penny = 0 fr
conforme aux intérêts du Brésil; si un change bas favorise les’ fazendeiros, un change haut favorise les salariés, les importateurs (la dépréciation monétaire se traduisant par une hausse plus ou moins proportionnelle en monnaie nationale des produits achetés à l'étranger) et l’Etat qui voit ainsi son crédit se relever et ses charges diminuer. En eflet pour assurer le service des intérêts et de l’amortissement de ses dettes il lui faut inscrire chaque année au budget une certaine somme en papier monnaie, qui augmente à mesure que le papier perd de sa valeur par rapport à l’or. Aïnsi pour le service de la dette fédérale libellée en or on constate qu'avec un change de 12 pence les intérêts de cette dette coûtent annuellement 61.497 contos. Avec
un change de 14 d. cette somme se réduirait à :
Gr.
PLÉROgR OCR A — 52.712 contos.
Au contraire avec un change de 10 elle s’éleverait à : Gr. I ES — 93.790 contos.
Redresser le change semble donc être la principale réforme que doit accomplir le gouvernement brésilien. Mais le problème est extrêmement délicat et complexe puisque si d’un côté le gouvernement a le devoir d’alléger ses finances en s'efforçant de relever le change et de diminuer la prime sur l'or, d’un autre côté l’intérèt des planteurs, qui sont les exportateurs par excellence, semble être manifestement opposé.
Il fallait donc tenter de relever le cours du café tout en maintenant le change au taux où il était remonté. Le présent ouvrage est essentiellement consacré à l'étude de cette tentative, mais une étude plus approfondie du change brésilien paraît être la préface obligée de la question du café à laquelle il est intimement lié puisqu’il a eu à un moment donné une influence prépondé-
rante sur la culture de ce produit.