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VI. MATÉRIAUX FERRUGINEUX

Indicat ipsa soli facies subrufa, nec usque Tam regio infelix ferrum quæ non ferat ulla est (2).

Le faciès rouge du sol lui-même l'indique et il n’est pas de région si déshéritée qui ne porte en elle du fer.

Si le fer se trouve partout, il n’est pas partout exploitable, Les tas de scories, ferriers ou « crécys » de Puisaye s'arrêtent précisément comme les grès ferrugineux au ru de Varennes. Avigneau (3), Villefargeau et Monéteau renferment dans la vallée des lieux dits la Forge. Tartois signale leur existence (éphémère puisqu'on ne rencontre pas de scories) dès le vi° siècle (4). Il

(4) Les Gisements de phosphates de l'Yonne. Congrès Soc. sav. 1904, p. 118.

(2) Bourbon Nicolas, Ferreria, poème latin sur les ferriers de la Puysaie, 1533. Traduction Tartois. Coll. Lorin.

(3) xv° siècle. Lesire, Histoire de Toucy, 1908,

(4) Recherches sur la fabrication du fer. Auxerre, 1856. Coll. Lorin, III, p. 108. ET AES

déclare que pourrait être tentée Ja métallurgie du fer géodique de l’albien. Dans les grès de Saint-Georges, nous avons dosé 22 0/0 de fer. Malheureusement, il faudrait remuer tout le thureau pour en extraire un wagon |

Au contact des marnes aptiennes et des sables barrémiens, on rencontre des nodules ferrugineux en lentilles ou en couches horizontales. Si le gisement est plus élevé que le niveau hydrostatique, — cas général, — ces nodules sont oxydés à l’état d’hématite très traçante renfermant malheureusement du manganèse qui rend leur couleur brune.

Dans les eaux d’une nappe alluviale, les nodules restent imprégnés de sulfures et de matières organiques. D’après M. Servant, chimiste à Auxerre, leur composition moyenne serait la suivante :

Silice el Argile Acide carbonique Proloxyde de fer Chaux Manganèse Phosphore Magnésie

GCLNCO2=37.1%Fe0 50.503102 1Mn- USE 0;6HraceSs

En sectionnant certains nodules, on constate Eronsiion de la matière organique aux sulfures noirs (pyrite) et blanc (pyrrothine), puis au carbonate gris plus ou moins zoné et à l’oxyde de fer (limonite); le noyau de l’un d’eux était constitué par panopæa neocomiensis.

Ces nodules ne sont exploités qu’en face le confluent du ru de Beaulche et de l’Yonne. En plus des alluvions épaisses de un à deux mètres, on doit déblayer deux à trois mètres d'argile noire ou « camboua » pour extraire trois ou quatre couches de nodules d’un décimètre d’épaisseur.

Ils sont utilisés à la fabrication du noir de fer et du minium de fer (brun rouge), permettant l’application directe des couleurs sur le fer sans interposition de plomb.

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