CRE
marche de l’opération, n’a pu provoquer un aäffaissement total ou
suffisant de la cage thoracique.
d). Opération efficace el suffisante en elle-même.
Enfin et c’est ici l'indication qui semble prévaloir et l'emporter aujourd’hui sur toutes celles que nous venons d’énumérer, la phrénic-
ectomie est couramment appliquée pour combattre les lésions chro-
niques affectant les régions basilaires du poumon : cavernes tuberculeuses sous-hilaires ou juxta-diaphragmatiques, abcès pulmonaire, dilatations bronchiques, hémoptisie récidivantes à point de départ basilaire.
Pour de nombreux auteurs, la forme anatomique de ces lésions tuberculeuses du lobe inférieur a peu d'importance. On trouve dans la littérature des exemples fréquents démontrant que le succès n’est pas conditionné par telle ou telle forme. Quoiqu'on l’emploie le plus
souvent pour traiter les lésions cavitaires, les formes infiltratives,.
notamment celles à évolution lente et peu fébrile, en tirent aussi un grand profit, pourvu toujours que leur siège soit à la base.
$S 4, Mode d’action.
Comme pour le pneumothorax, comme pour la thoracoplastie, il y a lieu de considérer deux effets primordiaux : la réduction de volume de l’hémi-thorax et Ia moindre mobilité du poumon.
La réduction de volume tout d’abord, supprime la distension des alvéoles pulmonaires et par là-même influence la circulation sanguine et lymphatique. Cependant les auteurs ne sont pas encore d'accord au sujet de cette action. Les uns affirment qu’il se produit une stase au niveau de la partie collabée, les autres que la cireulation se fait plus rapidement et plus abondamment.
Quoiqu'il en soit on peut dire qu’il se produit dans le territoire pulmonaire affaissé une modification circulatoire importante.
Le changement dans la circulation favorise la cicatrisation des
lésions existantes. Le changement de volume et le déplacement du-
poumon ont encore un autre résultat ; ils provoquent un rétrécissement des bronchioles en obstruent d’une façon plus ou moins complète la lumière, de telle façon que les matières infectantes n’ont plus la faculté de progresser par « embolie » le long de ces canaux préformés et béants comme ils le sont dans un poumon normal.
Enfin le collapsus change la direction des bronches et permet ainsi que le drainage des parties nécrosées et des cavernes basilaires, presque impossible auparavant, s’accomplisse notablement mieux par la correction de la déclivité.
L’immobilité, elle, favorise le travail de sclérose : les éléments cellulaires amenés par la circulation, peuvent travailler activement