IG
Le poids est de 68 kg. 800 le 7 septembre 1925.
Pendant une cure de 14 mois, on n’a donc rien gagné. Les lésions s'aggravent et s'étendent ; leur caractère évolutif ne se modifie pas.
Bien au contraire ; le 23 août, des poussées d’un genre nouveau font leur apparition. La fièvre s'élève à 39°, puis descend en escalier en + à 5 jours aux chiffres habituels.
Le 10 septembre, une nouvelle poussée apparaît : 39,3° ; le 11 septembre : 38,6°; puis la fièvre s’installe et prend un caractère ondulant.
Nous craignons que l’évolution ne se précipite, et, pour y parer, le malade refusant une thoracoplastie, nous décidons de lui proposer une phrénicectomie, qui est acceptée.
L'opération est pratiquée le 23 septembre 1925.
Elle n’est pas faite par notre chirurgien habituel, et comporte seulement, à notre regret, la section du phrénique, au lieu de l’arrachement du nerf.
On peut voir sur la radiographie faite 3 mois plus tard, l’élévation assez importante de l’hémi-diaphragme gauche, qui, d’inférieur qu'il était par rapport au droit, lui devient supérieur, noyant la pointe du cœur sous son niveau opaque. (Fig. 6.)
Les effets cliniques observés à la suite de l'opération ne sont pas complets, ni aussi marqués que ceux relevés dans notre observation I. Ils sont cependant importants et conformes à notre principal desideratum. Peu de jours après l'opération, la fièvre perd le caractère ondulant et nettement fébrile qui nous avait un moment inquiété. Elle reprend un rythme modérément subfébrile, et sous l’influence du repos et de l’administration discontinue de petites doses d'Elbon et de Cryogènine, elle se rapproche lentement de la normale. L’apyrexie est à peu près atteinte dans le courant de mars 1926 sans antithermiques.
L'état lésionnel du poumon gauche est peu modifié par l’intervention opératoire. L’expectoration reste assez abondante et bacillifère.
Le succès de la phrénicotomie se réduit ici à l'arrêt brusque, confirmé et, nous l’espérons, définitif, des poussées extensives bruyantes et hautement fébriles qui menaçaient de transformer à bref délai un cas à marche subaigüe en une tuberculose à marche rapidement extensive, gagnant, par degrés, la totalité du poumon gauche.
On discerne nettement sur la radiographie de décembre 1925 que c’est bien à la partie moyenne du poumon gauche que s’accumulaient les ombres témoignant de l’extension caséifiante du processus vers la base.
Fait à noter, paradoxal : le poids du malade s’est abaissé depuis l'opération de 68 kg. à 61 kg. 500.