‹ La variation et l'évolutionChapitre 51 sur 102 · TA VARIATION · texte numérisé non relu

TA VARIATION

On ne rence que 22 p. 100 de Globe, au lieu 4! 50 p. 100, et quelques tétrasomiques, le reste étant formé de plantes diploïdes normales. L’insuffisance numérique des Globe s'explique par deux sortes de considérations. En premier lieu, nous avons vu que dansle croisement normal® X Globe 1 le caractère = Globe n’est transmis qu’à 2 p. 100 des descendants ; ceci est dû à ce que la presque totalité des grains de pollen à 13 chromosomes, donc capables de transmettre le type Globe, sont infertiles. Il en résulte que la combinaison ovule12 X pollen 13n’est pratiquement pas réalisée, ce qui réduit de moitié le nombre des descendants Globe qui doivent se former. Cette infer- tilité du pollen à n + 1 chromosomes explique aussi - la rareté des tétrasomiques qui ne peuvent provenir -que de la fécondation ovule 13 X pollen 13. D'autre part, il faut tenir compte du fait que les mutants = Globe sont moins vigoureux que la plante normale ; un certain nombre d’entre eux meurent précocement, ce qui abaisse encore leur pourcentage, dans la descendance. L'étude du mutant Poinsettia a con- duit à des constatations analogues. Sous réserve des corrections qu’il faut apporter, pour ces diverses raisons, aux proportions calculées, le comportement génétique des mutants confirme donc l’interprétation d’après laquelle la réalisation de ces anormaux est conditionnée par la présence d’un chromosome supplémentaire ; ; leur distribution, dans la descendance, est parallèle à celle de ce D O0 en excès.

et

LES MUTATIONS POLYSOMIQUES * 247 Le fait que l’on a obtenu 12 sortes différentes de mutants trisomiques 2n + 1, de même qu'il ya, chez Datura, 12 sortes de chromosomes dans le génome, conduisit naturellement à cette hypothèse que chaque type particulier de mutants doit correspondre au triplement d’un chromosome d’une certaine sorte. Par exemple, si, dans un cas, c’est la<50 paire la plus longue (L) qui est représentée par 3 élé-. x, ments chromatiques et, dans un autre, la plus petite (s), on aura deux mutants différents correspondant aux formules :

BDD AU ES M +2 m ES +5) —12p Pl SM 2m D Le = 26

BLAKESLEE (1922) a publié des schémas (fig. 30) Te- présentant, d’une façon très intelligible, les combinai- : sons trisomiques 2 n + 1, correspondant, par hypothèse, aux 12 sortes de chromosomes. Toutefois, après co ‘examen plus complet, on s’aperçut que 11 mutants seulement pouvaient être considérés comme se rapportant à ces différents schémas.

Une première vérification de cette hypothèse, d’après laquelle chaque sorte de trisomique serait - caractérisée par un chromosome supplémentaire se spécial, résulte de l'étude cytologique attentive de ces mutants (BLAKESLEE, 1927). Ainsi, le trisomique Rolled renferme, à l’état triple, le plus grand

des chromosomes L, qui est facilement identifiable ; F3 les mutants Glossy, Buckling, Cocklebur, Elongate ont, à l’état triple, l’un des quatre grands chromo- =: somes !, qui sont cependant trop semblables pour …

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