Sirleto à Cervini, 20 février 1546. {Vat, lat
6177, fol. 55).
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singulier à Rome en 1546. Pallavicini, citant une lettre du cardinal Farnèse aux légats (17 avril 1546), et une du secrétaire du pape, Mgr Mafféo, un ami de Sirleto (même date), témoigne que la cour a ne comprit pas les raisons des théologiens de Trente, et désapprouva hautement le projet de décret sur Vauthenticité de la Vulgate. On fit beaucoup de bruit, ajoute-t-il, l'on délibéra même s'il n'était pas à propos de retarder l'impression de ce décret, jusqu'à ce qu'on y eut ajouté quelque chose qui le modifiât : et encore prétendait-on que, même modifié, il ne laisserait pas de discréditer le concile et de prêter aux sarcasmes de l'hérésie \ » On voit qu'à Rome, en 1546, ce n'étaient pas quatre ou cinq personnes, « homini di poco momento », qui s'inquiétaient des termes acceptés par les légats. Ceux-ci s'empressèrent de les justifier, Gervini en répondant
i. Pallavicini, lib. VI, cap. xvii, n. i5.
8o LA VATICANE
à Mafféo, et les trois légats ensemble au cardinal Farnèse, pour se défendre d'ignorer les fautes de la Vulgate, mais déclarant qu'il leur paraissait très inopportun de les proclamer, et plus honorable et plus utile d'y remédier en donnant une édition plus correcte '.
Comment satisfaction fut donnée aux scrupules des érudits Romains par l'édition sixtine de la Vulgate, je n'ai pas à le dire ici, mais bien comment on alla plus loin, en réalisant le vœu de Sirleto, et en donnant une édition des Septante, dont la préparation fut confiée au cardinal Carafa.
La première édition des Septante avait été celle que comprenait la Polyglotte d'Alcala du Cardinal Ximenès (i 5 14-20), édition à