‹ La valise de MolièreChapitre 13 sur 24 · DL' CROISA · texte numérisé non relu

DL' CROISA

C'est Cormier qui a fait peur aux bandits.

LA THORILLIÈRE

C'est Cormier qui a ramassé la valise.

MOLIÈRF.

C'est Cormier qui a mes manuscrits.

DU CROISY

Il les rendra...

LA THORILLIÈRE

Et à l'instant !... Je vais lui parler de près.

MOLIÈRE

Tout beau, la Thorillière ! vous y allez comme un ancien capitaine aux dragons du Roi. Couper les oreilles à messire Cormier ne serait ni un bien noble exploit, ni une bien belle besogne, quoiqu'il y ait de la marge, et, pendant ce temps, les autres décamperaient avec la proie. Mieux vaut moins de bruit, et tout mener en douceur. Laissez-moi faire.

DU CROISY

Il vient, je crois.

MOLIÈRE

Il ne sait pas vos noms ?

LA THORILLIÈRE

Dieu merci !

MOLIÈRE

Gardez-vous de prononcer le mien. Pour bien faire, traitez-moi comme un ancien camarade, l'orateur de la troupe , celui qui dirige vos répétitions ; et tenez, récitez-moi une des scènes qu'il vous a données : celle-ci, que je dois refaire pour un Scapin, dont j'ai l'idée. Vous, du Croisy, vous êtes Joguenet, vous, la Thorillière, vous jouez le vieil Alcantor. Allez !

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