TEMPÉRATURES NORMALES MENSUELLES A AUXERRE
Moyenne des
Moyenne Maxima Minima Saison JA VIe Le. A. 1e 196 403 — oi | NAS ER RÉNTIéT ART RTE 305 702 — 073 MATS EU RS MER 608 1192 20 AVE RME MAERE 1007 1602 5°1 | Printemps. 10°5 MAT LATE 4401 200 802 JUIN RASE CRE AESE 18° 2318 1202 t Juillet: 25 caf 196 2502 14° | Eté... . 18° Aoûbemematne ut 1901 2408 1304 Septembre... 1602 2106 4007 Oétobres srrte Fepsne 4005 1495 604 | Automne . 1101 Novembre. . . . . . 6°6 905 | 306 Décembre... 412 408 Oo | Année : 1006.
A Appoigny, les moyennes mensuelles sont plus élevées de 1°. Les chiffres d'Auxerre peuvent donc être admis pour la vallée moyenne et inférieure de la Beaulche.
Au point de vue de la végétation, les moyennes des maxima et minima mensuels offrent un certain intérêt. On constate qu’ils oscillent entre — 1°1 et + 25°2. Les trois mois d'hiver seuls ont une moyenne de minima égale ou inférieure à 0°, mais la moyenne générale d'aucun mois ne passe audessous de 0°. On ne signale guère que les années ‘1879 (décembre), 1880 (janvier), 1895 (février), où les moyennes mensuelles sont de — 5° environ.
Il est intéressant aussi de connaître les maxima et minima absolus, leur fréquence et leur durée. Un froid de — 15° par exemple, qui durera deux heures et ne sera atteint que tous les 5 à 10 ans, n’empêchera pas la végétation d’arbres qui ne supporteraient pas chaque année plusieurs matinées à — 12° par exemple.
Dans un même mois, la variation de température atteint 25°, parfois même 35° en mai.
Ce qui caractérise notre climat n’est pas la moyenne annuelle, mais la grande amplitude des variations de température et la durée des froids en certains hivers rapprochés.
La variation diurne reste généralement au-dessous de 20 degrés, mais elle peut atteindre 25.
La température moyenne de l’été étant 18°9 et celle de l'hiver 2°1, l’amplitude est de 16°8, supérieure de 4°8 à l’écart moyen pour la France.
Chaque année, on compte de 35 à 75 journées pendant lesquelles le thermomètre descend au-dessous de 0° et 4 à 15 journées seulement au cours desquelles il dépasse 30°. Les gelées blanches se font sentir jusqu’à fin mai (28 mai 1875).
Le minimum absolu observé en ces dernières années a été — 20° et le maximum 36°, d’où une amplitude de 56 degrés. Mais le maximum et le minimum absolus ont rarement lieu la même année.
D’après les expériences faites en Saxe, la température de l’air est inférieure de 0°8 dans les parties boïsées. La différence est sensible en été à la tombée de la nuit. Nous l’avons éprouvé en traversant à bicyclette des plateaux alternativement boisés ou nus.
Nous avons même pu apprécier par quelques observations en temps calme que les terrasses situées à mi-côte ont une température de 1° environ inférieure à celle du fond de la vallée où git l’eau régulatrice et à celle des plateaux qui subissent plus longtemps l’action des rayons solaires.
Nous reviendrons à propos des sources et des cultures sur la température de l’air, de l’eau et du sol.
c) HUMIDITÉ DE.L'AIR. — A Auxerre, l’humidité de l'air est sensiblement la même qu’à Paris. Sans observations précises, on peut inférer qu’elle est plus grande dans la vallée moyenne de Beaulche à cause de l’orientation occidentale du versant le plus élevé qui reçoit ainsi plus d’eau, de la nature imperméable ou sableuse du sol qui retient l’eau en surface et des massifs boisés nombreux dans la zone de l’albien que traversent les vents généraux (Sud-Ouest au Nord-Est).
Aussi y observe-t-on sur la vigne des maladies cryptogamiques plus intenses que dans les calcaires jurassiques situés au sud d'Auxerre. L’année 1908 en a donné malheureusement une confirmation. La récolte a été détruite par le mildiou.
Brouillards. — Le nombre moyen des jours de brouillard est de 23 par an. Le mois de novembre est le plus brumeux, puis janvier, décembre et octobre (4 à 10 jours par mois).
Les brouillards occupent toute la vallée de la Beaulche, alors que, dans celle de l'Yonne, ils sont parfois limités à quelques décamètres de chaque côté du fleuve. Cela tient à la présence des hoïs dans la petite vallée encaïissée et aussi
à ce fait que le ru ne peut produire de brouillards à lui seul, étant donné la faible surface de ses eaux. Les brouillards y sont donc généraux et non linéaires.
e) VENT. — Il y a lieu de distinguer la direction du vent, sa fréquence et son intensité.
Direction et fréquence. — Les vents du Sud-Ouest sont les plus fréquents. Le vent du Sud souffle surtout en hiver, les vents du Nord et Nord-Est, au printemps, ceux de l’Ouest, en été.
D’après les moyennes que nous avons établies de 1876 à 1880, on aurait les fréquences suivantes exprimées en nombre de jours pour chaque direction :
NE NÉ SM ENG SEPE SALMISORS-E DS-ENO 41j. 67j. 24j. 19j. 32j. 89j. 58j. 928 j. Total 358 jours.
On peut estimer que les 7 jours restant sont ceux où il ne fait pas de vent appréciable.
Si l’on distingue l’ensemble des vents venant du Sud de ceux venant du Nord (NO à E), on trouve en chiffres ronds 210 jours pour les vents équatoriaux contre 150 jours pour les vents polaires.
Les vents contribuent ainsi à adoucir le climat.
Intensité. — La vitesse moyenne du vent calculée pour Auxerre en 1896 a été la suivante pour châque mois en mètres par seconde :
Janvier F M A M j J A S O N D Année 2.09 2.25 2.61 2.04 2.15 1.90 2.14 1.82 1.56 2.05 1.93 2.27 206
Il y a donc peu de variation dans l’ensemble et vitesse modérée comme moyenne. Le maximum a lieu en mars et le minimum en septembre.Ce dernier mois est tempéré et peu pluvieux. Toutes raisons pour y maintenir la période des vacances.
On observe une variation diurne du vent très nette. Le plus souvent, les matinées sont calmes et le vent se lève vers 10 heures du matin pour atteindre son maximum vers le milieu de l’après-midi, surtout par les temps clairs. Cette observation a son intérêt pratique tant pour les moteurs à vent que pour les voyageurs.
Il importerait aussi de calculer le nombre d’heures pendant lesquelles le vent souffle avec une vitesse de plus de 0 m. 50 par seconde, vitesse susceptible de faire démarrer un moulin.
On en déduirait le nombre d'heures où la vitesse dépasse 15 mètres par seconde, c’est-à-dire 7 à l’échelle de Beaufort (1 à 12) ou 25 kgs par mètre carré. A cette vitesse, les vents commencent à devenir dangereux. On ne compte heureusement que quelques jours par an où cet excès se trouve réalisé.
Si nous ne donnons pas de chiffres, c’est que les conditions sont fort différentes au sommet des plateaux, lesquels sont beaucoup plus aérés que le fond des vallées. Les seuls moulins actuellement en fonction sont les deux turbines aériennes qui se relaient pour élever l’eau à Perrigny. Les dimensions du réservoir permettent de ne pas s'inquiéter du vent. Aussi n’avons-nous pu obtenir les renseignements précis que nous aurions eu des anciens meuniers de la zone portlandienne.
D’après les observations de M. David (1874-1880), nous avons calculé la vitesse moyenne du vent dans chaque secteur :
Directions N'GNE UE SE S SO O SO Mogeme Chelem OM E 1e RT. 5eES 22.610905 0 2
Ces chiffres, d’après « l’estime », sont doubles de la vitesse fournie par les anémomètres, puisque, d’après les tables, le 2 de l’échelle de Beaufort correspond à 5 mètres par seconde.
f) PRESSION ATMOSPHÉRIQUE. — Pour la période de 1873 à 1907, pendant laquelle ont été poursuivies régulièrement les observations, les moyennes réduites au niveau de la mer correction moyenne — 12"" sont les suivantes pour AuxérTe.:
Janv. F M A M J Jen Ar S O N D Ann.
D’après ses observations et corrections, M. David réduirait ce chiffre à 762"". C’est le chiffre donné par Raulin pour la période 1850-1855.
Il paraît supérieur de 6"" à celui des observateurs de la fin du xvur° siècle (1).
Opérant dans une région trop restreinte, nous n’approfondirons pas davantage cette question de la pression atmos-
(1) Annales des Mines, an. 16-XXIII, p. 136-318 : 27 pouces 6 lignes 4, soit 745""3 observés plus 10°"3 — 755""6 ramenés au niveau de la mer.
phérique qui n’a d'intérêt que dans une étude comparée s’adressant à toute une province au moins.
9) PLUIE. — NEIGE. — EVAPORATION. — Les météores aqueux comptent parmi les mieux observés. Nous avons pu avoir des chiffres intermittents depuis 1769 (1).