‹ La Vaticane de Paul III à Paul V d'après des documents nouveauxChapitre 9 sur 61 · I. Polidoro, Vita Marcelli //, p · texte numérisé non relu

I. Polidoro, Vita Marcelli //, p

éprouvé de douleur plus grande depuis la mort de mon père » '. Plus tard, Paul IV lui demandera de remplir le même rôle auprès de ses deux neveux, Alphonse et Antoine Carafa, et Pie IV auprès du sien. On gagnait peu de choses à de pareilles fonctions *.

En 1545, on offrit à Sirleto, de la part du pape, une chaire publique de lettione greca, aux gages de 1 5o écus par an ; c'était un gros avancement. Mais Sirieto le refusa : il lui répugnait maintenant de « commenter Chrysoloras )),car il s'était mis aux auteurs ecclésiastiques. « Je crois, dit-il, que c'est une tentation » \ Il résista à la tentation, et, en retour, Dieu lui donna de bons élèves,

1. Sirleto à Cervini, i*' juin i5bo{Vat. lat. 6177, fol. i63'); 8 août i55i {ibid., fol. 190).

2. 28 juillet 1545 {ibid,, fol. 21 5), Sirleto demande à Cervini qu'il daigne lui avancer cinq mois de sa pension, « eran rilevo de li mei bisogni », car « no presso de' libri assai et non ho il modo di pagarli ».

3. 17 oct. 1545 {ibid.j fol. 171'); 3 mai 1546 {ibid.f fol. 76).

entre autres le neveu de Pie IV, dont le pape disait un jour à Sirleio : « Guillaume, faites, je vous prie, que Charles soit un peu plus dégourdi, unpoco svegliato nelle cose del mondo, car vraiment il n'est comme personne ». A quoi Sirleto répondait : « Très Saint Père, laissez-le faire, poiche ne hâverete un giorno gusto » '. Ce neveu dé Pie IV était S. Charles Borromée.

Sirleto, attaché à la maison de Cervini, n'avait pas tardé à gagner l'extrême confiance du cardinal, et, à quelque temps de là, Cervini, ayant été envoyé à Trente avec le titre de légat, pressa Sirleto de l'y rejoindre ; Sirleto lui répondit, avec une humilité qui ne manquait point d'indépendance, qu'il était prêt à être tout entier au service de Dieu d'abord et puis du cardinal auquel il devait tant ; mais il suppliait Sa Seigneurie de considérer qu'il n'avait point le corps « troppo

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