‹ La variation et l'évolutionChapitre 43 sur 102 · TR F · texte numérisé non relu

TR F

MUTATIONS POLYPLOÏDES ET POLYPLOÏDIE PAR CROISEMENTS À

SOMMAIRE. — Etats polyploïdes équilibrés et non équilibrés. —— Comportement des divers types de polyploïdes dans la réduction chromatique. — Polyploïdie vraie duplicationnelle et fausse polyploïdie additionnelle. — Mutants haploïdes, leurs caractères, formation des gamètes. — Genèse et instabilité des formes triploïdes. — “T'étraploïdie 1 duplicationnelle et additionnelle. — Autres cas de poly- : ploïdie. — Régulation par polyploidie d’hybrides désé-. uilibrés ; formation d'espèces nouvelles. — Caractères … 28 et valeur évolutive des polyploïdes. — Causes de Ja rareté … de la polyploïdie chez les animaux. is à Re

e 3 HS séries polyploïdes végétales dont jai ‘donné: | précédemment des exemples, peuvent être considérées, à. titre de première approximation, comme “4

RSA

nor du res quadruplement, se . d’une

“SN E Si, par exemple, une espèce .

omme nombre haploïde, 4 chromosomes forme, par hasard, des gamètes mutants non réduits 2n — 8 chromosomes, ces gamètes, en s’unissant :

| 2 n =Z n (16) ones qui auront la Fons . tétraploïde. Comme ces individus tétraploïdes appa- raîtront brusquement et généralement. en petif nombre — en raison du caractère accidentel de la formation des gamètes non réduits à 2 n — nous pourrons, par assimilation, les appeler mutants” “ tétraploïdes. Par ailleurs, ces mutants tétraploïdes … formeront, par réduction chromatique (4 n = 2n +. 2 n), des gamètes à 2 n chromosomes. Si l’un de ces gamètes vient à s’unir à un gamète à n chromosomes de l’espèce diploïde normale, il en résultera la formation d’un œuf ayant 2n + n = 3 n chromosomes, qui donnera naissance à un mulant triploïde. On voit ainsi comment l'existence de mutations chromoso- miques dans les gamètes peut, lorsqu'elle se trouve ds combinée à des croisements, réaliser les diverses formules polyploïdes. Dans tous ces cas, nous considérons la polyploïdie comme résultant d’une multiplication des n chromosomes, qui caractérisent l’état haploïde de l'espèce considérée. Comme nous le verrons, c'est à des types de ce genre qu'il faut limiter la polyploïdie -vraie.

On peut envisager, parmi les mutants polyploïdes, D ibiories différentes ; les uns correspondent à : des multiples pairs (2 n, 4 n, 6 n,8 n, etc...) du nombre . net sont.les formes arlioploides de JEFFREY (1925) : les autres renferment un nombre impair de fois (1 n, 3 n,o n, 7 n, etc...) la série de n chromosomes et ont été appelés périssoploïdes. On désigne aussi souvent les premiers sous le nom de polyploïdes équilibrés et les seconds par celui de polyploïdes non équilibrés. Cette distinction a une grande impor-

204 TN Te VARIATION . | tance au point de vue de la stabilité et, par suite,

: … de la valeur évolutive des polyploïdes. L'examen du

comportement général des chromosomes, lors de la réduction chromatique, dans-ces deux types de polyploïdie, nous fera mieux comprendre la signification des termes équilibré et non équilibré par ere on les désigne.

Considérons une espèce, ayant à l’état normal, diploïde, 14 chromosomes et formant des gamètes haploïdes à 7 éléments chromatiques (fig. 21) ; par fécondation, deux de ces gamètes reconstituent le

: nombre diploïde, suivant la formule 7 + 7 = 14.

Supposons que cette espèce ait produit des mutants tétraploïdes à 28 chromosomes (fig. 25). Ceux-ci formeront, lors de la réduction chromatique, 14 gemini, en raison de l’affinité des chromosomes simi- . laires, et ces 14 gemini se dissocieront dans les gamètes en 14 + 14, de telle manière que l'union de deux de ces gamètes, à 14 chromosomes, redonnera la formule tétraploïde : 14 + 14 = 28. Une forme octoploïde à 56 chromosomes formerait, de même, des gamètes à 28 éléments qui rétabliraient l’état octoploïde dans la descendance. Chaque sorte de chromosomes étant représentée par un nombre pair d'individus chromosomiques, il peut toujours y avoir,

__ lors de la réduction chromatique, disjonction des paires en présence; par suite, le nouveau type se

maintient indéfiniment, est parfaitement stable, parce - qu'ayant une formulé chromosomique équilibrée. Supposons maintenant que la même espèce ait produit, par un procédé quelconque, un mutant triploïde ayant, dans ses cellules, 3 n = 21 chro-

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