‹ La valeur religieuse du spiritismeChapitre 17 sur 40 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

La Critique des théories d’interprétation

Jusqu’ici, nous avons supposé : « Si les morts parlent », et nous avons conclu : Leur enseignement ne peut nous être utile.

11 est temps de se demander s’il est bien vrai

qu’ils parlent, et si 'les phénomènes qui ont été exposés en premier lieu ne sont pas susceptibles d’autres interprétations.

Un fait incontestable qui ressort clairement de cet exposé, c’est que tous les phénomènes paraissent avoir une cause intelligente. Cette constatation, une fois établie, les spirites se sont dit en bonne logique : « Tout effet a une cause. Tout effet intelligent a une cause intelligente (1). » Cela va de soi.

Mais leur logique n’est plus aussi impeccable dans la suite du raisonnement : Cette intelligence ne peut résider qu’en l’homme ; mais l’homme ici est invisible ; or, l’homme invisible, c’est l’àme détachée du corps, désincarnée après la mort, donc ces phénomènes sont l’œuvre des esprits des morts.

Ce second raisonnement pèche par la base : il n’est pas certain que l’homme soit la seule intelligence qui peuple l’univers ; il peut exister des intelligences étrangères à l’homme, les anges et les démons, par exemple. Il n’est pas vrai non plus que l’homme invisible soit nécessairement l’âme désincarnée après la mort. Ldiomme invisible pourrait être- un ensemble de faits psychiques ayant leur point de départ en nous-même. Il se pourrait que l’ârne pùt se détacher du corps en pleine vie, ou du moins s’extérioriser et produire des manifes-

(1) Epigraphe de la Rectie spirite.

tâtions extérieures. Dans aucun de ces deux cas, ces manifestations ne seraient dues aux esprits des morts.

Ces différentes hypothèses ont été émises et soutenues par des hommes très éminents. On peut même affirmer que dans le monde scientifique, on penche plutôt vers la seconde de ces hypothèses que vers les solutions spiritualistes. Elles ont donné naissance à diverses théories qui se présentent d’elles-mêmes à l’examen.

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