CHAPITRE VIII
PASSAGE DE LA LOIRE A -SAIN T -FLORENT. — DÉTRESSE DE L'ARMÉE CATHOLIQUE. — MORT DE LESCL’RE. — LV ROCHEJAQUELIN GÉNÉRALISSIME. — MARCHE SUR LAVAL. — LF. MAINE. — JEAN COTTEREAU. — PUISAYE. — LES CHOUANS.
Que devenaient Charette et l’armée de Jésus, pendant que les Vendéens étaient chassés du Bocage?
La discorde avait de tout temps élu domicile parmi les royalistes. Elle régnait entre Charette et ses lieutenants (1), elle régnait entre les principaux chefs de l’Anjou et les officiers secondaires (2). elle régnait surtout entre la grande armée catholique et royale et l’armée de Jésus, qui ne pouvaient combattre longtemps sous les mêmes drapeaux.
Charette s’était d’abord réuni aux autres chefs
pour soutenir le premier effort des Mayençais. Puis
(1) Crtitineau- Joly, 1. 1, p. 131,132.
il les abandonna et les laissa seuls aux prises avec ces redoutables adversaires. « Les Angevins de Bonchamps accusaient à haute voix Charette de les avoir cruellement abandonnés, lorsqu’eux étaient venus avec tant de générosité le secourir à Torfou. Bonchamps lui-même était ulcéré; il soupçonnait Charette d’avoir cherché, au détriment des autres divisions, à dégager son propre territoire et à laisser aux prises avec l’Anjou ces Mayençais, qui, naguère encore, menaçaient les cantonnements du bas Poitou. *
Puis de honteuses questions de partage de butin
vinrent encore envenimer les choses, et ajoutet* aux difficultés de la situation. Charette envoie son lieutenant, La Roberie, pour réclamer sa part. Puis il vient en personne afin de soutenir ses droits et ceux de ses hommes. « Marigny a laissé les paysans se partager une certaine quantité d’habits et de souliers. Charette est mécontent, il le fait entendre; ses soldats se plaignent avec aigreur... Il sort brusquement de Mortagne, et, au lieu de se diriger sur les Herbiers, où Lescure doit le rejoindre, il rentre dans ses anciens cantonnements de Légé. Cette infraction à la parole jurée, fruit d'une irritation ou d’une défiance coupables, mais que déjà Savin , Chouppes, la Cathelinièrc et Joly, agités par les mêmes passions, ont commise en regagnant leur territoire, cette infraction détruit tous les plans...
« Il était sans doute difficile de faire vivre longtemps en bonne intelligence des hommes qui, obéis-
sant volontairement, avaient des mœurs si différentes et des passions locales si opposées : mais tous auraient dù se montrer sans ambition personnelle... Oe fut donc plutôt contre ces ambitions vulgaires et ees vanités individuelles, que contre les armées de la Convention, que la Vendée échoua (1). »
Charette se retira donc, ét une fois encore manifesta sa volonté d’agir seul. A la veille de la bataille de Cholet, on sent le besoin d’un pareil auxiliaire. « Les chefs de l'armée le sollicitent et le conjurent , on lui dépêche courrier sur courrier (2)... » 11 fait la sourde oreille et s’éloigne de plus en plus du théâtre de la guerre. ‘ .
u II avait deviné depuis longtemps les avantages qu’il recueillerait de la possession d'une ville maritime, le mettant en rapport avec l’Angleterre, et lui ouvrant une voie de communication pour rece- -voir les secours d’armes et de munitions dônt il aurait besoin. Noirmoutiers fut le point sur lequel il jeta ses vues (3). p
A la marée basse, il marche sur cette îlet, à la tête de trois mille soldats. « Le républicain Rieher, qui dirige l’artillerie, est sur le rivage, combattant comme un soldat, Charette le tue, de sa propre main, sur ses canons; et touché de la jeunesse du fils de Rieher, qui marchait à côté de son père, le général lui offre la vie... « Mon père, dit ce jeune
(1) Crétineau-Joly, p. 261-263.
(2) Id., p. 271.
(3) Id., p. 296.
« homme, est mort, pour la République; je déteste « les rois et j’aime la liberté ; tuez-moii » Son vœu fut exaucé...
« Le premier soin du général, qui connaissait les avances faites aux chefs de la grande armée par Tinténiac, fut, aussitôt après la prise de cette^île, d'ouvrir, avec l'Angleterre, des communications directes. Il fit équiper un bâtiment marchand et en - voya Pierre de La Roberie, un de ses lieutenants, notifier au cabinet britannique la conquête de Noirmoutiers (1). »
Ce fut à ce moment qu’il apprit les désastreuses nouvelles de la déroute de Cholet et du passage de la Loire. ,
Si Charette exauçait sans peine le vœu du jeune Richer, qui lui demandait de le tuer sur le cadavre de son pore, les chefs entre eux n’y mettaient guère plus de formes, et, le cas échéant, s’assassinaient sans façon. A quelques jours de là, Joly vint demander au chef de l’artillerie, Leblanc, de la poudre dont sa division avait besoin. Celui-ci ne s’empresse pas assez d’obtempérer à une demande brutalement faite. Joly tire un pistolet de sa ceinture et lui brûle la cervelle. Charette qui tenait Leblanc en grande estime, se contenta de dire aux assistants de profiter de la leçon (2).
Le passage de la Loire par l’armée insurgée fut un fait considérable, mais dont on exagéra singu-
(1) Crétineau-Joly, p. 296, 297.
lièrement la portée. La République aux abois éprouvait le besoin de donner le change à l’étranger, à la France elle-jnêrae sur l’importance de cet .. événement. On voulait frapper les esprits de terreur, puisque la conciliation avait échoué. De là ces rapports outrés jusqu’à l’extravagance , dégoûtants de mensonge, disait Kléber, que le% représentants du peuple adressaient à l’envi à la Convention, qui croyait de bonne politique de renchérir sur tout cela en exagérant encore toutes ces exagérations.
« L’armée de la République est partout précédée de la terreur, écrivaient-ils ; le fer et le feu sont maintenant les seules armes dont nous fassions usage. » — «Il n’y a plus de Vendée, criait-on de toutes parts : nous avons tout tué, tout brûlé, tout exterminé. » C’étaient de tous côtés des victoires sanglantes où l’on avait massacré les brigands par milliers. « Une solitude profonde règne actuellement dans le pays qu'occupaient les rebelles, disait le 23 novembre Barrère à la Convention. On ferait beaucoup de chemin dans ces contrées avant de rencontrer 'un homme et une chaumière... Nous n’avons laissé derrière nous que des cendres et des monceaux de cadavres.,, »
Rien cependant, dans les rapports de Kléber et de Beaupuy, ne ressemblait à cela. Il n’était pas jusqu’à l’imbécile Léehelle, qui se vantait d'avoir délivré six mille prisonniersà Saint-Florent, d’avoir tout sabré, tout tué, tout noyé. L’armée catho-
LA TENDÉB
lique lui devait son salut, au contraire, et elle eût été détruite si* att lieü de deiüëtirer .trente-six heures inactif à Beaüpréau, il se fût laissé entraîner à la suite du fougueux Westertoahn. Il ft’âvait donc pas plus noyé de vivants qu’il n’avait délivré de captifs; le passage de la Loire s’était eXécütê sans opposition, sans désordre, pas un seul homme n’y avait perdu la vie, si bien que la mère de madame de La Rochejaquelin, la marquise de Douissan, à laquelle j’emprunterai le récit de cett lugubre scène, voyait là un miracle de la Providence, tant e’étàit inespéré :
« Il est impossible, dit-elle, qu’on puisse Be figurer le passage de la Loire, sans se rappeler celui de la mer Rouge. Lé miracle a été moins apparent, mais noh moins surprenant. Cent mille personnes, parmi lesquelles grand nombre de vieillards, de femmes et d’enfants, emportant leurs bagages sur le bord de cette grande rivière, n’avaient, pour la traverser, que dix â doiiie petits batélets conduits par des prêtres qui s’étaient dévoilés d’utte ifiahière sublime pour sauver cette peuplade fugitive. Létir succès a sans doute été la douce récompense dé leurs peines. La cavalerie passa à gué la première partie de cette rivière, coupée en deux îles, Yis-â-vis Vârades. Ces deux îles pensèrent nous être funestes. Je fus trompée relativement à la première, Comme beaucoup d’autres.
* J’étais séparée de ma fille, parce qu’on m’avait fait monter à cheval, pour franchir à gué ce pre-
mier bras. Je courais, je criais, avec mes compagnons d’infortune. De petits -îlots me cachaient de nouvelles difficultés ; je parvins enfin à l’autre pointe de l'ile. J’aperçois un grand bateau et beaucoup de monde sur le pont; je veux m’élancer dedans. J’entends mille cris qui me font tressaillir. Je n’ai que la force de m’asseoir sur le bord. Le bateau était sans fond.Je me glisse en me tenant toujours sur le bord, jusqu’au pont; on me donne la main, et me voilà sauvée du danger. Mais c’était pour tomber dans un autre, car nous n’avions aucun moyen de traverser le bras de rivière. Tout ce qui était sur ce pont, hommes, femmes, enfants, faisait vainement retentir l’air de ses cifis, point de bateaux. Qu’allions-nous devenir? Un brave de notre armée, fort comme Hercule, s’aperçoit que l’eau n’est pas trop profonde; il s’y jette, prend les femmes l’une après l’autre, et les sauve ainsi toutes. Je dois ajouter à sa louange et à ma honte que, quand je fus passée, je lui offris de l’argent pour qu’il ne me quittât pas. Il me dit : ** Quand les « autres seront sauvées, je vous suivrai.
« Je m’assis sur le sable, en réfléchissant à la générosité de cet homme, et au tort que, j’avais eu de ne pas avoir la même en moi. Enfin, il vint me donner le bras. L’espérance de revoir ma fille me rendit des forces. Je me traînais, quand la grande rivière s’offrit à mes regards. Les trois quarts dè l’armée réunis, et levant les mains au ciel, appelaient à leur secours les malheureux prêtres qui faisaient
l'office de bateliers. A. force de rames, ils s’empressaient de se rendre aux vœux de cette foule : lorsque je vis ce spectacle, je fus glacée d’effroi. Mes lèvres n’avaient plus la force de prononcer le nom de ma fille, je me croyais pour jamais séparée d’elle, de son malheureux père, de son mari, qui était blessé à mort, et je me disais : « Je les ai vus •* pour la dernière fois. Togt est fini pour moi, que « le ciel daigne les protéger ! »
« Que de pensées venaient rapidement abattre et relever mon courage ! Je les voyais tous les trois, dignes de la protection du ciel. Le père de ma fille avait éminemment le désir de bien faire, mais il ne se laissa jafnais séduire par ces illusions de prospérité qui dérobèrent à la jeunesse de la.Yendée la vue de l’avenir. Son expérience le rendait timide. Mon gendre s’était signalé par une ardeur et une détermination qui contrastaient avec le calme de son courage, plein de religion. Il avait ' jugé du succès parla pureté de son cœur; l’expérience ne lui avait pqs encore appris que la Providence réserve ses épreuves pour les gens de bien, et permet souvent le triomphe du crime. Quant à ma fille, la gloire que son mari acquérait tous les jours transportait son âme; elle le voyait partir, revenir blessé, sans imaginer qu’il pùt finir. Voilà les trois êtres que je recommandais à Dieu, dans le fond de mon cœur. Dans cette situation de mon âme, mes genoux pouvaient à peine me soutenir; mon protecteur me retenait sur ses bras. Je sortis
de l’angoisse où j’étais, par les cris d’une multitude de personnes qui prononçaient mon nom. Je revins A moi, tout étonnée d’être encore dans ce monde, et qu'on voulût bien me sauvert On crie d’un petit bateau que c’est le troisième voyage qu’il a ordre de faire pour venir me chercher; il approche, on m’y porte; mais, dans le même instant, il fut si bien rempli, que je restai sur le bord, à moitié évanouie. Le batelier fait signe à mon conducteur de m’éloigner de la foule, mais je suis aussitôt entourée : « Madame, disait l’un, je suis un tel, émigré;
« une autre, je suis une telle. — Hélas l leur dis-je,
« je ne suis pas plus sûre que vous d’être qmbar- « quée; le ciel fait son choix. »
« Le petit bateau arrive; un officier, que je n’oublierai jamais, nommé de La Yille-Beaugé, avait déjà fait quatre voyages pour me sauver ; il met le sabre à la main, mon conducteur en fait autant; on m’emporte dans la barque, qui se remplit do telle manière qu’elle pensa s’enfoncer. Mon conducteur me saisit dans ses bras, à moitié évanouie, et me conduit-dans ceux de ma fille, qui m’attendait sur le bord de la rivière. Quel spectacle, grand Dieu! Mon gendre était sur son lit de mort, blessé à la tête ; ma fille pleurait à ses côtés et gémissait de ce que nous allions partager son infortune. Plus loin était une vieille dame, nommée madame de Ménard ; elle était tombée de charrette. Elle s’était/ cassé la cuisse et meurtri tout le visage. Son sang, sa pâleur, ses douleurs, me firent regretter de n’être
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-pas restée dans l’île que je venais de quitter.
« En ce moment, on annonça les ennemis; nous nous faisions de tristes adieux, lorsque MM. d'Autichamp, de Talmoftt et tant d’autres furent à leur rencontre. L’ennemi se retira, et nous entrâmes à Varades, petit village qui ne pouvait contenir la centième partie de notre armée. Mes sens un peu remis, je jette les yeux autour de moi, et je ne trouve point ma malheureuse tante. Une déroute nous avait sépafées; elle était en voiture, moi à cheval; je n’avais pu la suivre. M. de Donissan avait fait courir après elle; le bonheur ou le malheur ne rendit pas ses peines inutiles. Elle vint me joindre le soir à Varades... » v
Peut-être les nécessités de la politiqué excusentelles ces ornements que les hommes d’État donnent trop souvent aux événements. Ces amplifications n’en sont pas moins à déplorer, car c’est à elles que l’on doit d’avoir vu la postérité, égarée par ces récits mensongers, oublier presque les bienfaits de l’ordre nouveau pour ne plus voir que les commotions affreuses au milieu desquelles il fut inauguré. C’est avec les calomnies des patriotes, aussi bien qu’avec celles des Blancs, que l’on a écrit l’histoire de ce sanglant épisode de nos annales. La lutte n’était pas terminée cependant et la Vendée se préparait à prouver encore que tout n’était pas tué, incendié, noyé, anéanti. L’énergie sauvage de •sa résistance ne le fit que trop bien voir.
Toutes les conditions étaient changées désor- - •
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mais pour l’armée vendéenne, pour cette masse énorme qu’un de ses historiens porte au chiffre de deux cent mille âmes (1), et que les calculs les plus modestes ne peuvent évaluer au-dessous de cent à cent vingt mille. Sans doute, dans le Maine, elle allait retrouver encore des chemins creux , des haies, des taillis; mais elle n’était plus sur son terrain, elle marchait en aveugle comme les Bleus qui la harcelaient; elle ne pouvait plus s’évanouir et disparaître pour se battre quand elle le voudrait, et attendre son heure. Elle ne pouvait plus le lendemain d’une défaite trouver partout un asile toujours sûr, et renouveler ses forces et son énergie par quelques jours de repos. Les sympathies générales des populations ne lui étaient plus acquises. Marchant précédée par la terreur, cette multitude ne pouvait vivre qu’à la condition de changer incessamment de place et de promener autour d’elle la ruine et le pillage. Les patriotes fuyaient à son approche, détruisant ce qu’ils ne pouvaient emporter. Si bien que les Vendéens étaient à leur tour en proie aux difficultés dont, chez eux, ils avaient accablé les républicains.
Mais la plaie vive et saignante, c’était ce chiffre effroyable de soixante à soixante-dix mille bouches inutiles, femmes, vieillards, enfants, prêtres, séminaristes, religieuses, malades, blessés, qu’il fallait défendre, nourrir, emmener après soi; c’était
(1) Billard de Veaux, Bréviaire du Vendéen, p. 96.
ces troupeaux de bœufs dont on n’osait pas se séparer, et qui servaient à traîner les six cents charrettes de transport. Aussi l’armée catholique s’avançait-ello, broyant la terre sous son poids, et promenant par les chemins, comme une immense procession, ses bandes qui n’occupaient pas moins de quatre lieues de longueur (1).
L’automne avait ramené la saison des pluies; il fallait faire passer tout cela par des routes impraticables défoncées par le matériel des deux partis, embarrassées incessamment par des abattis d’arbres destinés à multiplier les obstacles sous ses pas. Quel courage attendre du paysan qui, en allant au feu, songeait à tous les siens qui pouvaient tomber dans une embuscade, et qu'il eût voulu rester à protéger? On vit souvent la femme traîner le fusil, tandis que sur ses deux bras le mari portait ce qu’il pouvait de ses jeunes enfants deminus, grelottant le froid et criant la faim. Comment se battre dans une situation pareille? « Il fallait les tuer! « dit un joiir un fougueux royaliste auquel on voulait faire comprendre l’impossibilité d’une pareille lutte {£}.
Si terrible que fût la situation, il convenait d’aviser à en tirer parti. On songea d’abord à remplacer Delbée. Blessé grièvement, il s’était fait transporter dans l'ile de Noïrmoutiers, où il fut pris plus tard par Turreau, qui, après un jugement, le fit
(1) Madame de La Rocliejaquclin, p. 254.
(2) Billard de Veaux, p. 95.
passer par les armes. Nous avons dit que Jîor — champs était mort pendant le passage do la Loire, dans une cabane du hameau de la Meilleraye.
Quant à Lescure, atteint mortellement, sa carrière était terminée de fait, et il mourut bientôt à Fougères, sous les yeux de sa femme. La popularité de La Rochejaquelin parmi les paysans lui valut d’êtro choisi pour remplacer Delbce. Mais si son courage le mettait à la hauteur, d’une pareille mission, sa trop grande jeunesse le rendait absolument sans autorité dans les conseils Aussi est-il permis dé penser que le rude Stoftlet,eùt été plus que lui en position de dominer les terribles situations où l’on allait avant peu se trouver réduit.
De quel côté allait-on diriger les coups de la grande armée catholiquo? Nous avons dit que lo nouveau "généralissime avait vu avec déplaisir son parti abandonner le Bocage pour franchir la Loire. Aussi son avis eût-il été (îe marcher rapidement sur Nantes et sur Angers, afin de pouvoir rentrer en Vendée. D’Autichamp et quelques autres voulaient quo l'on traversât la Bretagne, où l’on espérait recruter de nombreux renforts, pour se porter en Normandie, « parti royaliste naissant, pouvant prendre une grande existence. Le général Frotté faisait tout cô qui dépendait de lui pour l’augmenter; mais il n’avait encore quo six ou sept mille hommes (1). « Il fallait, suivant eux, marcher en
(1) Le comte de Vauban, Mémoires, p. 223.