‹ La Vendée en 1793 (volume 2)Chapitre 54 sur 57 · ORDRE DE CHARETTE · texte numérisé non relu

ORDRE DE CHARETTE

« De par le Roi, « II est ordonné à tous les habitants de la paroisse

« de Grand-Condé de se rendre sur- le-champ à « Légé, sous peine de 20 francs d'amende.

€ Ceux qui ayant des fusils ne les apporteront pas

<( seront puuis de la uiérne peine.

« Au quarliei général de Légé, « Le ^9 juillet

* Ch. CHAUETTE. •>

' C'est, comme je l'ai dit, par les menées fédéralistes qa*Qne résoluiion aussi Hkcheuse esi prise par ces brafes gens.

BULLETIN DB LUQON.

JuiUel 1793.

« Le V\ le général Tuocq passe de Varades à Luçoïïy et des rives de la Loire aux bords de TO-

céau. 11 preud le aoiuuiaudenieut qui esl reliré à Sandos*

c Sandos était méprisé du soldat. Tuncq n'est

guère aimé. Le bataillon le Vengeur se mutioe coutre lui, et ce n'est que le 5 que finit ce désordre.

« Les querelles cessent quand on apprend la défaite de Westermanu et le succès obtenu par les Brigands à Chàtillon.

« Il ne s'ugil plus de se disputer, mais de se défendre.

« La première moitié du mois se passe en escar-

mourches, dans la vallée du Lay.

« Dans la seconde moitié, les combats deviennent sérieux.

« Le 25, l'adjudant -général Canier se porte à Saint-Philbertde-Pont-Gbarron ; il passe la rivière, et prend un canon à la bande d*avant-garde de Far-

mée de Royrand, qui veut s opposer à sa marche.

« Tuncq arrive , et achève de défaire cette avantgarde. Sapiiiaud de la Verric, qui la commande, est pris et sabré.

« Le 26, Tuncq entre à Ghantonay, après avoir battu ci dispersé le corps d'aniiée de Royrand, fort de cmq àsix mille hommes, et qu'il asurpris aTheure de vêpres.

« Après cet exploit, nos troupes qui oe seseoteai soutenues ni par la division de Niort ni par celle des Sables, et qui aisément pourraient être coupées, se replient sur Lupon, et se fortifient dans trois positions retranchées qu'elles prennent en avant dans la ville

« I^a droite, commandée par Sagot ^, est & Sainte- Gemme; la gauche, commandée par Lecomte ^9 est à Corps,

€ Deux bataillons et du canon , qui étaient en observation à Bessacs (près Mareuil), sont rappelés et rentrent au camp établi aux Quatre-Chemins.

« Le 29, on reçoit Tavis de l'approche des Brigands, et toute l'armée de Luçon se tient sous les armes ^.

* Tuncq à Chantonay fait enlever le ballant des cloches. Il emmène des charrettes chargées de grains, de vin, d*eau-de-vip, une coulevrine, une pièce de canon de 4, des bêtes à cornes et trois drapeaux blancs om^ de fleurs de lys et de croix d^or.

n fait meure le feu au château de la Roche, âppartenaiit aux Béjarry.

* Chef d*un baiaiUon de la Cbareote-Inférieure*

* Chef du bauillon le Vengewr,

* PkfeCB saisie sur un Brigand fait prisonnier :

OB PAl LB ROI*

Les habitants de la paroisse deUallièvresont requis de se transport 1er à Hortagne avec leurs armes et tout le pain qu^ib pourront, pour être prêts à marcher oh besoin sera.

Tout homme qui ne viendra pas au rendez-vous général avec son fusil sera puni d*uoe amende.

Foil à ChâJtiïUmMBr'Sèm, ce SditiOM 4793. l'an /« du

règiM dê Louis XViL

Le prince deTÂLHOOT,d*ELBÊE,LAROCBEIÂQUBLElN, LESCURE, Chev. nns ESSARTS, db BBAUVOLLIER l*atné, BiaMA»DDBHARIGNY.

Par le conseil de guerre : DURY de Beauvais.

« Le 30, Tarmée cbrétieone, foita de treute mille hommes» s'avance^ et attaque à midi avec son impétuosité accoutumée. Notre centre plie, et les Brigands déjà comptent sur la victoire. Mais nos batailioos» à la voix de Tuncq, à la voix de leurs chefs, se remettent en ligne : c'est aux Vendéens à plier à leur tour. Aux ailes, le combat s'est constamment soutenu eu notre faveur. A trois heures, tout le front s'élance

aux cris de vivo la Uépubliquc : Tiiiicq, Sagot , Lecomte^ fout assaut d'héroïsme. Tous les officiers imitent leur exemple : les troupes se surpassent. On cite un capitaine de grenadiers qui, criMé de coups de feu, de coups de sabre, combat toujours.

« Lescure, d*Elbée, Royrand, Marigny, Talmont, Larochejaquelein, se battent en désespérés; mais il faut qu'ils reculent; leurs bandes se dispersent, et partie de leurs canons, de leurs drapeaux, de leurs blessés restent en notre pouvoir.

« Nos hussards poursuivent les Brigands jusqu'au Lay, et jonchent de morts les chemins, les champs, les termes. »

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