‹ La Vendée en 1793 (volume 2)Chapitre 37 sur 57 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Lescure, Bonchampy LarochejaqueleiD, Marigny,

Beauvolljer,Baugé, Beaurepaire, Forestier, n'étaient pas à Tassaut de Nantes.

Les chefs qui se trouwent à cette attaque furent, sur la rive droite de la Loire, Cathelineau, d'Elbée, Stûlilet, de fleuriot, d'Autichamp, Talmont; sur la rive gauche, Gharette et Lyrot.

Différentes causes et entre autres des blessures motivaient les absences.

L'apparence était sauvée.

Mais au fond, il y avait des rivalités , des malentendus, des mépris secrets qui tendaient à la division et à la ruine.

Sije l'ai dit, je le répète. Laissez-moi écrire mes réflexions comme elles me viennent, eu lace des événements. 7

C'est la division qui détruit tout : TÉtat, le parti , la famille, rarmée.

Cathelineaa et Fleuriot, blessés morteliement à Nantes, ne périrent pas du coup, ainsi qu'on l'avait cru. ils lauguirent quelques jours et, mis dans un bateaa, ils furent conduits à Saint-Florent, où ils rendirent l'âme.

car M 1

La mort de Cathelineau fut un deuil yendéen.

L'armée d'Anjou mit des crayates noires à ses drapeaux.

Gourdon, Tabary, Tuncq avaient imaginé qu'ils

feraient bien d'empêcher la rentrée des Brigands dans leurs paroisses. Ils avaient uni leurs troupes et avaient marché sur Liré, mais ils n'allèrent pas loin. L'armée catholique, vaincue à Nantes, pleurant son chef y ne respirait que la vengeance» Elle tomba sur les Btem qui venaient s'offrir à sa colère et les tailla 9 en pièces.

D'Ëlbée ici montra de la fermeté et de la présence

d'esprit. Secondé par d'Âiitichamp, Stoiilet, Talmonty il balaya toute la droite de la Loire, de Champtoceaux à Chalonnes^ et ressaisit les positions qui avaient été successivement abandonnées.

11 rétablit son quartier-général à Beaupréau.

StofiQet reprit le chemin de Yihiers.

Bonchamp guéri à peu près de ses blessures reparut à la tète de sa division et occupa Saint-Florent.

D'Autichamp, sous ses ordres^ gagna Saint-Lam-

bert et poussa des reconuaissances jusqu'aux buttes d*ÉrigDé.

Talmont s'en alla par Hortaguc à la recherche de Lescure*

CXIZ

Les coiiimaudants républicains eurent de la peine à repasser la Loire avec les débris de leurs bataillons. Ils virent bien qu'il n'était pas temps de crier comme on faisait toujours ; « La Vendée est c finie. »

La Vendée changeait de route ^ non d'esprit.

Nantes n'avait été sauvé que par aventure. J'ai oublié de mentionner Baco, le maire de la ville , qui se conduisit bravement le jour du combat et qui fut blessé.

Tuncq reprit son cantonnement de Varades, Tabary celui d'Igrande. Gourdon occupa Chantocé^

Saint-Germain-des-Prés, Sauit-Georges, Laleu, Savonniéres, Tile de Cbalonnes.

LarochejaqueleiUy qui était resté à Saumur avec trois mille hommes, n'en eut bientôt plus que quinze cents, plus que mille, plus que cent, plus que dix!

« Tout est pris et battu , disait le paysan stupide , « il n'y a plus besoin de nous! »

Et il s'en allait.

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