‹ La valise noireChapitre 13 sur 52 · De U PopeUiniére, tir. II, p · texte numérisé non relu

De U PopeUiniére, tir. II, p

fut presque tout entier consacré à découvrir, aux lies Bimini, la miraculeuse fontaine dont les eaux rajeunissaient. Il la chercha pendant six mois, allant d'ile en lie et buvant à toutes les sources, « sans en devenir plus jeune pour cela. » De retour en Espagne, on lui accorda le gouvernement de tous les pays qu'il avait reconnus, à la condition qu'il exterminerait, en passant, les Caraïbes, qui avaient massacré plusieurs Espagnols descendus dans leurs îles pour faire de l'eau. Jean Ponce débarqua, en effet, à la Guadeloupe ; mais il fut forcé de regagner ses navires après avoir perdu plusieurs de ses gens qui furent rôtis par les vainqueurs à la vue de leurs compagnons épouvantés. Ponce,, qui avait été lui-même blessé d*un coup de flèche, se dirigea vers Tlle de Borriquien (Porto-Rico) avec une des caravelles, tandis que l'autre retournait en Europe € porter nouvelle comme les sauvages étaient aussi prêts de manger les Espagnols que jamais^ si on voulait leur en envoyer.»

Le nouveau gouverneur enrôla pourtant d'autres soldats à Porto-Rico, et fit voile vers 1» Floride ;

LE «BIBSIX.. — ïiA FLORIDE 35

mais il y éprouva le même sort qu'aux Antilles. Repoussé par les sauvages, il fut forcé de regagner Cuba» oà il mourut de ses blessures*

Deux autres expéditionSt conduites par Lucas d'AilIon et Pampbile de NarbaCz^ échouèrent éga«lement ^ Enfin Charles Y nomma Ferdinand di Sotto gouverneur de la Floride, « avec autorisation d'y ériger en marquisat trente lieues de long sur quinze de large ^. » Ce Ferdinand di Sotto était un des aventuriers qui étaient revenus du Pérou, portant dans leurs noanteaux troués les dépouilles d'ÀtaMiba 3, et qu'un premier succès avait enhardi à toutes les entreprises. Il débarqua en Floride Tan 1534, avec sept cents hommes de pied et trois cents chevaux» sur le territoire du parakousse d'Hirrigaj auquel il envoya proposer son alliance.

1. ffiétùwe âê la eowlvait â» la Ftùri^, par rinoR Otfellasfo d« la Vega. \ir. !«', p. 9.

Page 1