‹ La veillée allemande; drame en un acteChapitre 9 sur 19 · SCÈNE VIII Les Mêmes moins AMÉLIE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII Les Mêmes moins AMÉLIE

SCHLICK

Oui, je comprends... La jeune fille voudrait tout à la fois rester el partir; elle devine que je vais profiler de son absence pour me permettre de vous faire quelques questions, monsieur le Pasteur...

LE PASTEUR

Quelles questions, monsieur Schlick?

•SCHLICK

D’abord , avec votre permission comme on dit de l’autre côté du Rhin, je vais vous demander ce que monsieur fait

ici?... (Il désigne le proscrit.)

LE PASTEUR

Mais vous le voyez bien, ce me semble, il soupe avec nous.

SCHLICK

Oui, vous avez raison, monsieur le Pasteur, quant à cela je le vois bien.,, aussi ^ tai i— ce une manière de parler... je voulais demander qui il est ?...

LE PASTEUR

Comment 1 vous ne le connaissez pas ?

SCHLICK

Non, mais je désire faire sa connaissance.

LE PASTEUR

Et voilà tantôt trois mois qu’il est dans le pays.

SCHLICK

Trois mois... et c*est...

LE PASTEUR

C’est le fils de ma sœur, mon neveu Newmann de Nuremberg.

SCHLICK

Le fils de votre sœur... ah ! ah!.... votre neveu Newmann de Nuremberg.

LE PASTEUR

Et qui vient ici pour épouser ma fille...

SCHLICK

Vraiment?... cousin Newmann, je vous félicite.... (n lui tend la main. — Le proscrit lui donne la sienne. — Bas.) Allons, la main

ne tremble pas... c’est un brave!

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