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kedresser; nous la consolidons à sa base par de gses pierres que nous arrachons au flanc de or taägne, et lorsque notre ouvrage fut terles tentes étaient dressées, le feu du pt projetait ses flammes rouges sur la 1 e, la nuit se fesait.
és ! dimes-nous tranquillement à hat de s'asseoir devant le feu sur Pre renversé.
— Aux armes! réponditil tout bas avec h.
mème calme, et il se leva.
Nous primes nos fusils, et nous glissant silencieusement hors du camp rious nous avançâmes sur la Pointe, lentement, à la file les uns les autres et.avec précaution, de peur de nous faire mal aux pieds sur les roches.
Personne ne nous avait vus. Le temps était noir ; pas une étoile au ciel et un petit vent froid commençait à souffler par-dessus les mon- . tagnes.
— Feu! dit quelqu'un, et une détonation retentit soudain. L'effet fut terrible : une tempête d’échos foudroyants éclata au-dessus du lac; on eut dit cent coups de tonnerre qui se seraient croisés en se heurtant. Puis, aussitôt, les montagnes répétèrent la détonation dans
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plusieurs directions à la fois, et le roulement majestueux de cette grande voix alla s’affaiblissant et finit par s’éteindre loin, bien loin de nous. C’était effrayant et solennel tout ensemble.
Le lendemain était dimanche, fête du St. Nom de Marie. Messire l’rovost, qui avait apporté sa chapelle de missionnaire jusque là, nousannonça que nous aurions le bonheur d'entendre la messe
Il fésait une splendide journée.
Un peu en avant de notre tente, mais en
arrière de la Croix, un superbe pin s'élevait couvrant de ses rameaux touffus et sombres une partie de la pointe: ce fut au pied de ce géant de la forêt que le prêtre dressa l'autel. Quelques pierres amoncelés, des branches fraichement coupées servirent de support à la table sainte { un. simple crucifix fut adossé à l'arbre, et sur le flanc du canot d’écorce qui se:trouvait tout auprès j'aidai à placer l’eau et le vin du saint sacrifice. Puis, lorsque le prêtre eut revêtu ses vêtements sacrés et que tout fut prêt, l'office divin commença.
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Nous étions tous à genoux, sur le sable, la tête nue, et on n'entendait que la voix contenue et suppliante du prêtre qui commençait la magnifique invocation du Judica me Deus... …
Kirie Eleison! dit le prètre en élevant la voix.—Kirie Eleison! répond chacun de nous, en courbant son front humilié qu’il relève aussitôt pour entonner dans son âme le chant céleste du Gloria in excelsis Deo!
La gloire de Dieu, la nature la célébrait avec nous, qui étions comme enveloppés dans sa manifestation la plus saisissante.........
Nous sommes bientôt arrivés au moment le plus solennel des saints mystères. Tout semble faire silence autour de nous. L'oiseau se tait dans la forèt, le lac ne chante plus sa chanson sur la roche du rivage que dore le soleil, et les grandes montagnes qui sont les murailles de ce nouveau temple retiennent le vent derrière leurs cimes gigantesques, pendant que se répètent les paroles suprêmes que le Christ prononça le premier. La prière et l'adoration sont le sublime privilège de l'homme: la nature ne peut que rendre témoignage, car elle ne saurait prier; mais que l'homme est petit, si Dieu est grand sous cette voûte immense üu Ciel, auprès de
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nt le mble e tait anson et les ès de rrière jètent ça le blime t que prier ; prand ès de
grands bois séculaires, sur les bords inconnus de ces vastes amas d'eau, au milieu de ce recueil-
lement profond et mystérieux de la nature vierge !...........,
Lorsque le prêtre se tourna pour dire l’Ite Missa est, il nous trouva agenouillés, et pour ainsi dire encore sous le coup de l'émouvante . scène religieuse dont nous venions d’être témoins.
XLVIIIT
Après le déjeuner, qui fut moins bruyant que de coutume, M. le Ministre partit en canot pour aller se rendre compte des terrains baignés par le lac; Messire Provost Lint conseil avec son Pigeon ; les hommes prirent chacun de leur côté pour deviser et fumer : quant à moi que ma grandeur attachait au rivage, moins encore que
-le manque d’un canot, je m'assis philosophiquements:rle galet de la grève pour savourer tout à “on aise le panorama que j'avais devant moi.
Cu que je rèvai de teraps, je n’en sais rien : mais il paraît que mes suuges n'étaient pas élourdissants de gaieté puisque j'entendis tout-à-coup dire à mi-voix derrière moi :