I. Id. ibid
DE PAUL m A PAUL V 8l
laquelle la Vaticane avait concouru par le prêt de quelques manuscrits, les V V, Gr, actuels 33o et 346. L'édition de Ximenès avait été suivie par celle de Plantin, dans la Polyglotte d'Anvers (1569-72) : ici la Vaticane était représentée par les collations, exécutées par les soins du cardinal de Granvelle, de deux manuscrits du Vatican, que Ton n'a pas identifiés, mais dont ni l'un ni l'autre n'était le Vaticanus 1 209, et par des variae lectiones. envoyées par le cardinal Sirleto : on trouvera dans le vue volume de la Polyglotte d'Anvers les ///««' D. Sirleti S. R, E. cardinalis annotationes variarum lectionum in Psalmos ad S. Bibliorum apparatus instructionem. Entre i5i4 et 1569, on avait vu réimprimer les Septante d'Alcala par André d'Asola, le gendre d'Aide Manuce, réimpression connue sous le nom d'édition aldine, encore qu'à cette date (i5i8) Aide fut mort. L'édition aldine avait été reproduite à Strasbourg
en i526, avec quelques retouches '. C'est là qu'en étaient les Septante, au moment où l'édition romaine fut décidée.
La Vaticane possédait un manuscrit qui devait singulièrement encourager les savants de Rome à se mettre à l'œuvre, le Vaticanus 1209. On est porté à croire que ce manuscrit avait été apporté à Rome par l'entremise de Bessarion, et qu'il avait séjourné dès le xe-xie siècle dans l'Italie méridionale, sans qu'on puisse dire qu'il y ait été écrit. On a dit qu'il figurait dans les anciens catalogues de la bibliothèque du Vatican de la fin du xve et dn xvi© siècle : c'est une erreur : je l'ai vainement cherché dans l'inventaire de Nicolas V, dans celui de Léon X et dans celui de Paul III. Et il est certain qu'il n'a été classé à son numéro d'ordre, 1209, qu'à l'époque de Paul V, car il est précédé de peu d'un manuscrit offert à ce pape par