BASSE-VEND^^Ë
Division du Centre.
A ChanUmnay, M. de Royrand^ commandant général de tout le pays du eerUre,
^ Deux ans plus Urd, ChareUe el StofDet, à rinstigition de rtbbé Bemier, Taulrèrent dans un guei^apens et le firent fusiller.
* Ce dernier avait été ea 92 dans la garde ooostitutioDiienedtt ret, et en 93 dans la gendarmerie nationale. Pris par les Vendéens, il fbt reeôttno par La Roebejaquelein, qui le mit à la tète d'une bande ; mais il ne s*y plut pas. lï 8*en retourna à Niort, où il avait son biao et un solide ami, M. Gnillemeau» quif répondant de lui comme patriote, fit qu'on le laissa tranquille. Sous le Consulat, îl fut préfet de la Ven-
Digiiized
A la FfiTteet paroisses enviroanantes, MM. de SapU
uaud frères.
A Sainl-Fulgent, Berrard*
A Tiffauget, Reoé-Augustia Guy Goeiry de la Fortinière et. Guia^nard.
AJIIo/iiai^u,iailoche-SaiQt-Andrè.Venai6ûteDsuit6 MM. de Verteuîl, de Gumont (du Buisson), les deux Béjarry (de Sainl-Florent-des-Bois), de Denan, des Prés, Grélier du Fougeroux^ Baudry-d'Asson, Ciabat duCbillou, Solérac^ de L*Ëpinay, deVaugiraud, les deux de Beaurepaire : Girard et le Chevalier.
DWision du Loroux. *
A Vallet, M. Lyrot de la Patouillère. H a pour seconds: MM. d'Esigny* de Piron, de Goulaine.
Celte division garde la rive gauche de la Loire, de Nantes à Cbamptoceaux et Lnré.
Division du Marais.
Au Marais, qui va de Hachecoul à Saint-<îiles» il faut joindre le pays de Retz, qui comprend la partie
du comté Nantais situéé sur la rive gauche de la Loire, entre la Sèvre et la mer.
A Challans et paroisses voisines, commandent Guerry de Cloudy, O'Byro, Thomazeau.
A Vaire, Baumler.
A Palluau, Savin, Asselin, Ménuaule.
A la Moihe-Achard, Joly, commandant supérieur',
dée. Son neyeii est cOMmUer de préfedura et secréiaire génénl de ce
déparlement.
I Joly h;ut les iiobfes. Il est rerioulé de Charelle, (^ui ub Jour le fait prendre el fusiller comme traître.
le chevalier du Chaffault, Alexandre Piueau, La Voyrie,
A la Roche-sur-Yon, William Buckley (de iaBrossardière)» Saiot-Pal^ de Cbouppes, Pajot.
A Beauvoir, François AngibauU.
A Vieille Vigne, D'Abbaye et Vrigaud aîné.
A l'ile Bauin, René deTiogiiy% Ardouin^Frisaye.
A Saint'Jean^e^Monl, le chevalier Guerry de la Forliuière, qui (le 16 mars] s'empare de Noirmoutiers *.
A la Garnache, Baudry-d'Arc.
A Boury.neuf et dans la partie occidentale du pays deRetZ) de Lachenau à la mer, le chevalier de la Caihelinière et son second, Louis Guérin ^, avec les capitaines Vichon, Renaud, Paumier, Ernault, Camus, Guillon.
A Port^Saint Père, Gendrou.
A Machecùul, Souchu, de Goùêtus et la Roche- Saint-André, qui y vient de Montaigu. . ^ A Touvois, Martiueau des^arres.
^ Tioguy avaii de la modération ei n'agisMîl qu^avec beancoap de risenre.^ H écrivait le 46 mars : c Je ne veux pas la guerre, pas la a guerre à outrance» je ne me bats que pour arriver à une paix con-
« venable.
« Clierrhp7 de? munitions, des annesi mais ne faites de mal à per- « sonDe, el resic/ chez vous jusqu'à ce qu*on vous appelle. »
Il fut pris à Noîrmouiiers, et fusillé en 94, le lendemain de d'Ëlbée.
■ Sous ses ordres, Guerry avait huit oliiclers : IHanconnier, Jean- Louis Maublanc, Péliaul, BarUt Fierre-Pkilippe^osepb Lefèîre, de Rorthais des Chfttaigners^ Pois-UAne, Vrigaut jeune.
* Le S avril, GuériOt dans une expédition sur ArcboD, Uailé de jean-foutre par un de ses gars, lui fend la tête d^un coup de sabre.
A Légëy Charette et son aide de camp Laroberie , son chef d'état-major et secrétaire Cbabron de So- Ulhac'*
Soiichu est bientôt pris à Machecoul et fusillé par les ordres du général Beysser, à la prière des femmes dont ce misérable a fait massacrer les maris'.
Charette alors soumet à son pouvoir ses rivaux grands et petits, et finit par avoir le commandement général de la Basse-Yendée.
Insistons sur Charette.
11 a trente ans. C'est Charette de la Contrie qa'il faut le nommer. Il est né à Gonffé, près d'Ancenis ; il
a fait ses études à Angers, au collège des Oratoriens, avec Volney^9 Beraier^ Benoit Bodard^, et avec mon père qui m*en a souvent conté Thistoire.
C'est un oncle, conseiller au Parlementde Rennes, qui paie ses dépenses. Il prend du service sur les vaisseaux du roi; il les quitte en 91 et se marie à une
^ Solilbac sorUdt à» rarnée de Coudé. 11 servit dans la légion du Nord, déserta en juin et se joigDÎi aux Brigand», d*abord à rannée
Poitevine, puis avec Charette.
* Voir plus loin les détails»
* L'auleur des Ruines.
^ Le curé de Saint-Laud.
*Fib de l'a?ocai-f{éDéral au présidial d*Angers.TraducteurduJlfotfi« ' et d'autres lemaiis anglais* Mari de rÉmilie que chania Demousiier. Cii#f de division i Tlntérieurt conseiller d'État» directenr général des eontriiMitioDs tndirecles, dépoté» comte»
* Médecin , auteur d*écrits sur les moyens de se passer de pbntes exotiques dans la pharmacie.
riche parente. Il émigré, vaàCoblenlz, joue, perd, s'ennuie, rentre à Paris, figure parmi les chevaliers du Poignard, et, après le 10 Août, n'a de ressource que de se jeter dans la Vendée, où il se poste au château de FoDte-Glàse en embuscade.
Saint-André, au moment de la prise d'armes, avait le commandement des rebelles dans le pays de lietz. Souchu faisait les proclamations etexerçait beaucoup d'empire. Guulaiiie et Vrigaud se montraient aussi et vûulaient.gouveruer; mais Cbarette les écarte et les supplante tous, et s'empare dans tout le pays de la Sèvre à la mer. du Lay k la Loire, d'une aulonté qu'il saura bieu reudre sans limites.
Daime les femmes, le vin, le butin, le pouYoir. En sortant de table, il est d'une témérité qui saisit et impose : où il paraît, tout plie ; où il passe, tout meurt, et sa colère, dans le combat ou après, va jusqu'au massacre.
Pornicé^eu souvient^!
C'est un homme terrible* Solilhac est son ftme
damnée; il signera pour lui les traités et les rompra. Mais nous n'en sommes pas là; restons en mai.
Au début, les chefs et leurs bandes, dans la Haute ^ et la Basse-Vendée (haut et bas pays) , ont marché isolément, sans se fortifier l'un i autre par un accord régulier et constant.
* Pris le S9 mars par Charelt«: tout y fut mis à feu ei à sang.
En avançant dans la guerre, et le péril croissant» ils
se sont réunis pour quelques eatreprises hardies et diflBciles; ils se sont concertés pour attaquer, le même
jour, sur un même point donné, par des i ou tes convenues ; mais sans nommer encore dégénérai en chef.
Aprt's le coup de mairiy ils se sont séparés, chacun retournant à son canton préféré et à ses allures d'indépendance.
Tous pour la suborduiation montrent une égale répugnance.
On veut bien commander, on ne veut pas obéir.
Le paysan lui-même ne fait la guerre que pai insoumission : il combat la liberté et n'aime que la liberté ; il se bat chez lui pour ne pas se battre ailleurs. Il raisonne mal, mais il fait sa volonté, rien ne le force, on le prie; il ne suit pas tant des chefs qui lui sont imposés que des hommes qu'il aime, des fils de seigneur qu'il élil et qu il désigne, ou des curés, ou de ses pareils, des fermiers, de petits marchands, des tisserands, des gens de lui bien connus, cl qui le mènent non pas tant où ils veulent que là où il veut.
Si Ton en vient quelque jour à le contraindre, c'est que les alfaires iront mal et qu'on sera dans la décadence, aux abois, prés de la ruine.