‹ La Variole MaligneChapitre 5 sur 12 · SYMPTOMES NERVEUX · texte numérisé non relu

SYMPTOMES NERVEUX

C’est un des caractères constants de la variole maligne

qu’elle présente toujours des phénomènes nerveux intenses.

Il peut arriver que la fièvre soit peu élevée ou nulle, que

les urines ne soient ni rares, ni albumineuses, que le cœur

enfin conserve en apparence toute son énergie, mais le système nerveux, iui, est toujours touché et profondément

touché. Et cela se manifeste soit par des symptômes d’excita-

tion, soit par des symptômes de dépression.

Tantôt c’est le délire qui domine la scène. Quelquefois dès le début de la maladie, mais plus souvent alors que l’éruption commence à suppurer ou même à se dessécher par places, l'agitation est extrême. Ce ne sont que paroles incohérentes et monvements désordonnés, Au plus faible

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degré on constate la carphologie. Les mains érrantes sem= blent vouloir saisir dans l'espace des objets imaginaires. Mais bientôt le malade semble rapidement excité, il rejette brusquement ses couvertures, il se lève, et il faut plusieurs infirmiers pour le maintenir dans son lit. | PATES

Tantôt ce sont les phénomènes dépressifs qui occupent le premier plan. On lit sur la physionomie et dans l'attitude un abattement profond. Il n’y a plus d'expression dans la bouffisure de ce visage blafard, il n'y a plus de vie dans les yeux vitreux à moitié cachés sous les paupières tombantes. Le malade répond à peine aux questions qu'on lui pose, il semble plongé dans une inaltérable indifférence, il ne réagit plus. Et cette prostration évidente, cette adynamie proagressive, que rien ne peut atténuer, qui augmente même tous les jours pour devenir bientôt le coma définitif et fatal, contraste étrangement avec la légèreté de l’éruption.

Le plus souvent ces deux états d’excitation et de dépression se succèdent chez le même malade. D’abord c’est l’agitation et le délire, et puis quand la terminaison approche, c’est la prostration et le coma.

La dyspnée doit être mise aussi au nombre des manifestalions nerveuses; quelques vagues signes sthétoscopiques passagers et inconstants ne sauraient l'expliquer. Elle traduit intoxication profonde de l'organisme... les poisons ont plus ou moins impressionné, parfois même paralysé les centres bulbaires. Et cette dyspnée se manifeste sous deux formes principales. Tantôt il y a simple accélération des mouvements respiratoires, qui de 16 s'élèvent à 25 et plus. Tantôt le rythme normalest altéré. L’expiration devientb ruyante et prolongée; on observe des pauses et des silences à intervalles irréguliers; parfois enfin on voit apparaître le Cheyne- Stokes sairtout dans le coma. Cette dyspnée se montre ordi-

ou SI GRR diese

= Voici schématiquement comment évolue la température dars la variole discrète: Elle commence à monter 24 heures

avant le frisson, et dès le second jour elle atteint 39 et plus;

elle reste ensuite stationnaire. Au début de l’éruption elle tombe brusquement en quelques heures au voisinage de la normale, et pendant cette période d’éruption elle reste tou- 3 jours basse avec de légères ascensions le soir. — Au7me

jour apparaît la fièvre de suppuration qui dépasse rarement 3995 ; elle est continue à oscillations peu étendues.

4 Puis, quand la dessiccation commence, la température revient progressivement à la normale au 12° ou au 13m Jour.

Rien de semblable dans la variole maligne. La fièvre est essentiellement atypique; elle est aussi irrégulière et capricieuse que l’éruption elle-même. Tantôt elle est très élevée, et se maintient avec quelques oscillations à 39, 40 etplus, tantôt il se produit une chute paradoxale quand les pustules apparaissent.

Dans certains cas assez rares on remarqne que la tempé:

5 est moins grave.

POULS:ET CŒUR*® 513 Le pouls a toujours été considéré dans la variole comme ñ : 7, PRET un des meilleurs éléments du pronostic. Il donne des renseignements plus précis, plus exacts, que la courbe thermi- + que. 11 faut toujours systématiquement le consulter. |

Voici les caractères qu’il présente quand la maladie est maligne. Il est fréquent : 130 pulsations. Il est petit, souvent

gulier ct dénres |

DATES que Simple re fonctionnel. Nos romains relatent, en eftet, des signes qui ne trompent pas. Quand le pouls est mou, faible et rapide ; quand il y a des intermittences, ces intermittences fausses, dues le plus souvent à la 4 faiblesse d’une contraction cardiaque qui ne se transmet pas jusqu’à la radiale ; quand les bruits sont soufflés, ce qui 4 est peut-être la conséquence de la dilatation du cœur et É - des influences valvulaires qui en résultent; quand enfin apparaît l'embryocardie, il semble que le te n'est plus plus possible : le myocarde est atteint. ee di Et peut-être dans plusieurs des cas que nous citerons la mort éfait-elle la conséquence moins de lintoxication générale de l'organisme que de la défaillance précoce dn

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