821,
capable de convertir le monde, assure-t-on. C’est le dernier mot de toute discussion qui, sous une forme ou sous une autre, banale ou plus relevée, a amené au spiritisme le nombre le plus considérable de ses adeptes.
Il faut avouer d’ailleurs que cet argument, capable au premier abord de fermer la bouche à n’importe quel sceptique, n’a guère cours dans les milieux cultivés. Mais c’est l’argument populaire par excellence dont on abuse en bas, sinon en haut de l’échelle spirite.
Cependant il est bien pauvre. Sans recourir aux divers mécanismes psychologiques capables d’expliquer des révélations d’ordre intime, supposons qu’il faille nécessairement un esprit pour découvrir mes secrets les plus cachés. Avec le sens critique le plus élémentaire il est aisé de répondre : N’importe quel esprit peut les connaître.,Mes parents morts sont autour de moi, c’est entendu, mais d’autres esprits s’y trouvent aussi, et quand s’est passé le fait intime, quand une parole mystérieuse a été prononcée entre mon père et moi, je suppose qu’il y avait là des esprits qui ont pu saisir cette parole. Que dis-je? Les esprits peuvent lire dans ma pensée et l’esprit du voisin est, sans contredit, aussi lucide que celui de mon père.
Il y a de bons et de mauvais esprits, on nous l’a dit. Il en est qui se font un malin plaisir de révéler au grand jour des secrets de famille. Il y a même
des esprits farceurs, nous l’avons tu, et à ce propos les histoires les plus curieuses et les plus amusantes circulent un peu partout. En voici une :
Dans une petite ville du Sud-Ouest des officiers de l’armée française s’entretenaient fréquemment, au café ou au cercle, avec un spirite convaincu que nous appellerons M. D... Ce dernier leur racontait un jour qu’un esprit peut revêtir momentanément les apparences de notre personnalité terrestre, tout comme le Diable avait revêtu l’apparence du clerc Garrigou pour servir les Trois messes basses d’Alphonse Daudet.'
Cette affirmation, plus qu’étrange pour nos jeunes officiers, leur inspira, dans un éclair aussi subit que génial, l’idée d’une vaste mystification. Un soir d’hiver où le Préfet du département donnait un bal, on essaya de faire accroire à M. D... qu’il avait été vu au bal et qu’il s’y était comporté comme un goujat, commettant je ne sais plus quel gros scandale. Et M. D..., qui toute sa vie avait vécu loin des salons, surpris tout d’abord, et cherchant le mot de l’énigme, finit par s’imaginer qu’un de ses amis morts s’était emparé de son enveloj)pe terrestre pour aller faire du scandale à la Préfecture. Et le plus piquant de l’affaire, c’est que les tables, consultées, confirmèrent son opinion. L’esprit du mort, assure-t-on, s’accusa luimême, demanda pardon àM. D... et il fut impossible de désiller les yeux de ce dernier.
! il
Que des jeunes gens s’amusent à berner un naïf, cela s’explique; que ce naïf, surtout s’il est doublé d’un spirite, refuse d’avouer qu’il a été joué, cela n’a rien de surprenant; mais que les esprits des morts s’amusent à perpétuer une mystification, est-ce admissible ?
Nous avons de bonnes raisons pour croire que l’anecdote est authentique; mais supposons qu’elle nous soit parvenue amplifiée et même qu’elle ait été inventée au coin du feu, un spirite auquel nous l’avons soumise nous dit : « Si l’histoire n’est pas vraie elle est très vraisemblable', les esprits farceurs sont capables de tout et l’on a vu plus fort (1). »
Evidemment, s’il y a des esprits farceurs, ils sont capables de tout.
Par contre, nous sommes tout à fait incapable de les discerner d’avec les esprits sérieux. Plus ils sont farceurs et mieux ils jouent leur rôle. Quel
(1) L’on a vu plus fort, en effet. Ce même M. D... raconte volontiers, dans la Reçue spirite (cf. année 1896), les communications qu’il obtint et dont quelques-unes portent le sceau d’une mystification plus audacieuse encore. Les communications de M. D... sont attestées par un groupe de personnes, dans lesquelles, à tort ou à raison, on se plaît à voir de joyeux compères. Veut-on savoir à quel degré M. D... est susceptible d’être joué? Voici : Un soir un esprit fait pleuvoir autour de lui de gros sous ainsi que des pièces d’argent. Comme il vient de ramasser un écu de cinq francs, un de ses compagnons le lui réclame comme étant sa propriété. Et M. D..., qui est l’honorabilité même, s’empresse de le lui restituer. Mais alors il croit que la pièce de cinq francs vient d’en haut et il croit en même temps qu’elle appartient à son ami!... La naïveté dépasse les bornes. Et dire que la Reçue spirite fourmille d’histoires et de communications de ce calibre î
est le critérium qui nous permettra de les reconnaître? A quel moment parviendrons-nous à les prendre en flagrant délit de fumisterie ?
Mais il y a plus que des esprits farceurs, mystificateurs ou menteurs, il y a les mauvais esprits, ceux qu’Allan Kardec consent à appeler les démons et qui peuvent se déguiser en anges de lumière et nous jouer tous les mauvais tours possibles.
Bref, pour tout résumer, si nous croyons aux esprits, nous ne savons jamais à qui nous avons affaire. Non seulement ils se contredisent, mais leur identité est impossible à établir.
On voit ce que devient la valeur religieuse de théories, dont les auteurs, la plupart du temps inconnus ou anonymes, plus que suspects lorsqu’ils se nomment, et toujours insaisissables, se dérobent à toute investigation sérieuse, à toute critique raisonnée.