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Tout rentre dans Tordre sur la rive droite de la Loire. Les villes et bourgs traversés par les Brigands reprennent leurs autorités républicaines, leurs bataillons, leur aspect.
Dés que Larochejaquelein a quitté Saumur et qu'on apprend que les Brigands marchent sur Nantes, la commissioQ centrale des représentants et des généraux décide qu'on ira au secours de cette ville.
Cette commission siège à Tours; elle ^ébranle avec Tarmée et se met en marcbe.
Déjà, dés le 2â , Chambon » qui commande le 8*" régiment de hussard», avait reparu à Ghinon en éckireur ; il s'avance jusqu'à Saumur le 26, va même à Doué et en rapporte des drapeaux blancs qu'il enlève partout sur son passage.
Le 28, la première moitié de ravant-gardedeTar-
Digiii^ca
mèe de Tours prend par Azay et arrive le soir à Ghi-
non, pour entrer à Saumur par la rive gauche.
Le 29 , la seconde moitié de Tayant-garde part et prend par Langeais, sur la rive droite.
Le 30 juin et le 1'' juillet, les sections de l'année suivent ce mouvement
Tout se concentre à Saumur le 2.
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Lesdénonciations commencent. Ronsin accuse Bertbier, qui est mandé à Paris parle ministre ; mais c'est à lui qu'on doit l'organisation de l'armée; les représentants, qui ont besoin de lui, suspendent son départ et le retiennent près d'eux.
Dans les représentants, il y en a de purs et de suspects. Ghoudieu et Bourbotte ont dénoncé à la Convention leur collègue Duch&tel, commeajant correspondu avec les rebelles.
LereprésentantFayau dénonce Lemaignan comme fédéraliste et entaché de royalisme.
La municipalité de Saumur et le district reprennent leuisfonctions; mais les Brigands avaient formé, durant roccupation, un comité pour l'administration de la ville. Les membres de ce comité sont arrêtés et mis au cbàteau.
On fait des perquisitions chez les aristocrates, les dévots, les cacbeurs de réfractaires.
Une grande agiliition règne dans la ville.
A Angers, te mêmes scènes se reproduisent, les
jt)uriiaux sont suspendus: on ne sait rieu, ou n'ose neu dire. Toutes sortes de bruits alarmants circulent ; ce n'est que le 2 juillet qu'on retrouve la parole, la presse, la vérité.
Les nouvelles de la défaite des Brigands à Nantes sont arrivées, et les patriotes relèvent la tète. C'est au tour des royalistes k trembler j ils ne savent que devenir et que faire.
Les o£Bciers municipaux, les notables, les principaux citoyens qui s'étaient sauvés ou cachés, reviennent et reparaissent.
Les boutiques se rouvrent.
L'armée sortii^ d'Angers le 13 juin et qui s'était rendue à Tours revenait par Sauniur.
Il y a eu dans le trajet bien des désertions ; des bataillons entiers ont ([uitté le drapeau, vendu leurs armes; mais entiu l'armée de Tours est encore forte de quinze mille hommes, et de tous côtés elle se renforce par des compagnies qui se retrou vent et viennent la rejoindre.
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Dans Favant-garde que commande Mcnou et qui sort de Saumur le 3 pour se rendre à Angers , sont deux bataillons de la milice citoyenne d'Angers même.
Mamert CouUion est commissaire civil près de ces bataillons; c'est un excellent homme, loyal, patriote, actif, intelligent. 11 se détache de la troupe à Saint- Mathurin, et prenant aveclui son amietfidèleBéraud, commandant en second d'un des deux bataillons, il
arrive à Augers le 4 juillet à six heures du matiu^ par UD soleil magnifique. Il se rend tout de suite à la maison commune ^ ; là, il fait expédier des lettres de convocation pour les membres de la municipalité; il arrache de sa main le drapeau blanc qui flottait sur la tour de l'Horloge , il y. remet le drapeau tricolore et court sur la place des Halles, sur la place du Ralliement, pour.faire replanter les arbres de la Liberté et de la Fraternité que les rebelles avaient abattus.
Adix heures il revientàla municipalité; il en trouve les membres réunis et les requiert de veiller aux approvisionnements non-seulement pour la ville, mais aussi pour les troupes de toutes armes qui vont y entrer.
A midi| la population se porte sur la route de Saumur; elle va jusqu*au delà des Justices^, et c'est à JI/t7^Pi6c^^ qu'elle rencontre les premiers pelotons de Vavant-garde.
Qu'on juge de Tivresse et de ceux qui attendaient et de ceux qui arrivent. Les femmes, les maîtresses, les sœurs tout se confond, tout se mêle; on s'embrasse, on se félicite, on se retrouve donc enfin après tant d'inquiétudes 1 Ah 1 vive la République ! Ça ira I Vive l'Egalité 1 En avantlesbravesl àbas lesBrigands et les aristocrates I