IN
ment à la loi du 30 novembre 1892 qui oblige les médecins à faire à la préfecture la déclaration des maladies contagieuses et parmi elles la variole, la préfecture des Vosges nous signale, en 1896, 95 cas de varioloïde dans la population scolaire d'Uzemain ; en janvier 1898, 8 cas de variole à Ban-de-Sapt, 15 cas de varioloïde à Bulgnéville parmi les écoliers et enfin en janvier 1899, T cas de variole à Vagney ; tout cela sans aucun décès.
Nous pouvons constater, d’après les deux tableaux qui suivent, que depuis un certain aombre d'années, au point de vue variole, nos villes lorraines sont dans des conditions sanitaires excellentes ; dans les 3 départements qui nous restent (puisque celui de la Moselle nous a été arraché en 1871), les cas de variole se chiffrent par quelques unités et les décès commencent à devenir inconnus ; notre situation sanitaire, au point de vue qui nous occupe, est même meilleure que celle du reste. dé la France puisque, de 1589 à 189%, la mortalité par variole est en Lorraine de 0,316 pour { ,000 habitants et de 0,40 pour les autres grandes villes de France ; en 1895 et 1896, la mortalité est nulle dans nos départements alors qu’elle est de 0,18 en 1895 et de 0,112 pour 1,000 en 1896 dans le reste de la France.
Tableau des décès par suite de variole dans les principales
villes de France.
Pour 1,000 habitants.