Rapides de Joachim... PES PAR NP RE TROIE. | 1 POS L
Les constructions de ces douze stations sont :
2,000 pieds linéaires de canal,
3,835 de glissoires, 29,855 “ «4 estacades,
8,656 ‘ se barrages, :°.386. fi tête de glissoires,
EST * ‘ ponts
52 jetés 3 maisons pour les gardiens des glissoires, 3 magasins.
Le gouvernement à aussi fait construire des glisscires et des estacades sur ies affiuents suivants de l'Outaouais :
Stations.
Rivières Gatineau … reste 0 LEE te «4 Madawaska . NT du sos dveses et 1 4 fs COUDE, 2 à ss cmemastnmeniuruhimn. " “ SE A PA OS A DEN CE ee 1 « se Pétéwawee ROC T EN PE RP DRE EL DE D à “ “ DU DIN nes sals dons sisi a nn CE «
Presque tout le bois équarri se rend aussi à Québec, d’où on l’exporte sur les marchés européens et surtout en Angleterre. Douze cent navires montés par environ 15,000 à 20,000 matelots le transportent ainsi tous les ans de l’autre côté de l'Atlantique. Nos bois sont très recherchés en Europe, et ils s’y écoulent facilement, à bo prix.
Les biliots sont en géneral destinés aux moulins des Chaudières, où de ceux qui fonctionnent le long de l'Outaouais et de ses tribu-
taires, où ils sont sciés en planches et madriers. La manufacture de ce bois donne lieu à une somme immense d’affaires, nécessite un capital énorme, qui se dépense avantageusement dans le pays, et emploie des milliers de mains.
On exporte encore trop de bois brut; on devrait surtout s'appliquer à le manufacturer ici, car cette industrie tout en augmentant la prospérité du pays, serait une source de fortune pour ceux qui s’y adonneraient.
On ne saurait avoir une meilleure idée de l'importance de notre industrie forestière, qu'en se transportantaux chutes des Chaudières, l’un des plus beaux pouvoirs d'eau du monde. Voyez ces immenses constructions qui bordent la grande cataracte. Ds milliers de mains y sont occupées, de puissantes machines y sont en mouvement, et leur cri strident va se perdre au milieu du mugissement de la chute. L'opération ne se ralentit pas un instant durant toute la saison de la navigation. On dirait une immense ruche d'abeilles d'où les frêlons sont impitoyablement bannis. L'activité n’est pas moindre la nuit que le jour, et l’infatigable scie mord sans relâche d'énorme troncs, les déchiquète et leur donne toutes les transformations voulues. A la tombée de la nuit, ces bruyants édifices s’illuminent de mille lumières, que l’on pourrait confondre avec autant d'étoiles tremblottantes.
De longs quais s'avancent sur les deux rives en bas de la cataracte. Ils sont remplis de planches et madriers empilés à une grande hauteur, et où de nombreuses barges, trainées par des rernorqueurs, viennent prendre leur chargement. Ces bateaux sillonnent la rivière etse rendentaux Etats-Unis en général, aprèsavoir franchi plusieurs canaux, jusqu’à ce qu'ils atteignent Rouse’s Point, Burlington ou Whitehall, sur le Lac Champlain, leur lieu général de destination.
Le prince des commercants de bois est sans contredit M. E. B. Eddy. Cet entreprenant industriel possède quatre scieries, qui occupent plusieurs centaines de mains. Aussitôt que les billots ont été réduits en planches ou en madriers, on en charge des voitures que l’on fait rouler sur un superbe chemin de fer à double voie, long de plus d'un mille, lequel aboutit au pied du courant des Chaudières. 1ls sont ensuite empilés sur un vaste terrain près de la rivière. Il y a là constamment en réserve huit à dix millions de pieds de bois en moyenne, qui s'écoule en grande partie sur le marché américain.
Il semble que ces scieries et la somme de surveillance qu'elles nécessitent, devraient suffire à l’activité de M. Eddy, mais il n’en est rien. Celui-ci possède encore ia plus grande manufacture d’allumettes du Canada, comine l’une des plus vastes du continent. La
bâtisse principale et ses nombreux annexes sont en pierre ; la première a été construi'a il ya quatre ans. Son apparence est très belle et ses proportions sont imposantes. Elle a coûté $100,000, y compris sa machinerie,
Cette manufacture emploie cent-cinquante mains, occupées à faire passer l’allumette par une suite d'opérations différentes avant d'être mise en boîte. Ce mode de préparation est intéressant à suivre.
Il y a d’abord deux appartements dans lesquels neuf machines sont constamment en opération. Sept de ces machines sont mues par des hommes bien entendus et qui doivent couper en petit brins les morceaux de bois pin—on ne se sert que de ce bois pour ce‘ objet—d’une longueur de deux pouces et demi, qui sont préparés par d'autre mains. Ces machines coûtent environ $500 chacune. Elles donnent 450 coups à la minute et, à chaque minute, elles prépa” rent ainsi 3700 allumettes.
Un homme est préposé à chaque machine ainsi qu'un petit garçon, qui doit mettre toutes ces allumettes en râtelier—il y a 3000 réleliers—lorsqu'elles sortent de la machine,
Îl y a deux autres machines dans un appartement voisin, pour le même objet, mais elles fonctionnent par la force de l'eau ; ce système est préférable à l’autre et le remplacera pour cause d'économie. Le mécanisme est aussi différent et moins compliqué. Mais les allumettes que l’on y fabrique doivent avoir cinq pouces au lieu de deux pouces et demi. Une machine fort rapide les sépare ensuite en parties égales.
Aussitôt que les allumettes sont liées en bottes, on en charge un petit véhicule pour les transporter dans une pièce voisine. Là un homme s’occupe exclusivement de tremper l’un des bouts des allumettes dans du souffre fondu. C’est ce que l’on appelle souffrer les allumettes.
Cette opération finie, on remet lessusdits rdteliers sur le véhicule, et on les transfère dans un appartement voisin. C’est là qu’elles doivent être phosphorées. On enduit ensuite de pâte phosphorée les räteliers, puis comme les allumettes peuvent s’allumer au moindre frottement, on les serre dans des espèces de cellules en fer le leng des murs de l'appartement.
La dernière opération est, paraît.il, fort nuisible aux ouvriers qui fabriquent ces ailumettes : on observe généralement dans les manufacture de ce genre, que les émanations phosphorées qui s’en dégagent, occasionnent des bronchites plus ou moins intenses, la chute des dents et la carie de la mâchoire inférieure.
Les rételiers sont retirés dé ces cellules par de jeunes filles qui,
au norubre d’une centaine, s'occupent dans une salle aussi spacieuse que bien ventilée, à mettre les allumettes dans les boîtes à papier.
Elles excellent dans cette opération, et, comme elles sont remunérées selon le nombre de grosses d’allumettes qu’elles préparent chaque jour, elles font preuve d’une étonnante célérité. Les plus habiles gagneni ainsi un écu par jour, les autres ont de trente à quarante sous.
Cette industrie est tellement importante que la confection des boîtes de papier qui enveloppent les allumettes, occupe environ 250 familles du village de Hull: un grand nombre de personnes gagnent donc leur pain à ce travail. Les habitants de Hull feraient une perte immense si jamais cet établissement venait à disparaître.
M. Eddy fabrique plus de 800 grosses d’allumettes par jour, et s’il avait un marché suffisant pour alimenter la production, il pourrait utiliser assez de machines pour manufacturer tous les jours 1,200 grosses d’allumettes. Malheureusement le fisc américain l'empéche de compétionner sur le marché des Etats-Unis. Malgré tout, M. Eddy écoule des allumettes pour environ 8600 par jour et il en expédie douze chargements de char par semaine dans toutes les parties du Canada. Il fabrique un total d'environ 270,000 grosses d'allumettes par année.
Il y a bien des manufactures d’allumettes dans la province de Québec, à Montréal, Québec, Sherbrooke, St. Hyacinthe, Beauport, Longueuil et St. Jean, mais elles sont loin d'être aussi importantes que la fabrique de M. Eddy.
A côté de cet établissement, fonctionne une manufacture de sceaux et de cuves. Elle produit par année environ 600,000 sceaux, 45,000 cuves et 72,000 planches à laver couvertes en zinc.
Toutes ces fabriques sont établiss dans un endroit salubre. Les appartements sont spacieux et bien aérés. Aussi les ouvriers n’ont pas de ces traits livides et couleur de-terre, que l’on rencontre trop souvent dans tant d'établissements industriels, où on néglige les plus simples règles de l'hygiène, et où l’on tue lentement les malheureux qui y travaillent.
‘* Tout bien compté, M. Eddy emploie de 1,700 à 1,800 hommes et femmes, qui trouvent en lui un excellent patron. Il occupe l'hiver de 400 à 500 hommes pour couper le hoïs de ses limites qui couvrent un rayon de 500 milles carrés. La plus grande partie de ces limites sont à l'état forestier, cependant il s'y trouve grand nombre de terrains en culture, au milieu desquels croit un village qui »orte le nom de Fort Eddy.
Les succès de M. Eddy sont une preuve éclatante de ce que l’on peut faire en Canada avec de l'application et de l'esprit d’entre-
LA VALLÉE DE L'OUTAOUAIS. 3t
prise. S'il est aujourd’hui millionnaire, il ne faut pas croire qu'il est arrivé ainsi par enchantement au zénith de la fortune.
Il n'y a pas encore longtemps qu'il plantait sa tente fort obscurément sur le Ford de l'Outaouais. Son gousset n’était garni que d’une quarantaine de piastres, et c’était peu pour ur homme qui avait le désir ardent de creuser son sillon dans le champ de l’industrie. Mais il avait une épouse fort industrieuse, il commença très modestement les entreprises alors embryonnaires qu'il sut mener à si bonne fin ; il rencontra bien des obstacles sur son chemin, une fois même—il y a une douzaine d'années—toutes ses manufactures furent consumées par le feu et il se trouva en face d'un passif considérable. Mais il sut tenir tête bravement à l'6preuve ; il alla de succès en succès, et il est aujourd’hui possesseur d’une puissante fortune.
M. Eddy est l’homme le plus important de Hull. Depuis plusieurs années, il en est le maire, et, sous son impulsion, ce florissant village sera avant longtemps une ville pleine d'avenir. Aux dernières élections locales, il a obtenu le -uandat du comté d'Outaouais, et Sir G. E. Cartier a fait son éloge publiquement dans l'assemblée législative de Québec, comme étant l’un de ceux qui ont le plus fait pour l’avancement de l’industrie en Canada.
A Hull s'élève aussi la scierie de MM. Wright, Batson et Currier. Elle est mue par la vapeur, et occupe 250 à 300 hommes.
Le moulin de MM. H. Crandali et Cie., dans la même localité, emploie une cinquante d'hommes, et scie environ 10 millions de pieds de bois par année.
Du côté sud de l'Outaouais, près des Chaudières, nous trouvons encore de grandes scieries en pleine opération et donnant de l'ouvrage à des milliers de mains.
Le plus grand établissement est probablement celui de MM. Perley et Pattee, situé tout près de l'endroit où l’eau rugit en tombant dans la bo.ïllante Chaudière. Il emploie 400 mains. En outre du bois scié dont ces industriels vendent une énorme quantité, ils exportent environ 500,000 pieds de bois équarri.
M. J.R. Booth, possède plusieurs moulins sur l'Ile de la Chaudière. Il emploie environ 300 hommes en été, et l'hiver 800 hommes travaillent dans les chantiers. IL a en outre un vaste dépôt de bois à Rouse’s Point, état de New-York.
Les deux scieries de M. A. H. Baldwin, sur l'Ile Chaudière, coupent plus de 200,000 pieds de bois par jour etoccupent plusieurs cents hommes. Il y a tout près un chantier de construction pour les barges et autres petits bateaux.
MM. Levi Young, Law & Johnson, Rochester et Cie., sont pro-
priétaires d’autres moulins qui, quoique moins importants, produisent une quantité considérable de bois scié.
Les scieries de MM. Bronson et Weston sont en opération depuis 1852 sur l'Ile Victoria. Elles occupent 225 hommes et occasionnent une dépense d'environ 83,000 par semaine. Ces moulins foncticnnent au moyen de 175 grandes scies en outre des scies circulaires.
Les six principaux industriels des Chaudières coupent annuellement chacun environ 150,000 billots, ce qui représente 30,000,000 de pieds de bois scié. 1ls emploient environ 4,000 hommes, qui leur coûtent par année plus de $1,800,000, c’est-à-dire que chacun a en moyenne 650 hommes et dépense $300,000, en sus de ce que coûte en hiver la nourriture des bûcherons et des chevaux, qui s'élève à au moins 850,000 pour chaque établissement.
En descendant un peu l'Outaouais sur la rive sud, on remarque out près de la chute de la rivière Rideau, qui coule à l’est de la capitale, les scieries de New-Edinburgh. Elles ont été établies en 1846 par l'hon. Thomas McKay. En 1854 MM. J. M. Currier et Cie. se chargèrent de l'exploitation et firent des bénéfices considérables. M. Currier, aujourd'hui dépfrté d'Ottawa, après avoir acquis de l’influence et de la fortune, s’est retiré dans son magnifique chàeau dont les tourelles élancées dominent l'Outaouais, un peu plus bas que la chute Rideau. Les moulins sont aujourd’hui la propriété de MM. James MacLaren et Cie., qui emploient environ 150 hommes.
Un peu plus bas que la chute Rideau sur le côté nord de l’Outaouais, se trouve l'embouchure de la grande rivière de la Gatineau. C'est sur ce cours d'eau que flotta le premier train de bois, qui se soit jamais rendu à Québec, le 11 juin 1806. Il avait été construit par Philemon Wright, le pionnier du commerce de bois.
A la pointe que forme la Gatineau ea affluant dans l'Outaouais, fonctionne une très belle srierie qui appartient à MM. Whitcomb et Stevens. Elle donne de l’ouvrage à une bonne partie des habi. tants de la localité. M. Pierre Chaurette est sur le point d'établir un autre moulin à scie en cet endroit.
Plus loin se trouvent encore d’autres moulins, et à quelques milles en amont de la Gatineau, on remarque à Chelsea les vastes établissements des opulents MM. Gilmour et Cie. Ils sont situés
‘dans une localité vraiment pittoresque entre quatre ou cinq rapides et cascades aux eaux bouillonnantes, sur la rive suû de la rivière. Îls sont environnés d’un série d’estacades et d’autres construcüions qui ont coûté des sommes énormes. Les moulins ont un pouvoir moteur égal à 500 chevaux. [ls peuvent manufac-
turer environ 25 millions de pieds de bois par saison. Les dépenses pour les salaires des hommes, outre la nourriture, s'élèvent de $8275,000 à $300,000 par année, Le bois est exporté en grande par. tie en Angléterre’et le reste aux Etats-Unis.
MM. Gilmour emploient l'été 500 hommes et 1000 hommes, l'hiver, dans leurs chantiers : bon nombre d'eux travaillent à 200 milles de l'Outaouais. Ils occupent aussi 250 paires de chevaux et 80 paires de bœufs, consomment à chaque saison 40,000 minots de patates, 600 tonnes de foin, 1500 quarts de lard, 3000 quarts de fleur, en outre d'une quantité considérable de vêtements, couvertures, chaussures, thé, labac, etc.
Leurs coupes de bois s'étendent sur un espace de 1700 milles carrés, dans lesquels sont enclavés 1500 acres de terre, bien cultivés et fertiles; leurs produits sont consommés par les travailleurs de MM. Gilmour.
MM. Gilmour ont vendu tout dernièrement leurs moulins de Chelsea, et ils doivent établir une importante scierie près de Hull}, qui sera en opération le printemps prochain.
Sur la rivière du Lièvre, qui vient affluer dans l'Outaouais, à 16 milles plus bas que la capitale, se trouvent, à quelques milles de son embouchure, les moulins de MM. LeMoine, Gihb et Gie., et de MM. James MacLaren et Cie. Ces messieurs exploitent au village de Buckingham l’un des plus beaux pouvoirs d’eau du pays, qui sera utilisé avant longtemps par de nombreuses manufactures, surtout si le chemin projeté de colonisation du nord de Montréal passe à cet endroit, comme tout semble l'indiquer. La chute tombe à une hauteur de soixante-dix pieds, et la rivière du Lièvre, qui est alimentée au nord par plusieurs lacs, fournit de l’ean en abondance et à une grande profondeur, à l'époque même de la plus grande sècheresse.
Les coupes de bois sur la rive Est appartiennent à MM. MacLaren et Cie., et celles de la rive opposée à MM. LeMoine, Gibb et Cie. De plus, ces industriels possèdent plusieurs grandes terres le long de la riviere du Lièvre, dont les produits servent à alimenter leurs chantiers durant l'hiver; l’une de ces terres se trouve à 140 milles de l'embouchure de ce tributaire de l'Outaouais.
Ces moulins sont considérables et produisent environ 200,000 billots par année. Dans le but de tourner une magnifique chute de la rivière, 25 milles plus haut que le village de Buckingham, les propriétaires ont construit une immense glissoire ainsi que des estacades à leurs propres frais. Ces améliorations très coûteuses font honneur à leur esprit d'entreprise, car elles sont d'ordinaire exécutées par le gouvernement fédéral.
pes à
À l'embouchure de la rivière du Lièvre, quelques capitalistes d'Ottawa ont construit un petit moulin à scier, qui manufacture 4à5 millions de pieds de-bois par année.
A soixante milles de la cité d'Ottawa, près de la tête des rapides de Grenville. se trouvent Les vastes scieries de MM. Hamilton, qui peuvent être comparées aux plus grands établissements des Chaudières. Elles comprennent quatre magnifiques bâtisses, où 101 scies verticales et 44 scies circulaires sont sans cesse en mouvement. Environ 500 hommes et garçons sont constamment employés à Hawkesbury dans l'été. On peut avoir une idée de l'étendue des opérations de cette compagnie par le fait seul qu’elle consomme annuellement plus de 3,000 tonnes de produits agricoles. Ses limites se trouvent principalement sur les rivières Rouge, Gatineau et du Moine: elle y coupe annuellement 200,000 billots en moyenne.
Voici, du reste, une évaluation approximative de la quantité de bois scié seulement entre Grenville et Aylmer, sur le côté nord de l'Outaouais et dans la cité d'Ottawa, sur la rive sud :
Nariox pu Nono: Pieds.
J. À. Cameron et Cie... sessue sasoonte avenoneo venues tonton see 13,000,000
Tuurso :
Cameron ét Edwards sos snesouss sonsscsss evssesess vrsssees 6,000,000 BUCKINGHAM :
LeMoine, Gibb et Cie... sus sise sos sense 15,000,000 James McLaren et Cie... nent ds ss 16,000,000: Compagnie manufacturière La € 2 APP ÉTRAPT ARAAR TR RER …… 4,000,000 BLANCHE :
AREAS Rate aus de ur 000000 McLaren et Blackburr, ue sosssessnss vos see ves vosorsovesse 4,000,006
GATINEAU : L Gilmour ot Dis anesie mater rase tréttrrere a le 30,000,000 Welsh et frère... ANS ON NARE var où Le der 5,000,000 CHAUDIÈRES :
Be HV ik cansns ouai ru REPAS 30,000,000 Ù
Wright, Batson et Curri@r..., ss ses... 15,000,000
Orandailat-Oiessles hd etis titane monésteie 7 10/000,000 Des CHÈKNES :
Mme R. COnrDY. sus, e sunsus vossoese voor ee nil seurée 6,000,000
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Total pour la rive nord ses surusssss 160,000,000
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en mouvement.
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ju’elle consomme s agricoles. Ses Rouge, Gatineau 0,000 billots en
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LA VALLÉE DE L'OUTAOUAIS. 35 Ciré D'Orrawa :
Bronson, Watson et Cie... sun vesvue verve 97,000,000 ON ue ce cu 20,000,000 ID nn UC 22.000,000 Poriey où Pattèe ss ses souu « 28,000,000
sous vs see resre 16,000,000 ane cer sucres 10,000 000 17 18.000.000
D RE ni à John Rocnester et Cie.
J. Macluren et Cie.
Total pour la rive Bud... sus sos sus, 148,000,000
NOR ann 308,000,000
Ces grands établissements s'occupen! principalement du commerce d'exportation, mais il en est beaucoup d'autres sur l'Ououais ou sur ses nombreux tributaires, dont la productier. plus limitée répond surtout aux besoins de la consommation locale, La valeur de toutes ces scieries est d'au moins $810,000,000, et le capital investi dans cet immense coinmerce de bois est de plus de 823,000,000.
Ces chiffres ne sauraient pourtant représenter la valeur réelle de la production du bois de l'Outaouais ; sr beaucoup de Ca pilalistes, qui n'ont pas de scieries, possèdeut des limites immenses, OÙ ils coupent lous les ans une énorme quantité de bois équarri qu'ils font flotter jusqu'à Québec. Nous pouvons citer entre autres les noms de l'honorable Skead, M. Robert Skead, MM. Joseph Aumoni, Noé Chevrier, David Moore, William Graham, H. A. Atkinson. Benson Bennett et Gouin et plusieurs autres.
Nous constatons par le rapport des ‘Travaux Publics qu'il est passé pendant l’année 1870 das la glissoire sud de la Chaudière, 355,001 pièces de bois équarri; 357 pièces de bois aplani ; 2,000 pièces de bois flotté, 135 pièces de bois équarri à la scie; 18 radeaux de traverses et 108 radeaux de madriers. La quantité de bois qui a franchi la glissoire nord se compose de 139,691 pièces de bois équarri et de 2,720 pièces de bois aplani. La quautité de bois qui a passé les constructions de la Gatineau durant la même période, comprend 260,949 billots de sciage, 4,830 pièces de bois équarri et 759 pièces de bois aplani.
Les billots de sciage fournis aux moulins de Hull et des Chaudières ne sont pas compris dans cet état.
En 1869-70, la province de Québec a exporté seule du bois pour une valeur de $8,272,724 à la Grande Bretagne, de $3,002,141 aux Etats-Unis, de $539,517 à d'autres pays, ce qui forme un total de $11,814,:82. Or, il est certain que la vallée de l'Outaouais doit figurer pour une très large par! dans cette exportation de nos bois.
Pour mieux démontrer l'importance de notre industrie fores-
Ep sé dog de TL re date à
tière, nous joignons à ces chiffres le tableau suivant sur la valeur du bois produit par le Canada durant cine ans.
Années. Vaæun (exporté) Navires ConsTRUITS. Toras
Dans le but d'établir les diverses espèces de bois que nous exportons, il ne sera pas aussi sans intérêt d'examiner les chiffres suivanis, qui sont la movrenne de la quantité de bois expédié du port de Québec durant cinq années :
Bois carre. 1502.63 1867-71 Pin blanc. Pieds, 18,644,464 14,708,154 Pin rouge “ 3,531,336 2,105,976 Chêne « 2,121,336 2,476,688 Orme! “« 1,547,122 1,269,524 Mérisier “ 346,232 397,304 Frène “4 166,240 190,536 Epinetie « 198,560 54,520
Ces chiffres ne comprennent pas la quantité de pieds de douves, madriers, etc.
Nous ne pouvons terminer nos remarques sur le commerce de bois sans attirer l'attention de nes législateurs sur les funestes résultats du déboisement de nos forêts, tel qu’on le pratique maintenant.
Loin de nous l'idée de nous opposer au développement régulier le nos exploitations forestières, mais il serait à désirer qu’elles fussent dirigées avec plus de prudence et qu’on ne sacrifiât pas l’avenir pour quelques avantages temnoraires. Nous possédons de magnifiques forêts, extrêmement bien fournies des essences les plus variées, mais quelques optimistes ont tort de vouloir acrréditer l'opinion assez généralement reçue qu’elles sont inépuisables. EF: c'est justement parce qu’elles peuvent être pour nous une source de richesse et de prospérité, que nous désirons par un aménagement intelligent, en faire bénéficier non-seulement la génération présente, mais celles qui la remplaceront. N'agissons pas comme si le déluge devait survenir après nous.
Du train que uous y allons, nos superbes forêts auront été avant longtemps depouillées de nos meilleures espèces conifères. Déjà pour obtenir des bois Aé mâture, on est obligé d'aller en abattre à 300 milles d'Ottawa, et il faut franchir une bonne distance pour couper les bois de construction. Que sera-ce dans dix ans ? Dans
eur
Or- Ai oré
vingt ou trente ? Trente mille bûcherons dans la seule vallée de l'Outaouais font, chaque hiver, de bien larges trouées dans ia forêt.
Les forêts de la province de Québec sont plus épuisées qu'on ne le pense. Nous possédons relativement peu de bois durs. L’orme, le chène, le frène, le noyer dur et tendre, qui s'exportent de la ville de Québec, proviennent er grande partie d’Ontario. L’'ébinisterie s’alimente complètement à l'étranger pour la matière première, et la carosserie est même obligée d'aller à New-York chercher son chêne pour les jambes de roues et son noyer dur pour les raies.
Les feux ravagent aussi terriblement nos forêts, et le grand incendie de 1870 a dévoré par exemple plus de bois dans l’Outa. ouais n quelques jours, que ;a hache du bûcheron n'en a fait dis paraire durant bien des années, Cet autre élément de destruction démontre encore la nécessité de prendre les mesures nécessaires »our empêcher des conflagrations aussi désastreuses, dont nous pourrions regretter plus tard les fatales conséquences.
Aux Etats-Unis, ou a taillé sans merci, à notre exempie, dans la forêt. Aussi les bois d'un grand nombre d'états sont aujourd'hui épuisés, et nos voisins sont obligés de venir s’alimeuter en Canada, où ils paient des prix de plus en plus élevés pour cet important article.
Nous lisons à ce sujet, dans un rapport publié, il y a quelques années, par le Secrétaire de la trésorerie américaine, des paroles pleines d'enseigrement: “ Maintenant que les forêts du Maine ont ét en grande partie dépouillées de 3e qu’elles renfermeut de bois, nous devons compter sur les forêts de la belle vallée de l'Outa- Guais. Il est inutile de discuter les frais de transport du bois du Wisconsin, du Michigan et äu Minnesota, et de les comparer avec le fret du même article depuis la vallée de l'Outaouais jusqu'aux Etats de l'Est. De plus, en supposant que le fret serait le même, ce qui est impossible, les Etats de l'Ouest continueront à consommer tout le bois que peut produire le Far West. Les Etats de l’Atlantique depuis le Maryland en remcatant, doivent se servir du bois du Canada ou lui trouver un remplaçant. Le rappel du Traité de Réciprocité fait que le bois est soumis à un droit élevé (20 par cent), et cependant les rapports officiels nous démontrent que ce droit a élé entièrement payé par l'acheteur américain; les prix payés pour les bois de l'Outaouais sont plus élevés qu'ils ne l’étaieuten 1865.
#“ Les ventes de bois sr l'Outaouais, pour le compte des amérieairs en 1367, ont dépassé d’un million de piastres les ventes de
ND A Ra
1866; et en 1867, l'exportation des bois du Canada aux Etats-Unis s’est élevée à 85,145,367.”
Le Commissaire spécial du Revenu des Etats-Unis s'élevait fortement de sou côté contre les mauvais résultats du déboisement. Dans un rapport publié en janvier 1869, il disait : ‘ Une sage prudence devrait nous faire voir que nous devons restreindre au lieu d'augmenter l'exploitation de nos forts qui, à cause ‘de la
demande croissante du commerce, disparaissent avec une effrayante’
rapidité. Le prix du bois est d'une élévation tellement certan e que si nous pouvions pendant dix ans, nous alimenter complètement à l'étranger, nous y trouvéerions encore un avantage pour le pays. [est certain, au point de vue des intérêts privés, que nos forêts augmenteraient de valeur dans une proportion supérieure à l'intérêt que pourrait donner le capital investi dans toute cette entreprise.
“Dans un journal du Détroit, on disait dernièrement que la région pinifère du Michigan serait ruinée avant quinze ans, même sans augmenter l'exploitation actuelle. Peu de personnes réfléchissent sur le fait qu'un pin blanc est renversé en quelques minutes,
et qu'il lui faut un siècle pour repousser.”
= Dans tous les pays d'Europe, où l'on & fait disparaître la forêt sans discernement, la question du reboisement est aujourd'hui à l’ordre du jour. On dépense des sommes énormes dans ce but. Car, il est reconnu que les forêts, en outre de leur valeur intrinsèque, sont d’une immense utilité à un pays et spécialement à l’agriculture. Les forêts entretiennent la fraîcheur dans l'air, servert de barrières aux ouragans et répriment l'effet du vent, qui dessèche moins ia surface de la terre. Le déboisement fait tarir les sources et favorise les grandes inondations. Les terrains stériles comme les sables du Sahara ou les plaines «rides du désert américain, ne sont-ils pas ceux-là même où l’on ne trouve pas le moindre bouquet d'arbre pour empêcher l’évaporauon de l'humidité ?
La science de la sylviculture est parfaitement ignorée en Canada, cependant il n’y a pas de pays où l’on est plus intéressé à en savoir quelque chose. En Aliemagne et “ailleurs, on oblige toute per. sonne qui coupe un arbre d'en planter un autre. Il ne nous serait pas possible de mettre en force uae mesure de ce genre, mais il est certain que le gouvernement devra avant longtemps prendre les moyens nécessaires pour reboiser les parties du pays qui ont le plus souffert de la dévastation de nos bois.