PLUIE EN MILLIMÈTRES A AUXERRE
Moyennes de 4 années 6 années 21 années 36 années 1769-1772 1849-1855 1859-1880 1873-1908
JANVIER RENE ED ER 45.5 53 3021 Février tr. #98. 0f HAE 40.3 40.4 40.7 Masai flou 42e 33.3 50 43.3 Avril Ange dc ARS 43.7 45 47.2 MAL race 65.9 56 54.3 JU EE PEER EE 64.9 71 65.3 Juillet 5e védt ebnr 79.5 63 55.9 AGE: 202 fi dont 68.4 72 60.5 SeDLEMDTE MANS it 38 94 49.4 Octobre sn es 66.9 66 67.6 NOVERIDEC: M NS E 92.5 61 50.6 Décembrer 240 2726000. 38.4 51 49.3 Moyenne annuelle . . . . 618.1 638 683 624
Moyenne mensuelle . . . 51.6 53.4 57 52
Si l’on étudie la pluie tombée pendant la saison chaude, de mai à octobre, pluie qui ne profite guère aux sources, mais beaucoup aux cultures, on trouve respectivement :
384mm SS$2mm 351mm SOA ee Lt ie MA 600/0 560/0 56 0/0
Il tombe donc un peu plus d’eau pendant la saison chaude que pendant la saison froide. Confondant volontiers la pluie avec le degré hygrométrique de l'air, le public croit généralement le contraire. Cette différence s’accentue encore en se rapprochant de Paris. Elle s’inverse au contraire dans le
(1) Pasumot, 1769-1772, rapporté dans Raulin (Sfatistiq. géol.) qui donne les observations de 1849 à 1885. Le Manuel hydrométrique de 1884 fournit observations de 1859 à 1880, éhevauchant sur les chiffres de la Commission météorologique (1873 à 1908). Ces derniers ont été synthétisés par M. David dans le Bulletin de la Société des Sciences de l'Yonne, 1* semestre 1909 .
Morvan où il tombe beaucoup plus d’eau en hiver. Etant à la limite du climat vosgien et du climat séquanien, la vallée de Beaulche participe de l’un et de l’autre.
La courbe résultant des observations et calculs de M. David pour les 36 dernières années diffère de celle de M. Pavaillon (1896) en ce qu’elle présente un maximum en août. Le maximum absolu a lieu en octobre et un autre en juin, suivant en cela la courbe de Saint-Maur près Paris qu’elle ne fait qu’exagérer de 4 à 5"" par mois.
Le maximum secondaire d'août, pour être accusé dans la moyenne de 36 années, provient d’orages fréquents et suivis de pluies abondantes et parfois persistantes. La vallée de Beaulche se trouve du reste dans la bande SW-NE que les cartes désignent comme particulièrement éprouvée. La conséquence est une gêne considérable dans la moisson des avoines une année sur trois. La moisissure atteint ainsi le grain et nous conserverons un souvenir durable de l’année 1908 : appelé pour expertise toute une journée près de la batteuse, nous avons été atteint le soir ainsi que plusieurs collaborateurs d’une fièvre intense attribuée à l’ingestion abondante des spores de mucédinées.
Les pluies de mai-juin amènent fréquemment un débordement du ru de Beaulche qui endommage les foins.
Voici maintenant les chiffres par saison :
Hiver (Décr Janv Fév): 125mm 146nm 130mm Printemps (Mars, Avril, Mai). . 143 151 145 Eté (Juin, Juillet, Août: . . . . 214 205 182 Automne (Sept., Oct., Nov.). . 156 181 168 ADTÉC ee Deere 2 638mm 683mm 625mm ee —— pe)
Appoigny reçoit chaque année 50 ou même 100** d’eau en moins qu’Auxerre. Cette différence est logique en tant que diminution, mais inexplicable comme quotité. Il en est de même de l’excès relevé à Toucy où l’on atteindrait parfois un mètre !
Aiïllant-sur-Tholon reçoit sensiblement autant de pluie qu’Auxerre.
Fréquence des pluies. — On recueille chaque année de l'eau pendant 125 à 175 jours.
Pour le nombre moyen de jours pluvieux dans chaque mois,
k4 LA VALLÉE DE BEAULCHE
nous mettons en regard les chiffres de M. Pavaillon pour la période de 1874 à 1895 et les nôtres calculés pour la période
Auxerre =. JTE MCNEMTe J'AMSNMORENSEDAREnEE 25 7 4874:1806 14, 42 743049082213 13 MAO EI OMS =! 1896-1006 14 "12" 1Æ 9 TL 10" PO CAOEAOM ELA AT
Appoigny id. 12% 11 19210 10 9ONIIES TROUS AIRES
Aillant id" 44 11131210 7" 9 NN BONE EM OU RTE
Les différences en moins pour Appoigny et Aïllant doivent provenir des lacunes dans les observations, surtout pendant la période estivale où on perd l’habitude de contrôler chaque jour le pluviomètre.
Vents pluvieux — Nous nous servirons surtout des observations publiées par un observateur de Branches près Appoigny en 1873 (1) : M. Fauchereau a remarqué que le vent du Sud donne rarement de l’eau. Celui du SSO en amène souvent pour plusieurs jours. Le vent d'Ouest, qui souffle moins souvent, donne aussi une pluie continue. Le vent du NO et NNO est encore plus mauvais. La pluie dure parfois une dizaine de jours et le temps reste toujours couvert; fort heureusement, la pluie est ordinairement fine.
Les vents du N et du NNE sont essentiellement secs. Parfois cependant ils provoquent une pluie drue qui peut durer une journée. Le vent d’Est n’accompagne que des orages ou des giboulées. Le vent du Sud-Est, presque inconnu chez nous, est chaud et humide, aussi ne condense-t-il pas.
M. David a donné comme maximum une pluie d'orage qui aurait fourni 60"" d’eau en une demi-heure ! Un tel déluge étant exceptionnel, on ne peut guère prévoir les travaux d’art en conséquence. Mais il peut tomber 40"" par jour. Le 11 octobre 1875, il est en effet tombé 37"" d’eau à Pourrain et le 19 janvier 1910, 40"", c’est-à-dire la moyenne du mois de janvier lui-même, d’où crues.
Dans ses « Notes sur. le drainage », Hernoux indique que les fortes pluies ordinaires ne donnent pas une couche de plus de 15°" par 24 heures.
Si l’on envisage les saisons, on reconnaît comme particulièrement secs les étés 1874, 1893, 1894, 1904.
(1) Etude des pronostics. Auxerre, 16 pages.