‹ La Vendée en 1793 (volume 2)Chapitre 31 sur 57 · G II · texte numérisé non relu

G II

Ce n est pas un noble qui est nommé généralissime

Digiti<^ea by

deTarmée catholique, c'est Catheliueau le pieux filasflier, c'esl lui qui reçoit ce titre et qui Taccepte et le

prend pour rassurer le paysan , pour Tempècher de partir, de se débander, pour le conduire encore à la bataille.

Cathelineau dit : « N'allons pas trop loin, je réponds « d'Angers, et je veux bien passer par Nantes pour « ramener nos compagnons aux terres qu'ils aiment. »

C'est la l'itinéraire. On n'obtiendra rien de plus, et, à Saumur même, après huit jours de repos et de discussion , on eut bien de la peine à trouver quelques centaines d'hommes pour garder la ville et le château sous le commandement de Larocbejaquelein.

D'Elbée, blessé, maiss'étaal remis en selle, rejoignit Tarmée à Saumur et approuva le choix de Cathelineau.

Lescure, blessé à l'assaut du 9 et piqué de cette nomination qui dérangeait ses idées, quoiqu'il ne voulût pas hautement la désavouer, s'en alla à Par-

thenay sous le prétexte de tenir en respect les républicains de Niort.

cm

Le 17 juin, les Brigands se mettent en route sur deux colonnes pour Angers.

L'une des colonnes prend par la rive gauche de la Loire, gagne Doué, revient par Brissac, chasse devant elle Talot et ses soldais et gardes nationales, et entre dans la ville par les Ponts-de-Cé le 18 au matin.

L'autre colonne prend par la rive droite j elle a

deux seclioDS, doot la plus forte suit la, Levée et passe par les Rosiers, Satnt^Mathurin^ la liohale, le pont de Sorges; l'autre , beaucoup plus faible et composée presque uniquement de cavalerie, passe par Longué, Beaufort, Corné, Andard; toutes deux se réunissent à la Pyramide et entrent à Ange» par le faubourg Bressigny.

Quelques étourdis sont allés de Saumura LaFléche et 7 ont dtné ; mais au moment d*ètre pris^ avertis par une servante d'auberge, ils se sauvent par Durtal et arrivent à Angers avee le gros de Tarmée royale.

Page 1