‹ La valeur thérapeutique de la phrenicectomie dans les lésions tuberculeuses apicales à propagation basilaireChapitre 10 sur 25 · LE MIE · texte numérisé non relu

LE MIE

après l'intervention. Quand elle revient, on constate à l’écran une ascension très importante du diaphragme. La malade, qui se sent beaucoup mieux, a repris 1 kilo 42. L'expectoration a diminué de moitié, les bacilles sont moins nombreux (10 par champ). 8 mois après l'intervention, l’expectoration, très peu abondante, ne contient plus qu'un bacille par champ. La laryngite est très améliorée.

Un cliché radiographique montre que les dimensions de la caverne du sommet sont réduites d’un tiers au moins, la petite caverne centrale n’est plus visible. La malade a repris 5 kilo. 12. On a l'impression d’une véritable résurrection, comparable à celles que l’on observe dans les cas les plus heureux de pneumothorax. Actuellement, soit 10 mois après l'intervention, les résultats demeurent les mêmes. À noter que l'auscultation révèle toujours de gros bruits bumides. Ceci ne doit pas nous surprendre outre mesure, car nous avons souvent constaté chez les malades opérés de thoracoplastie la persistance de signes d’auscultations, de longs mois après l’intervention, alors même que celle-ci a donné d'excellents résultats cliniques. »

1i1 «Homme de 25 ans.

Tuberculose grave, progressive, unilatérale du poumon gauche, à forme broncho-pneumonique, avec processus récent de pneumonie caséeuse, nombreux bacilles dans les crachats.

Phrénicectomie gauche.

En 3 semaines élévation progressive de l’hémi-diaphragme avec mobilité paradoxale de plus en plus nette. En l’espace de 3 mois : transformation remarquable de l’état général et de l’état local. Les signes d’auscultation n’indiquent plus qu’une tubereulose à forme fibreuse prédominante. Les bacilles ont disparu. Le malade a repris son travail et sa santé s'améliore sans cesse ».

III 5 < Femme de 32 ans.

Tuberculose ulcéreuse progressive avec caverne au sommet droit. Aucun signe de maladie à l’autre poumon.

Phrénicectomie droite.

Les signes s’améliorent rapidement. Une série de radiographies annexées à l'observation font assister à une ascension progressive considérable de la moitié droite du diaphragme, au point que l'aire pulmonaire, neuf mois après, est réduite de moitié. Les signes pathologiques, déclare Goëtze, auraient presque totalement disparu ».

Pour terminer ce paragraphe, je citerai les conclusions que MM.

1) Cité dans : Technique, indications et valeur de la Thoracoplastie extra-pleurale, par Guilleminet.

2) Idem.

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