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La ville d'Angers a été évacuée par la garde nationale et los troupes, sans qu'un seul coup de fusil ait été tiré.
Voyons les explications que Tautorité départementale donne de sa conduite , de celle du district, de la muoieîpalité , de Tétat-major de Tarmée républi* caine.
L'Adresse suivante est répandue dans la ville sans que les Vendéens y mettent opposition ; ils sont bien, aises de voir, dans cette pièce même^ relever leur gloire par notre honte.
Les Administrateurs du département de Maine-êt'Loire, à leurs coDcitoyens de tous les départements.
Au Lion-dCAngers^ 45 juin 4793.
< Frères et Amis,
« Une suite d'événements malheureux nous a forcés « d'abandonner nos foyers. Gomme la malveillance
Digiti<^ea by
« ne manquera pas de présenter notre retraite sous
< les points de vue plus ou moins défavorables , nous
« avons cru devoir vous instruire des motifs qui Tout « déterminée.
« Voici les faits. La ville de Saumor fut attaquée
«le dimanche 9 de ce mois, à cinq heures du soir, « et Tennemi entra sur les sept heures ; le lundi 10» « la citadelle, dans laquelle on n'avait pas eu le temps c de mettre une quantité de provisions de bouche sufc fisante pour une longue défense » capitula à dix c heures du matin.
(f Les prisonniers échappés et ceux que l'ennemi c avait renvoyés rapportèrent que sous deux jours « Angers devait être attaqué par TÎngt-cinq à trente €< mille hommes. L'ennemi savait que toute notre c artillerie était aux Ponts-de-Cé et sur la rive droite « dé la Loire, et qu'elle ne pouvait être Atée de ces « postes importants sans exposer la ville à être cernée c et bloquée de toutes parts* Il savait encore que les
< troupes de la République , sorties de Saumur , « s'étaient repliées sur Tours, que trAs-peu avaient ce pris la route d'Angers , et que les bataillons à qui « la garde des fortifications de la butte de Bournand « avait été confiée, et qui s étaient en partie retirés « aux Ponts-de-Cé, étaient presque touscomposésde « nouvelles levées faites à Paris et la plupart sans € armes.
c Dans ces circonstances critiques et d'après tous « les rapports qui se confirmaieat les uns les
« autres, un conseil de guerre où se trouvaient les •