‹ La variation et l'évolutionChapitre 26 sur 102 · CRE · texte numérisé non relu

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re = LA VARIATION FRE | processus peut, d’ ailleurs, être influencé par les ad tions extérieures, capables d'agir sur le sens ou la 4 ‘vitesse des réactions.

Plus les processus en jeu englobent des Dhénbmènes F complexes et étendus du développement (mésoderme d’une ébauche de membre, par exemple), plus il est inévitable que de vastes fluctuations apparaissent « dans la réalisation morphologique, sans que l’on soit autorisé à conclure, pour autant, à une variabilité : de la mutation du patrimoine héréditaire, qui est 1% cause primaire de l’anomalie. C’est le cas de répéter | que l’apparence. phénotypique n’est souvent qu’une « traduction infidèle de la variation génotypique du germen. Cette remarque est surtout importante, lorsqu'il s’agit, non de mutations factorielles simples, mais de remaniements chromosomiques, portant sur plusieurs gènes, et entraînant un déséquilibre

- marqué du patrimoine hér éditaire ; or, c’est dans les.

cas où nous sommes amenés à soupçonner l'existence. de semblables mutations, que l’on observe les varia-. tions les plus étendues, à la fois dans la transmission. et dans l'intensité des anomalies.

Quelles que soïent leurs particularités individuelles, les variations que j'ai citées, relatives aux Vertébrés, ont comme caractère commun d'être héréditaires, . c’est-à-dire liées à une variation du patrimoine fac-. toriel ; ainsi que toutes les modifications de cet ordre, elles possèdent cette caractéristique fondamentale des"

mutations d'être des variations discontinues. Nous. voyohs une mutation supprimer le croupion d’un!

- Oiseau, la queue, les poils ou les doigts d’un Mammi-. fère, brusquement, sans transition, sans lente oies

tion progressive. Ces observations prennent toute à leur force lorsqu'on les oppose aux résultats négatifs - des expériences, tentées pour produire des variations de même ordre. On a systématiquement coupé la queue de souris pendant un grand nombre de géné- 1 rations, il y a des races de chiens, de moutons, dans lesquelles, de temps immémorial, on pratique cette mutilation, sans que ces actions aient jamais eu

génération, avec une queue normale qu'il faut » amputer à nouveau. Et cependant, une seule muta- - tion peut, du premier coup, réaliser le type anoure. - La mutation représente un processus évolutif d’une . telle puissance qu'il n’est pas permis de ne pas en tenir compte. Or, si l’on envisage l’origine des nombreuses races d’Oiseaux ou de Mammifères domestiques que l’homme a conservées par sélection, on * constate que toutes les fois que cette origine est . assez récente pour que nous puissions la saisir, le | caractère racial nouveau est apparu soudainement, » sans raison apparente, généralement dans un seul individu, a été DR héréditaire, bref se

présente avec les caractères essentiels des mutations. . Sans doute, un nombre immense de ces races sont trop anciennes pour que nous puissions faire autre + chose que nous représenter, par analogie, leur origine - et chacun est libre de ne pas me suivre dans cette, . généralisation. C’est le cas de répéter avec NAUDIN : 7que si nous ignorons ce qui à pu se passer dans le . Jointain des âges, ce que l'expérience et l'observation nous apprennent, c’est que les variations’ actuelles se produisent brusquement, c’est-à-dire, suivant

aucun retentissement : les animaux naissent, à chaque

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sur l'intérêt que peuvent ee ss le ee anomalies ou monstruosités, dont ils: Ü

variations rene et mieux préciser Re ni 4 mutations dans la production des races nouv Le d’ animaux domestiques. RS

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