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L'armée entre à Angers ; on la loge aux casernes,
* Âu lieu oïl esl mainlenaat h Cour d'appel.
» Buttes sur lesquelles, à rembriinchement des chemins de Stonrar et de Trélazé, étaieiu plumées les fourches patibulaires.
s Maison de campagne de Restout. Les oiBciers des batailloilS 8*y rafraîchirent.
on la loge chez les citoyens ; on abat desiKBufa dans
les prés des Luiseltes * ; ou cuit le pain à Tousmint dans raacien four des cbaooines ; on donne aux bataillons des barriques de vin blanc;on fiiit fête partent
aux enfauU de la patrie.
La fdKtàe nationale, avant de se séparer, fait halte
an Champ-de-Mais, et la, formant le carré, elle fait le serinent de ne plus quitter laYille, quoi qu'il arrive, dût-elle en recevoir l'ordre des reprteentants.
Elle a trop souffert dans sa retraite ; elle a trop eu d'humiliation et de peine. Quelle odieuse position que de laisser derrière soi ce qu'on a de plus cher et de le livrer à rennemi , à discrétion, sans avoir rien fait pour le dtfendre l
Ce n'est pas la garde nationale qui l'a voulu ; ce sont les généraux, ce sont les administrateurs du département, et quelles que soient les raisons qu'ils aient données, ils sont coupables de n'avoir pas sn organiser une résistance comme celle de Nantes I
PIOCLAMATION DU CONSEIL UÉNÉRAL DE LA COHMUIŒ.
tf Citoyens,
a Vos magistrats, forcés de quitter les fonctions que « vous leur aviez confiées, peuvent entin reprendre « leurs places et siéger au milieu de vous; leur prea mier devoir est de vous instruire de leur retour , leur a premier besoin de pleurer avec vous sur les malheurs « qui ont affligé la cité. Grâce à nos braves frères de « l'armé de Tours, ces malheurs ont déjà cessé. A leur
* Derrière la rue Boisnet.
a approche, le signe delà contre-iévolutiou a tombé , ti les couleurs nationales sur vos murs, etramonr de « la Liberté, de l'Égalité, de la République une et i< indivisible , s'exhale en cris de joie et d'allégresse < avec d'autant plus de vivacité qu'il avait été con- « centré pendant plusde quinze jours dans nos cœurs.
(( Livrons-nous à ces sentiments; que tout autour « de nous se ressente de notre enthousiasme répa-
« blicain; que nos frères, nos amis, que tous nos « concitoyens éprouvent les doux etfets de notre réu- « nioni Si quelques-uns ont pu être entraînés dans « des démarc lies inconsidérées et téméraires par les « mauvais conseils, les menaces et la crainte, oublions « les butes qu'ils ont commises, les maux qu'ils ont « faits. Le moyen le plus sûr de les ramcDer est de « leur prouver que la fraternité, le bonheur de tous <t et de chacun des Français, est la base du gou verne* « ment que nous attendons.
« La Convention nationale nous présente une Cens- « titution qui va rallier tous les Français ; sous peu de « jours nous allons nous rassembler pour l'adopter. « I^'éloigDons point les esprits les uns des autres , et <K que notre seul cri soit fraternité, liberté : Vive la « République une et indivisible*! »
« Ârrètéen conseil génér;il de In roTnrrnine d'Angers, « le 4 juillet 4793, au II tie la Uépubiique.
« TURPIN, prei^iatut.
« FÏLLON, procureur de la commune.
« DUPONT, secrétaire.»
* ('elle proclamation fui rcî^digée par mon père. J'en ai retrouvé la minute dans ses papiers, et je rai déposée à la Bibliothèque d'Angers.