‹ La valeur religieuse du spiritismeChapitre 33 sur 40 · SPIRITISME OU PSYCHISME · texte numérisé non relu

SPIRITISME OU PSYCHISME

On nous fait ici une objection. On nous dit : « En rejetant les théories, et en gardant les faits, vous avez dépouillé le spiritisme de sa dogmatique et de sa morale, vous l’avez décapité. Mieux que cela, vous avez fait pressentir des interprétations nouvelles. Vous n’êtes plus spirite. L’ensemble de ce que vous avez retenu ne mérite plus le nom de spiritisme, et vous n’avez plus le droit de parler de sa valeur religieuse. »

L’objection est valable. Evidemment nous ne sommes pas, nous n’avons jamais été spirite.

Avec la deuxième question posée : « Quelle est la valeur religieuse des faits ? » Nous sortons forcément du spiritisme tel que le comprennent et le professent ses disciples, nous le transformons complètement, tout en gardant les faits sur lesquels il repose. En réalité, depuis la troisième partie de ce travail, nous ne sommes plus sur le terrain spirite.

Mais de quel mot nous servir pour désigner ce spiritisme mutilé, réduit à la plus simple expression de ses phénomènes ? Occultisme ? Le mot n’est pas exact. On voit quelquefois des spirites désabusés qui s’aperçoivent que les esprits les ont bernés, et qui, rejetant en bloc leurs enseignements, s’écrient : « Je ne suis plus spirite, je suis occul-

tiste. » Ils se trompent, ils emploient une expression impropre. L’occultisme est un système plus compliqué encore, qui s’embarrasse de doctrines secrètes et ne se contente pas d’étudier les faits.

Doit-on dire Psychisme ? Plutôt. Le mot ne parait pas suffisamment accrédité, peut-être, mais il présente cet avantage de relier les faits à toutes les hypothèses qu’ils provoquent. Et puisque le mot de spiritisme n’a plus sa raison d’être sous notre plume, nous inscrivons volontiers à l’actif du Psychisme tout ce qui a été dit de la valeur religieuse des faits en général.

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