‹ La valeur thérapeutique de la phrenicectomie dans les lésions tuberculeuses apicales à propagation basilaireChapitre 14 sur 25 · LA ED · texte numérisé non relu

LA ED

À partir du 7 décembre, on lui prescrit 5 comprimés d'Elbon Ciba quotidiennement, ce qui provoque une baisse notable de la température, sans pourtant amener la malade jusqu’à l’apyrexie.

Une tentative de pneumothorax se heurte à un échec dû à des adhérences pleurales irréductibles.

Tout l'hiver et le printemps se passent sans qu’un progrès net se dessine. La toux, l’expectoration, les signes stethoscopiques restent à peu près invariables. La température combattue alternativement par la Cryogénine et l’Elbon, reste irrégulière et légèrement subfébrile : 37,4, 37,5.

On a l'impression que la marche lentement extensive des lésions tuberculeuses n’est pas enrayée. On envisage l’éventualité d’une thoracoplastie. Toutefois, comme cette perspective effraie la malade, nous décidons d'essayer tout d’abord une phrénicectomie à gauche.

L'opération est faite au milieu de juin 1925 par M. le Dr. Perret à Clarens.

Elle est parfaitement bien supportée. Les effets thérapeutiques de l'intervention sont rapides et très marqués. La température tombe immédiatement à la normale malgré la suppression des antithermiques, et reste dès lors rigoureusement et constamment physiologique. En même temps l’état du poumon, qui était demeuré jusque là, c’est-à-dire pendant 7 mois de cure rigoureuse, absolument stationnaire, commence à s'améliorer d’une façon régulière. La toux, lexpectoration diminuent d'intensité et d’abondance. Les signes d’auseultation se modifient parallèlement.

En octobre, la malade n’expulse plus que 4 à 5 erachats quotidiennement. Le poids qui était au moment de l’opération de 59,500 kilos. s'élève jusqu’en décembre 1925 à 65 kg. 700.

La respiration devient plus rude qu’obscure sur lhémithorax gauche. Les râles se cantonnent exclusivement au sommet. On preserit du Thiocol et de l'huile de foie de morue.

En décembre 1925, lies bacilles, qui atteignaient encore le chiffre V. de l'échelle Gaffky en octobre, tombent au chiffre IL.

En février, l’expectoration disparaît complètement ; il est impossible de refaire une analyse. L’auscultation ne décèle que quelques craquements secs à la toux au niveau de la zone d’alarme gauche.

Une radiographie est prise au début de mars. Elle figure dans ce travail. (Fig. 4.) Elle montre une élévation considérable de l’hémidiaphragme, qui dessine une ligne à courbure normale s’insérant sur la partie moyenne de l’ombre cardiaque. Le fait le plus frappant consiste dans l’éclaircissemient considérable de la région moyenne du poumon gauche, qui était précisément la partie la plus opaque de l’organe sur la radio initiale. On n’y distingue plus que des traînées en marbrures ; la transparence générale du poumon est bonne. Au sommet, les ombres pathologiques ont pris un aspect ponctué, fibreux

DD En

ou un aspect en traînées évoquant l’idée d’une transformation fibreuse active des lésions.

Page 1