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Ce sont des montagnes bien hs ates et surtoill bien roides à gravir que ces montagnes du Criqui à Lazarre ; oui, en vérité, je le dis, et je plains le colon qui ne peut les éviter. Figurez.vous uni masse de plusieurs centaines de pi:ds à pice une route qui se trouve jetés à cheva: sur c£tlé
RE
Montagne, et vous aurez une assez faible idée de a série des montagnes du Crique-à-Lazarre.
k Les pluies ont peu à peu lavé la terre qui écouvrait le roc en certains endroits escarpés, e sorte qu’il ne reste plus que de grosses racines
rage qui
ci en ch par igno- A cent avec
QI
nontagnes Mexibles et le granit mis à nu. Comment y
végetation Spérer une ascension ou une descente, et surtout @
ntre plu Dmment y passer une voiture chargée?
On l’a dit, et nous mous en sommes tous surés à nos dépens, les montagnes du Crique-à- Bzarre sont la barrière qui arrêteront toujours tolon en train de franchir les Laurentides pour avierais àSer peupler la Mantawa. C'est ici que le Crique il Yageur est déjà venu tourner bride, et il a eu mème ji son.
Cependant, je me hâte d'ajouter qu'à l'heure SR j'écris ces lignes les montagnes du Crique-à | | Zarre n'existent plus que de souvenir, et que juil is probablement le dernier des conteurs à li vouer à l’exécralion publique et privée. M. le Histre, après avoir pris de minutieuses infor- Î lions, a ordonné à un arpenteur expérimenté |! Draporte d'explorer un nouveau tracé qui à s ferait à l’est du Crique, tournerait le pieddes À Si agnes célèbres et viendrait rejoindre le hin à un point donné. L’exploration conduite
1x. Je leshl d'anal yser
écairent af
rsier.
s et surtotli às du Criqut et je plain 62.VOUS UN dg à pic® a: sur Cl
avec une rare sagacité, est terminée, et la ronte qui doit s’y faire incontinent traverse un exceltent terrain et rencontrera le terminus du chemin de Messire J. J. Desautels actueilement en voie de construchion. C’est un peu plus long que l’ascension directe des montagnes du Crique-à- Lazarre : mais c’est plus beau el plus uni, et les bons chemins sont toujours les plus courts. :
Voilà un axiôme de voyage qu'il serait bon de 1 “ettre à côté de cet autre de la géométrie, qui & “out que la ligne droite est toujours la moins à longue entre deux points donnés.
Nous montons toujours et il pleut de même. Ps Depuis ce fatal Crique-à- Lazarre,’ainsi baptisé du h
nom d’un sitrvage doi venait y camper depuis ss
un temps immémorial, nous soneu sen à être M plus sérieux, j'entends ceux à qui comme moi li l'expédition avait tant soit peu tourné la tête, 4 D'où j'en conclus qu’il n’y a rien comme l’eau pour éteindre le feu soit des esprits soit de la B cheminée. |
Nous sommes à mille six cent pieds au fessush au niveau de la mer,et il nous faut gravir encoreh trois cent pieds avant que d'atteindre le township Provost dont la limite indique la hauteur des sine en cet endroit.
route On se hâte plus ou moins à travers les magni-
à excel- 1 fiques forêts qu bordent le chemin où la pluie chemin Se ous vient à la fois des arbres et du ciel. De en voie |» temps en temps, on s'attend, on fait halte au ng Que Se pied d’une érable ou d’un pin plus touffu que X rique-à- L les autres afin de laisser passer l’orage, puis on nietles Se Se remet en route et moi en selle. Car depuis ris. B que mon coursier écumant m'a jeté par dessus it bon de 5 sa tête, je ne puis plus m’en séparer : entre nous étrie, qui L c’est maintenant à la vie à la mort. Son mauvais ! la moins À Étraitement me l'a attaché, et je suis rivé à la
selle. Nous ne tomberons plus qu’ensemble.
de même. k È Nous passons rapidement Île Chantier du baptisé du | } Milieu, nous laissons les bornes d’arpentage qui er depuis nous apprennent le voisinage de la hauteur des ons à être terres, nous entrons dans le township Provost ; pmme moi ss nous commençons à descendre sensiblement, les 6 la tête. : ontagnes s’écartent de plus en plus, enfin nous mime l’eau 1 6 ébouchons sur un grand défrichement. C’est soit de la Aci l'établissement de M. le curé Provost.
Hourrah pour M. Provost!
s au Âessus| U A vir encore 0 e township auteur ( des
1 Le moulin, la ferme, la chapelle sont pavoisés ; es vivats nous saluent dans le lointain et la
petite cloche mêle son branle joyeux aux fusillades répétées qui éclatent en notre honneur. Nous sommes rjoints par plusieurs, et nous répondons de notre mieux à la démnnstration par des acclamations énergiques.
Nous laissons le moulin à droite, et nous montons la côte qui nous conduit bientôt sur le beau plateau défriché et bâti qui forme la colonie } de notre dévoué apôtre M. Provost. Malgré la À pluie, tout le monde est sorti au devant de nous, | et l’hospitalité la plus franche nous est offerte À par Mie Trudeau‘dons le mari malheureuse- “ent souffre d’une grave maladie. Nous sommes À
chez nous, car à tous les titres possibles Madame M Trudeau joint encore celui d’être sœur de notre missionnaire. 4
Si vous consultez les excellentes cartes dressése # par M. Provost des lieux que nous parcourons, À vous verrez que nous avons sur notre route laissé bon nombre de lacs derrière nous. C'est d’abord le lac Noir en äeça de la ferme Leprohon dans le township dre Brandon, puis le lac Rémy
fusilnneur.
t nous tration
t nous t sur le colonie }
gré la
le nous, t offerte
eureuse- # sommes :
Madame M de notre
s dressése M courons,
tre route 8. C'est Leprohon ac Rém}
he tarde pas à
D a notre droite, le lac du Chantier du Milieu à , notre gauche et enfin le lac Robert à notre droite
encore au delà du Crique à Lazarre.
D lacs alimentent la rivière Noire qui prend sa à source au lac Robert, près de la limite du town-
ship Provost.
Tous ces
Ce petit cours d’eau insignifiant
l'en apparence serpente à travers les montagnes, Le” la gorge au fond de laquelle M. Brassard a
ssis le chemin du gouvernement.et vient se jeter
: = la rivière de l’Assomption presqu’à égale distance entre St. Jean de Matha et Ste. Béatrix.
Après être entré dans le township Provost, on à distinguer à droite le fond du lac
St. Louis. Cette belle nappe a ia forme d’un huit
allongé et possède deux décharges dans sa partie nord, l’une vers le milieu, l’autre à son extrém ité, toutes deux allant tomber à l’ouest dans la
ivière Sauvage qui coule vers la vallée de la
Mantawa. Le chemin Brassard poursuit sa direcbon par les coupes de la rivière Sauvage dont
à tête se trouve sur une ligne parallèle avec le End du lac Robert, lequel, on vient de le dire, brme le premier anneau de la chaîne de lacs jui alimentent la rivière Noire.
| La colonie de M. Provost est admirablement
L à l'extrême décharge du beau lac St.
Louis el sur un plateau magnifique. L'étendue de #
ce plateau, la qualité du sol, le site géographique, à
tout promet un bel avenir aux établissements qui k
s'y groupent déjà et qui sont destinés à former la F. |
première et florissante paroisse qu’on rencontrera À 4
sur le versant occidental des Laurentides. : . Je l'ai dit: les montagnes deviennent ici moins |
serrées les unes contre les autres; elles s’écartent 5
sensiblement et l'horizon s’élargit en proportion. 4
L'homme reprend ses droits sur ce sol vierge qui
lui promet de luxnriantes moissons et de riches
paturages, et M. Provost a fait acte de patriotisme
et de sagesse en “enant y fixer la colonie destinée
à protéger et à consolider celle des MM. Brassari
située à quatre lieues plus loin sur les bords de
la Mantawa.
Il était six heures du soir, quand, ainsi que jh l'ai raconté plus haut, nous nous sommes touls à coup trouvés en présence de la ferme de ] Provost. J'avais beau désirer la vie sauvagth j'avouerai que la vue de maisons, de grange
de moulins et de terres en culture me fit plais
due de # )hique, .
nts qui À ‘ rmer la À | ‘ontrera S.
ci moins È
écartent ls
Lerge qui!
de riches triotisme o destinée , Brassari
insi que j
mes tou rme de à je sauvagt
e granges e fit plaisi
. vec le talon de mes bottes afin de le suivre ;
Elait.ce parceque Ja pluie m'avait trempé jus qu'aux os et que je m'attendais à rencontrer un bon feu, un abri contre l'orage et le souper du soir mis sur la nappe ?
Je n’en sais rien, et
d’ailleurs je n'avais plus le temps de philosopher Avec personne, mon compagnon de cheval, qui M'est autre que M. Provost lui-même, a pris les
Jevants pour donner un dernier ordre à ses gens. L J’éperonnai ma monture du mieux que je pus ; la
Pauvre bête remuait de la queue et des oreilles
hais ne voulait pas changer d’allure. Elle se
Mentait arrivée au terme, et comme tous .les irvenus elle dédaignait maintenant celui qui
vait été trop longtemps son maitre. "1 m'est inutile de vous peindre la joie de mes mpagnons de voyage en arrivant à cette oasis Bla montagne : que le lecteur se mette à la place chacun de nous, et il s’en fera ainsi tout seul idée que j'essaierais en vain de lui représenar des mots.
Juil songe, par exemple, que moi, le plus ki aousiaste de toute la caravane, j'étais tout fier trouver un gîte civilisé lorsque Je n'avais rêvé quittant Montréal que manger sous le pouce, Me l'eau des torreats et dormir au grand air.
La pluie n’était pas entrée dans mes calculs, car | l'homme des villes, habitué à n’admirer la nature | que dans les prèmes, se figure assez naturelle. ment que la vie sauvage v’est qu'un long lever ES de solei! terminé par un coucher non moins long du même astre.
Sans doute on s'attend aux orages, mais à des orages poétisés, Lels qu’en décrit Bernardin de St. Pierre pour l'imagination de ses jeunes lecteurs. Le ciel est en feu ; le tonnerre grondeB et éclate ; de larges gouttes de pluie précèdent RM | de noirs nuages; l’ouragan tourbilonne, déra cine les arbres et socoue les chênes de la forêt :b
les faibles oiseaux rasent le sol en poussant des cris plaintifs : enfin, les cataractes célestes s'ouvrent et le déluge commence. Seuls Le poètes et son naït lecteur ne sont pas mouillés. Ce d’ailleurs, ne durera pas. Voyez, une heure «| demie après, le ciel perce le nuage, le venk s’apaise, la nature pousse un long soupir de joidé répété par les mille chantres des hois, et le poët entonne à l'unisson quelque hymne à sa façons car, je le répète, ses hardes sont sèches et il n point d’eau dans ses bottes.
Eh ! bien, moi qui n’ai pas l'avantage insigr de vous connaître, Ô lecteur, je vons affirm
JS
PT LR UE PS Re te
culs, Car sur ma parole d'honneur que les choses ne se | a nature | passent point ainsi dans les Laurentides. Quand il aturelle- ST bleut, c'est comme sur le pavé de nos grandes RS ng lever es Gités, cela mouille bètes et gens qui ne sont pas Li joins long ESS l'abri, et le soleil n’est pas aussi pressé que dans | ] L les romans de venir dissip®r l'orage. Voilà pour- | nais à des uoi j'aime tant le feu et le couvert dontnous À nardin de buissons en ce moment à la ferme de M. Provost. s jeunes M Le vénérable M. Brassard, toujours jeune | s re gronde À Malgré son grand âge, M. le Ministre, M. le k précèdent} A hérif, M. l'avocat, MM. Les rentiers, car voilà nne, déra Les compagnons de voyage, tous sont du même e la forêt is, et ils l’étaient, je l'avoue, bien avant moi.
pussant des Pne parle pas de M. Provost ; il est chez lui; il es célesteshi nt avec ses gens à nous recevoir dignement uls le poète R pe songe pas du tout à lui.
llés. Celi La jeune châtelaine ne se ménage pas non Le heure ds, et lout en veillant à sa petite famille et à e, le ven mari malade, elle dirige vaillamment les pir de joiiss prêts du souper et de la nuit. : et le poël Bhacun pendant ce temps se fait sécher, se resà sa façons fre, cause, raconte ses impressions de voyage, hes et il 12 brasse les enfants, parle de col: :'sation et de mins avec M. le Ministre et le vénérable M.
age insigl bSsard, ou s'occupe à autre chose. La ferme ns afñrii Dleine de gens et de bruit.
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SR CT RE ET En ne nue ee tn En an CON MN PRE AE EYE Er
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— Où passez-vous la nuit, me dit le Shérif | d’une voix discrète, en me posant sa large main À sur l'épaule ? È
— Ici, —lui répondis-je en bâillant et en jetant un regard languissant du côté de la chambre où nous attendaient de bons lits à draps blancs comme neige.
Je dois ajouter pour l’éclaircissement de ce dialogue que nous avions soupé grassement et À largement. Mais déjà Les conversations languis. à saient, et j'étais bien décidé quant à moi à ne point les ranimer. Ici encore je n'étais pas seul du même avis, ni le seul à avoir la même envieR de dormir.
— Voulez-vous me suivre? cor ‘inue le shérif
— Bien volontiers, pourvu & ce soit venh cette chambre ?: 4
— Non, c’est de la civilisation raffinée. Songe sa aux émotions nouvelles que vous cherchez prenez votre couverte et venez avec moi. Ji À vous promets un bon lit. .
‘Au diable les émotions, me disais-je en moié même. Mais comme Je voulais soutenir moil rôle jusqu’au bout, J'allai prendre ma couvert} et je suivis le shérif à la cuisine, sans que per sonne ne s’aperçût trop de notre disparitiol
» Shérif | Mon compagnon prit un fanal, releva son callet..
ge main d'habit, me dit de faire de même et nous scr- A times.
in jetant } Dieu, quelle affreuse nuit! IL faisait noir
mbre où comme dans un four; il pleuvait par torrents, le
s blans SD veni était froid et nous avions de la boue par-
- dessus le pied. Brrrrr! je frissonnais de som-
nt de ce meil et de froid.
sement et à s languis-f
shérif qui est en même temps Docteur.
moiànec
Nous étions à la porte de la grange. Nous
s pas seul allions coucher sur le foin nouveau. Mais nous me envi étions dévancés, et déjà deux ou trois de nos
pe éminents compagnons de route y ronflaient comme des juges après un terme de la Cour de Circuit.
D Pardon, lecteur, de ne point vous communi- Quer, avant de m'étendre sur ma couche agreste, es impressions que je ressens, car à vrai dire, je Men ressens point. Pour tout vous dire, j'au- | is préféré la prière du soir à la ferme et le lit jui m'y était destiné, car dans le foin j'avais peur les miile petites bêtes qui doivent y grouillei. Bah ! j'ai faim de sommeil, et je ne dois avoir Ni nez ni oreilles pour ces insectes étrangers.
à le shérit ll soit vernis
ée. Songe:
cherchez; moi. dt : :
je en moif tenir moi a couverkk gs que pet disparitioi
—Passez devant moi, me dit tout à coup le
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